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greve de faim du conseil national des enseignants contractuel affilier au syndicat SNAPAP

Rapport médicale  sur l’etats de sante du  55 grévistes de la  faim  du conseil national des enseignants contractuel affilier au syndicat SNAPAP   36 jours de grève de la faim 

55 personnes en très grave danger après 36 jours de grève de la faim 

Le membres du conseil national de santé publique sous la présidence du Mr HOUARI Kaddour  suivons régulièrement sur le plan médical 55 enseignants contractuel du conseil national des enseignants contractuel affilier au syndicat SNAPAP   qui ont entamé une grève de la faim dans un local du SNAPAP situé 23 rue Boualem ZERIAT Belfort el harach Alger . Ils en sont aujourd’hui au 36e jour de grève de la faim (jeûne). 

La grève de la faim illimitée pour du conseil national des enseignants contractuel affilier au syndicat SNAPAP 

 

La grève de la faim illimitée n’a pas comme objectif, comme c’est le cas pour une grève de la faim limitée, de protester contre une injustice et de sensibiliser l’opinion publique. Ceux qui l’entreprennent se disent déterminés à la poursuivre jusqu’à ce qu’ils aient obtenu satisfaction, c’est-à-dire jusqu’à ce que l’injustice qu’ils dénoncent soit supprimée. Elle n’est pas seulement une action de conscientisation, elle veut être une action de pression et de contrainte. 

Les grévistes de la faim veulent dramatiser la situation en déclarant l’état d’urgence. Ils veulent défier le temps en risquant leur propre vie. Refusant de se donner encore le temps, ils affirment qu’ils n’ont plus le temps. Ils ne veulent plus attendre parce qu’ils ont la conviction que les victimes de l’injustice ne peuvent plus attendre. 

Une grève de la faim illimitée est une action très fortement personnalisée. Les noms des grévistes, leurs visages et leurs personnalités sont un élément essentiel du processus d’interpellation et de conscientisation de l’opinion publique. Les grévistes se font les porte-parole à la fois de ceux qui subissent l’injustice et de ceux qui luttent contre elle. Il importe donc qu’ils soient reconnus par les uns et par les autres. Si ce n’était pas le cas, l’action risquerait d’être d’emblée vouée à l’échec. 

La décision d’entreprendre une grève de la faim illimitée est particulièrement grave. Elle ne peut être prise raisonnablement que si l’analyse approfondie de la situation fait apparaître que les conditions nécessaires à sa réussite sont remplies. Tout d’abord, il importe absolument que l’objectif choisi puisse être effectivement atteint dans les délais inhérents au mode d’action choisi, lesquels peuvent être estimés entre 30 et 45 jours. Si une grève de la faim illimitée était entreprise pour un objectif hors de portée, elle ne serait qu’un geste de protestation désespérée et désespérante. Deux issues seulement seraient alors possibles : ou bien les grévistes mettent un terme à leur entreprise avant que n’arrive l’irréparable et doivent reconnaître leur échec, ou bien ils deviennent les victimes de leur obstination, peut-être admirable mais certainement déraisonnable. 

Plus encore que dans toute autre action non-violente, c’est la réaction de l’opinion publique qui conditionne la réussite ou l’échec de la grève de la faim. L’épreuve de force ne se joue pas tant entre les grévistes et les tenants du pouvoir adverse qu’entre ceux-ci et l’opinion publique mobilisée par la grève de la faim. Il importe donc que des relais militants puissent aussitôt se mettre en place afin de multiplier l’impact du travail d’information et d’explication auprès des différentes populations susceptibles d’être sensibilisées au problème posé. Un matériel de popularisation (tracts, affiches, dossiers, … ) doit être préparé par les grévistes eux-mêmes et le comité de coordination de l’action. L’intervention publique de personnalités et d’organisations affirmant leur solidarité avec les grévistes sera également un élément important pour donner à la grève l’audience indispensable. Des actions directes non-violentes devront être organisées pour intensifier la pression exercée par la grève de la faim: manifestations publiques, grèves de la faim limitées, actions de non-coopération, actes de désobéissance civile… 

Il appartient au(x) négociateur(s) choisi(s) par les grévistes dès le début de l’action d’être leur(s) porte-parole auprès des décideurs adverses. C’est à lui (eux) qu’il revient de déterminer le moment où l’on peut raisonnablement estimer que, pour l’essentiel, les exigences mises en avant par les grévistes ont été satisfaites et de leur proposer l’arrêt ou la suspension de la grève. Parce qu’ils sont seuls à assumer les risques de l’action, c’est aux grévistes, et à eux seuls, qu’il appartient en définitive de prendre la décision de l’arrêter ou de la poursuivre. Il reste que toute grève de la faim illimitée comporte le risque de mourir. Toutes les précautions prises pour assurer l’efficacité de l’action ne sauraient garantir absolument sa réussite. Mais il y a des causes qui justifient ce risque. 

 

En dehors de cas particuliers liés à des caractéristiques de santé personnelles (notamment certains facteurs de risques préalables à la grève de la faim, ce qui était le cas pour plusieurs des grévistes), l’évolution médicale, en cas de jeûne complet, présente une série d’étapes chronologiques qui se succèdent systématiquement. Il est à noter que, globalement, la majorité des grévistes présentaient d’emblée un mauvais état général rendant ces différentes étapes plus rapides et plus sévères. 

Voici les étapes de l’évolution médicale :
-  Sur le plan métabolique, pour assurer l’apport énergétique minimal, de 1200 à 1800 kcal/jour, essentiellement sous forme de glucose : 

  • La première phase, d’habitude assez courte, se caractérise par la consommation des réserves en sucre (glycogène), réserves peu importantes et destinées à faire face à des besoins énergétiques ponctuels. 

  • La deuxième phase correspond à la consommation des graisses (lipides) ; sa durée est très variable et dépend de la masse grasse totale : elle sera donc potentiellement longue chez les obèses, beaucoup plus courte chez les grévistes maigres au départ (ce qui est la situation générale actuelle au niveau du enseignants contractuel du C.N.E.C). 

  • La troisième correspond, elle, à la consommation des protéines, et touche donc les tissus « nobles » de l’organisme, et de manière progressivement irréversible. 

-  Sur le plan clinique : 

  • Les premiers jours sont d’habitude assez bien supportés, malgré la sensation de faim et des spasmes gastriques importants, symptômes qui disparaissent d’habitude après une dizaine de jours. 

  • Ensuite et jusqu’à 3 semaines de jeûne, le poids diminue de manière régulière (10-20 kgs en un mois),et plusieurs symptômes pénibles se développent : hypotension avec vertiges surtout en position debout (forçant à la position couchée), bradycardie (Pouls lent), diminution de l’activité, des capacités de concentration et de réflexion, fatigue extrême, douleurs musculaires, diminution de la température corporelle, hoquet, crampes abdominales, insomnies, maux de tête. 

  • La phase de maladie apparaît ensuite, avec des dégâts parfois irréversibles : vomissements, ictère (jaunisse), problèmes d’audition et de vision (vue double ou diplopie, hémorragies rétiniennes conduisant à la cécité, mouvements oculaires anormaux puis paralysie), hémorragies des gencives et de tout le tube digestif, lésions cutanées, troubles du comportement et lésions cérébrales. 

  • La dernière phase (terminale), pouvant commencer dès le 40e jour : euphorie, confusion, somnolence, troubles respiratoires et coma, le tout pouvant entraîner la mort en quelques heures.Il faut noter que d’autres complications peuvent apparaître, de manière non systématique mais parfois très précoce : altération de la fonction rénale, hypertension artérielle, troubles métaboliques (ioniques), convulsions, délire, lésions cérébrales (encéphalopathie de Wernicke), oedèmes de carence, etc. 

Actuellement, les grévistes de la faim du CNEC /SNAPAP ont dépassé leur 5e semaine de jeûne total, et leur état de santé en témoigne, que ce soit au niveau des symptômes qu’ils présentent, au travers des examens cliniques pratiqués quotidiennement (montrant notamment la perte de poids régulière) ou des dosages sanguins réalisés. Leur évolution est strictement superposable à celle décrite ci-dessus. 

De plus, apparaissent depuis quelques jours, de manière progressive, un début d’altération des fonctions cognitives, des manifestations dépressives menant à des positions politiques extrêmes de plus en plus fermes quant à la poursuite du jeûne. Tout ceci est très probablement renforcé par un effet de groupe, et le peu d’espoir (ou même l’absence d’espoir) de solutions dignes pour eux-mêmes qu’ils entrevoient. Mis au courant hier soir des conséquences de la privation calorique totale et prolongée sur le plan de la santé, ils m’ont exprimé leur détermination collective à continuer « jusqu’au bout » 

Survenant après 5 semaines de grève de la faim, cette volonté ne peut qu’entraîner des conséquences critiques, irréversibles et potentiellement mortelles à court ou moyen terme, aucun gréviste de la faim n’ayant jamais survécu plus de 65 jours, la majorité pas plus de 50-60 jours, en fonction de l’état physique de départ. 

Tableau  : Fréquence des symptômes observés chez les 51 grévistes de la faim 

Nature du symptôme 

Fréquence 

Dépression 

67% 

Céphalées 

74% 

douleurs abdominales 

71% 

vertiges ou évanouissement 

69% 

Asthénie 

61% 

Insomnie 

42% 

Anxiété 

35% 

Vomissements 

16% 

Constipation 

26% 

Dysurie 

19% 

Diarrhée 

13% 

Cauchemars 

10% 

Hypotension artérielle 

89% 

Hypoglycémie 

90 % 

Hyperglycémie 

09 % 

Dépression 

57% 

Chute de poids  plus 20kg 

100% 

Douleur musculaire et crampe 

59 % 

Cet examen a permis d’observer une diminution des sensations de faim et de soif au cours de la grève, sans que le moment ne soit précisé. Les pertes quotidiennes de poids s’élevaient en moyenne à 420 ± 150 g/jour. Les mesures physiques montraient une température orale à 36,3°C en moyenne (entre 35°C et 37°C), un pouls moyen de 61 pulsations par minute (entre 44 et 76) et une hypotension orthostatique (tension artérielle couchée à 94 ± 4,6 / 58 ± 11 et debout à 71 ± 7,2 / 49 ± 4,2 mmHg). 

La kaliémie est légèrement diminuée à 2,8 mmol/l. et  Le nombre de globules blancs diminue : après 30 jours de grève de faim il est de 2,5 x 109/l Bien que tous les symptômes décrits plus haut soient des complications de la grève de la faim, certains symptômes présentent des risques plus importants et apparaître après 27 jrs dans le greve de faim . 

      Il s’agit de la diminution de la fonction rénale avec oligurie, des hémorragies gastriques, des troubles électrolytiques comme l’hypokaliémie, des convulsions et délires d’un ictère ou sub-ictère, éventuellement des oedèmes de carence bilatéraux, dépressives, isolés, 

De leur côté les autorités Algérien en particulier ministère de l’éducation national    persistent dans leur politique de la sourde oreille face aux revendications de ces grévistes. Il faut rappeler que la politique d’éradication de l’action syndicale menée par le pouvoir ne cesse de faire face à une résistance des fonctionnaires croissante ces dernières années ; une résistance à laquelle les autorités ont opposé une répression policière accrue accompagnée d’une multiplication des mutations abusif et des radiations du syndicalistes. 

Le conseil national de santé publique, tient à rappeler 

- son soutien indéfectible aux en grève de la faim pour leur droit à  55 enseignants contractuel du conseil national des enseignants contractuel affilier au syndicat SNAPAP. 

- son soutien aux luttes syndicalistes contre la politique répressive du pouvoir algérien et pour le droit à la libre action syndicale. 

- qu’elle tient les autorités algériennes pour responsables de la dégradation et de toute complication de l’état de santé des grévistes. 

 

Tout en respectant la volonté des grévistes et ces revendications, et indépendamment de toute position politique, religieuse ou philosophique, nous tenons, d’un point de vue strictement humanitaire et déontologique, à faire savoir cette situation et à en informer le monde politique (le pouvoir algérien , les partis politique,  les medias  algérien et étrangère  et la société civile  mondial ainsi  aux instances internationales.  

 . Que leur états de sante les 55 grévistes de la  faim  du conseil national des enseignants contractuel affilier au syndicat SNAPAP est très grave pour ne pas dire la (m…o…r…t.) certain. Alors sauver les  55 grévistes  vraiment une course contre la montre doit être engagée…

 

 

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