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Cherté de la vie : L’inflation pourrait s’installer en Algérie par HOUARI Kaddour

Cherté de la vie : L’inflation pourrait s’installer en Algérie

le taux d’inflation qui atteindra 4,5 voire 5% en juillet 2007 et 5,3% en 2008
Mr.HOUARI Kaddour prévoit même un taux d’inflation de l’ordre de 4 à 5% en se basant sur le fait que « le secteur industriel est stable et la croissance actuelle n’est pas basée sur la productivité ». Interrogé sur les conséquences de cette inflation annoncée, Mr.HOUARI Kaddour pense qu’« elle touchera de plein fouet le pouvoir d’achat des couches sociales vulnérables, à savoir les fonctionnaires et les travailleurs ». L’économiste juge la croissance actuelle de l’Algérie (5%) de « superficielle » car, note-t-il, « on injecte beaucoup d’argent dans le circuit ce qui équivaut à du dumping ».
La solution est ailleurs et consiste d’après lui « à influencer la machine industrielle en accélérant les réformes par l’introduction de nouvelles méthodes de management, la liquidation des sociétés malades et improductives, la création de l’emploi et l’assainissement des banques pour faciliter la tâche aux éventuels investisseurs ». Néanmoins, Mr.HOUARI Kaddour s’attend à voir la stratégie économique actuelle de l’Algérie construite autour de la relance des grands chantiers tels que l’autoroute Est-Ouest, les lignes de chemin de fer, donner ses fruits d’ici 2009-2010.
Venant d’un expert de rang international réputé pour la pertinence de ses analyses, cet avis se place en porte-à-faux avec les déclarations faites par le ministre des Finances Mourad Medelci qui a pris la précaution de déclarer que « toute éventuelle inflation sera maîtrisée ». Sûrement que cette « divergence » d’analyse sera l’amorce d’un débat contradictoire entre spécialistes dans le domaine qui peut être profitable à la bonne conduite des affaires de l’Algérie et qui n’échappera pas à la classe politique qui aura un os à se mettre sous la dent. Le RND se voit déjà dopé par l’enjeu du débat, s’il venait bien sûr à connaître un prolongement. Son chef de file, Ouyahia, avait maintenu mordicus sa vision d’austérité en accordant une période de grâce aux réformes entamées pour que celles-ci puissent prendre et donner les fruits escomptés. 

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