La santé pour tous en Algerie par Mr HOUARI kaddour president du conseil national de sante publique

17 octobre 2008

La santé pour tous en Algerie par Mr HOUARI kaddour president du conseil national de sante publique
 
Des représentants de syndicats et en particuliers les membres du conseil national de sante affilier au snapap, du secteur associatif ont décidé de coordonner leurs efforts pour promouvoir des politiques de santé progressistes et égalitaires en Algérie et dans le monde
L’objectif principal est d’unir leurs travaux et leurs forces pour :
informer et sensibiliser les professionnels et la population sur les conséquences des attaques des politiques néolibérales sur la protection sociale et le service public des soins de santé ;
proposer, encourager et défendre des politiques de santé et de promotion du bien-être progressistes et solidaires.

1. La santé est un droit pour tous

1.1. La santé conçue comme un état général de bien-être physique, mental et social est un droit fondamental. L’accession au niveau de santé le plus élevé possible est un objectif social essentiel. Les principes (more…)

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Algérie menacé par la famine ou bien avec une guerre civile en 2009 ?

17 octobre 2008

Algérie menacé par la famine ou bien avec une guerre civile en 2009 ?

Algérie menacé par la famine ou bien avec une guerre civile en 2009 ?
par M. HOUARI Kaddour président du conseil national de santé publique
Le monde est projeté à toute vitesse vers un nouveau défi aux conséquences aussi lourdes qu’incalculables. La flambée des prix, du blé, riz, du maïs, de l’huile, du lait et d’autres produits survient en pleine crise financière mondiale. L’inflation alimentaire porte en elle la menace d’une famine à grande échelle et les premiers touchés sont les pays du tiers monde et que les tensions sociales se manifestent avec violence
Ces derniers mois, la flambée des produits alimentaires un entraîné des manifestations violentes en Algérie.
Dans nombre de pays en développement, les Gouvernements ont été obligés d’augmenter le niveau des subventions pour les plus calmes inflationniste tensions sur leur marché sauf en Algérie par un discours de la langue de bois. malgré la perte de pouvoir d’achat serait doublée pour plus de 80% des fonctionnaires! devant l’absence de solutions et le manque manifeste de volonté politique pour apporter des réponses concrètes aux préoccupations des travailleurs. Lesquels sont confrontés à un contexte général de précarisation de leurs conditions de vie du fait de l’envolée délétère des prix des denrées de première nécessité et des services de consommation courante comme de la dégradation constante de leur pouvoir d’achat. Si le gouvernement ne fait rien pour l’augmentation de salaire et dialoguer avec les syndicats autonomes large et du mécontentement et des attentes des personnels de la Fonction publique en matière de salaires, d’emploi et de missions. Ce mouvement rencontre l’adhésion majoritaire de l’opinion publique et surtout les fonctionnaires ( santé ,enseignants ,pompiers,communaux ,….etc.
Le Conseil national de santé publique / SNAPAP et d’autres syndicats tirant la sonnette d’alarme, poursuite de la hausse des prix alimentaires a 45% en 2008 et aucun d’augmentation de salaire . pourrait avoir de terribles conséquences après la diminution du pouvoir d’achat
, Allant jusqu’à la guerre civile,. “Les prix de l’alimentation, s’ils continuent comme ils le font maintenant, les conséquences seront terribles et je pense Des centaines de milliers de personnes vont mourir de faim (…) ce qui entraînera des cassures dans l’environnement économique
La Banque mondiale un associé sa voix à celle du FMI. Réunissant ce mois avril 2008 fils comité pour le développement, elle un appelé à la nécessité de mobiliser la communauté internationale pour lutter contre la pauvreté et la faim.
D’après un rapport de la Banque mondiale publié en avril 2008, la hausse des prix du blé atteignait 181% à l’échelle mondiale en février sur 36 mois, et la hausse mondiale des prix alimentaires 83% sur la même période.
par M.HOUARI Kaddour président du conseil national de santé publique / SNAPAP

Le mouvement et les libertés syndicales en Algérie PAR houari kADDOUR SNAPAP

17 octobre 2008

Le mouvement et les libertés syndicales en Algérie

Il faut commencer par le crier haut et fort, au moment où nous célébrons le 53e anniversaire du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 1954, les libertés syndicales sont en danger dans notre pays. La remise en cause des libertés syndicales a commencé en 2001, quand le pouvoir en violation de la Constitution et des lois sociales du pays avait refusé de dialogue avec syndicat SNAPAP sur la plate forme de revendication sans oublier de refus de délivrer l’accusé d’enregistrement CASA et SNATA puis encore refus de délivrer l’accusé d’enregistrement pour les deux syndicats de l’enseignement secondaire le Conseil des lycées d’Alger (CLA) et le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest
Cette politique connaîtra une escalade en 2004, en effet, suite aux grèves dans le secteur de la santé publique (grève du personnel santé /SNAPAP suivie de la grève des médecins spécialistes), le conseil du gouvernement avait publié un communiqué, dans lequel, le droit de grève est remis en cause. Ce communiqué va devenir, par la suite, une feuille de route pour les employeurs du secteur public et privé, pour réprimer les libertés syndicales et, à leur tête, le droit de grève. Les syndicats autonomes et certaines sections de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA)qui ont appelé à la grève (après le 23 mai 2004 lors le pouvoir a décider de deviser et caser SNAPAP ) pour défendre les revendications socioprofessionnelles de leurs adhérents, ont subi un harcèlement judiciaire de la part des employeurs Les dirigeants syndicaux sont traînés devant la justice, la grève est déclarée (dans la majorité des cas) illégale, parfois avant même qu’elle ne commence, et même si la loi 90-02 a été respectée. Nous assistons aussi à la criminalisation du droit syndical, puisque certains dirigeants syndicalistes sont poursuivis en justice et mis sous contrôle judiciaire, suite aux grèves initiées par le collectif des adhérents de leurs syndicats, c’est le cas pour les dirigeants du syndicat Cnapest. Il faut signaler aussi que la répression policière à l’appel de l’employeur est utilisée parfois pour briser les actions syndicales. Ce fut le cas, par deux fois, dans le secteur de communaux et sante dans la wilaya de CHLEF avec 17 plaintes dans la cour administrative de chlef et conseil d état uniquement pour casser le mouvement du grève et le syndicat snapap sans parler +39 révocation du cadre syndicat SNAPAP tel que HOUARI KADDOUR et HADJI MHAMED……etc dans le même de cette wilaya ? Quelles sont les conséquences de cette répression sur la combativité du mouvement syndical démocratique et revendicatif ? Quels sont les enjeux des luttes syndicales actuelles qui sont menées pour résister à cette remise en cause du droit de grève et les conséquences de ces luttes sur le paysage syndical ? Quelles sont les perspectives du mouvement syndical autonome ?
Les objectifs de la politique de répression des libertés syndicales
Les objectifs assignés par le pouvoir à sa politique de ré pression des libertés syndicales sont les suivants : 1) Contenir l’avancée du mouvement syndical démocratique et revendicatif dans le secteur stratégique de l’éducation nationale, Santé, communaux….etc. (qui compte 1300 000 employés) afin d’empêcher l’émergence des syndicats démocratiques et revendicatifs dans le paysage syndical algérien et a ouvert des perspectives syndicales.
2) Briser par la répression policière, le harcèlement judiciaire et la criminalité du droit syndical toutes les luttes syndicales qui se mènent dans le secteur public et privé autour des revendications socioprofessionnelles, mais c’est la revendication stratégique, légitime et commune à tous les travailleurs algériens : l’augmentation des salaires qui est devenue le cauchemar des technocrates néolibéraux du pouvoir. Le pouvoir fidèle aux recommandations du FMI (voir plus loin) refuse catégoriquement de parler d’augmentation des salaires en dehors d’une croissance économique hors hydrocarbures. Il faut signaler aussi que le pacte économique et social, qui sera signé en décembre prochain entre le gouvernement, le patronat et la direction de l’UGTA, est le seul cadre social dans lequel le pouvoir accepte de parler des salaires. En réalité, le futur pacte économique et social n’est qu’une machine politique pour la remise en cause du droit de grève, car il permettra de « légaliser » la répression des grèves qui seront menées par le mouvement syndical démocratique et revendicatif autour de la question des salaires. La revendication de l’augmentation des salaires est un enjeu stratégique pour le mouvement syndical démocratique et revendicatif, car la dégradation dramatique du pouvoir d’achat de l’écrasante majorité du peuple, depuis quelques années, risque de créer dans le moyen terme une démobilisation générale chez les adhérentes et adhérents des syndicats dans tous les secteurs. Elle se traduira par une course effrénée des adhérents des syndicats aux emplois secondaires, aux vacations, aux heures supplémentaires, afin de subvenir aux besoins quotidiens de leur famille, ce qui est parfaitement légitime. Cette course effrénée pour la survie quotidienne sera un danger potentiel pour les luttes syndicales et risquera d’annihiler les capacités de résistance du mouvement syndical démocratique et revendicatif au projet néolibéral du pouvoir. En effet, cette situation a déjà été vécue par de nombreux pays où toute contestation sociale des travailleurs est bannie depuis des lustres après que la thérapie de choc néolibérale du FMI/Banque mondiale/OMC ait été appliquée par les gouvernements de ces pays et qui a plongé la majorité des peuples de ces pays dans la misère sociale, politique et économique. Contrairement aux idées reçues, la précarité sociale, la misère sociale et les bas salaires sont les alliés objectifs du pouvoir car ils brisent, à moyen terme, toute mobilisation syndicale et sont de fait les ennemis de la syndicalisation des travailleurs et de la résistance sociale. Les déclarations publiques faites à Alger le 15 octobre dernier par M. Erik de Vrijer, responsable du département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, où il plaidait pour une non valorisation des salaires en Algérie, en invoquant les dogmes chers aux prêtres économistes de la religion néolibérale (et aussi aux technocrates néolibéraux du pouvoir) et qui sont « Pas d’augmentation des salaires sans une croissance économique hors hydrocarbures » et « l’augmentation des salaires engendrera, pour le moment, une augmentation de l’inflation », confirment que le pouvoir applique les recommandations du FMI depuis 1994, date de signature de l’accord avec le FMI pour l’application du plan d’ajustement structurel (PAS) à l’économie algérienne. Cette politique néolibérale du pouvoir, soutenu par le FMI, vise tout simplement à éradiquer toute contestation sociale en plongeant dans la précarité économique et la misère sociale l’ensemble des travailleurs du secteur public et privé.
3) Briser toutes les résistances sociales qui s’opposent au projet néolibèral mis en route depuis 1994 par le pouvoir sous l’injonction du FMI et la Banque mondiale dans le cadre du PAS, car le mouvement syndical démocratique et revendicatif mène depuis des années un combat acharné pour la défense du secteur public dans l’enseignement supérieur, la santé, l’éducation nationale, le transport ferroviaire et dans ce qui reste du secteur public économique et industriel. Il faut rappeler que l’idéologie néolibérale est, par essence, contre les droits syndicaux et, pour preuve, le rapport annuel 2004 de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) qui dresse le bilan des violations du droit syndical dans le monde en 2003, montre que la mondialisation néolibérale a aggravé la répression syndicale dans de nombreux pays .Former un syndicat, y être affilié, militer pour des revendications collectives ou se mettre en grève demeurent des droits fondamentaux dangereux à exercer dans de nombreuses régions du monde. Les gouvernements et les employeurs sont désignés dans ce rapport comme les principaux responsables de ces atteintes au droit syndical. En Asie, on a recensé plus de 300 000 travailleurs et travailleuses licenciés en 2003 pour activités syndicales, essentiellement à la suite d’une grève. La Chine et la Thaïlande par exemple ne font pas rimer leur décollage économique avec l’exercice des droits fondamentaux des travailleurs, les autorités politiques de ces deux pays mettant la compétitivité au dessus du droit syndical, pour attirer des entreprises consentantes, ont interdit le droit de grève et le droit syndical. Aux USA et dans les pays de l’Union européenne, les libertés syndicales sont malmenées ; nous citerons trois exemples : aux USA, dans l’Etat du New Jersey, les grèves des employés du service public sont illégales, et faire grève dans le secteur public peut vous emmener en prison. Le 29 novembre 2001, les adhérentes et adhérents du syndicat Middletown Township Education Association (MTEA) qui est le syndicat d’enseignants de l’agglomération de Middletown sont rentrés en grève pour protester contre l’augmentation des cotisations pour l’assurance maladie qui a été décidé par le Conseil de circonscription scolaire (organe de gestion de l’enseignement public). A la demande des autorités responsables de l’enseignement, la justice avait décidé une astreinte d’une semaine d’emprisonnement pour tout enseignant refusant de reprendre le travail, et le 3 décembre 2001, 228 enseignants en grève ont été emprisonnés. En France, le gouvernement a envoyé le 28 septembre dernier, des commandos de la gendarmerie (GIGN) et de la marine pour mettre fin à l’occupation du navire Pascal-Paoli par les marins appartenant au Syndicat des travailleurs corses (STC) qui étaient en grève pour s’opposer à la privatisation de la Société nationale Corse-Méditerranée (SNCM). Quatre dirigeants syndicaux du STC à bord du navire furent arrêtés et traduits en justice. Ils furent libérés grâce à la formidable mobilisation du mouvement social en Corse et à Marseille. En Angleterre, quelques employeurs ont recours à des firmes de conseil américaines pour résister contre les tentatives de syndicalisation de leurs employés.
Les luttes syndicales pour la défense du droit de grève
Depuis le 20 octobre 2004, le mouvement syndical démocratique et revendicatif est rentré dans une nouvelle phase de son histoire, il est rentré dans une phase de résistance. La remise en cause du droit de grève va obliger les syndicats autonomes et les syndicats d’entreprise affiliés à l’UGTA (qui se battent sur une ligne syndicale démocratique et revendicative, voir plus loin) à réévaluer leurs stratégies de lutte pour faire aboutir leurs revendications socioprofessionnelles. La défense du droit de grève est devenue aujourd’hui une revendication stratégique au même titre que l’augmentation des salaires, le statut de la fonction publique et la défense du secteur public. Cela veut dire que chaque adhérente et adhérent d’un syndicat doivent se mobiliser au quotidien pour défendre le droit de grève. Cette stratégie syndicale de défense du droit de grève au quotidien va surprendre le pouvoir qui avait sous-estimé les capacités de résistance du mouvement syndical démocratique et revendicatif en croyant que la répression judiciaire et la criminalisation du droit syndical seraient suffisants pour éradiquer toute contestation sociale. Les luttes menées depuis le 20 octobre 2004 par les syndicats Cnapest, CLA, Syndicat autonome des travailleurs de éducation et de la formation (Satef), Syndicat d’entreprise de l’éducation affilié à l’UGTA de Béjaia (SETE ), Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), les sections de la wilaya de Béjaïa, Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (SNAPAP), le Syndicat des vétérinaires de la fonction publique, la section UGTA de l’entreprise ABC Pepsi de Rouïba ont démontré que la défense du droit de grève doit être intégrée dans la stratégie de lutte pour l’aboutissement des revendications socioprofessionnelles. Les adhérents doivent connaître toutes les procédures prévues par la loi 90-02 au cours d’un conflit social et surtout la grève doit être votée à bulletin secret par 51% des adhérents, en présence d’un représentant de l’employeur qui doit cosigner le PV du dépouillement du vote de la grève. Il faut aussi informer les adhérents que la loi 90-02 dit que la grève appartient au collectif des travailleurs et non au syndicat. Ces luttes ont montré aussi que le mouvement syndical démocratique et revendicatif a intégré la répression judiciaire dans sa stratégie de lutte. La lutte des travailleurs de commune de chlef et le bureau de wilaya de chlef SNAPAP illustrent parfaitement la stratégie de défense du droit de grève au quotidien par les adhérents des syndicats et la résistance au harcèlement judiciaire de président APC de chlef et chef daira ( frère du Mr ministre de travail .ainsi Mr le wali l’homme plus proche du Mr le ministre de l’intérieur et du président de la république algérien
Les enjeux des luttes syndicales actuelles et leurs conséquences sur le paysage syndical
L’administration de l’Ecole des beaux-arts va geler les salaires durant 3 mois et demi, y compris les salaires des mois de juillet et d’août, alors que les enseignants étaient en vacances, après gel de la grève le 4 juillet 2005. La grève a repris le 4 septembre 2005 (elle a duré 60 jours), l’administration tentera de casser la grève par tous les moyens, mais cela n’entamera en rien la détermination des enseignants en grève. Ils ont organisé un sit-in le 2 octobre dernier devant le ministère de la Culture, et le rapport de force, créé par leur détermination et leur mobilisation pour défendre le droit de grève et le droit syndical, va obliger l’administration du ministère de la Culture à ouvrir les négociations avec la section CNES-ESBA pour la prise en charge de leurs revendications socioprofessionnelles. Les grèves des enseignants de l’Ecole supérieure des beaux-arts et des enseignants de l’Université des sciences et de la technologie d’Oran ont montré d’une façon éclatante que la défense du droit de grève et du droit syndical par les adhérents est une stratégie essentielle pour empêcher la remise en cause des droits syndicaux dans notre pays. En conclusion, nous pouvons dire que les luttes du mouvement syndical démocratique et revendicatif avec MALAOUI Rachid comme un grand dirigeons en algerie après année 2001 ont montré que la défense du droit de grève et des libertés syndicales ne peut se faire que par la base des syndicats au cours des luttes sociales et au quotidien, afin de créer un rapport de force permanent qui oblige les employeurs à respecter les lois sociales.
Les nouvelles structures syndicales
L’augmentation des salaires, la promulgation du statut de la Fonction publique, la défense du droit syndical et du secteur public, la résistance au projet néolibéral du pouvoir sont les enjeux stratégiques des luttes syndicales qui sont menées actuellement par les syndicats autonomes et certains syndicats d’entreprise affiliés à l’UGTA. Le combat mené par le mouvement syndical autonome depuis 1990 et sa résistance depuis deux années à la politique répressive des libertés syndicales, initié par le pouvoir depuis octobre 2003, ont eu des conséquences majeures sur le paysage syndical en Algérie en permettant l’émergence de nouvelles structures syndicales créées par les syndicats autonomes et par certains syndicats d’entreprises affiliés à I’UGTA. On peut citer le Comité national des libertés syndicales (CNLS), la Coordination des syndicats d’entreprise affiliés à l’UGTA au niveau de la wilaya d’Alger, les états généraux des syndicats de l’éducation nationale. Le refus de délivrer le récépissé d’enregistrement aux syndicats SNATA et CASA , Cnapest et CLA et le harcèlement judiciaire et policier contre les syndicalistes de ces syndicats vont entraîner la création du CNLS le 7 octobre 2003 par sept syndicats autonomes de initiative SNAPAP . L’activité du CNLS, comme observatoire de la vie syndicale et de l’état des libertés syndicales, est essentielle pour donner une visibilité aux luttes syndicales dans notre pays et pour la diffusion de la culture syndicale dans la société. Ce qui est aussi intéressant à souligner aujourd’hui, c’est la diffusion de l’identité du syndicalisme autonome (fonctionnement démocratique, création de structures syndicales représentatives émanant de la base, direction collective du mouvement…) au niveau de certains syndicats d’entreprise du secteur public économique et industriel affiliés de l’UGTA (BEA, BDL, Enelec, Cnan, Douanes, Nashco, Entmv et ports) qui ont créé depuis une année une coordination syndicale au niveau d’Alger. « Parce que les structures organisationnelles (union de wilaya) sont verrouillées et non représentatives, il y règne un climat de dictature et des pratiques policières. Des syndicalistes ont été harcelés, emprisonnés, réprimés, licenciés de leur travail et aucune réaction n’a été enregistrée pour y faire face. La coordination n’appartient pas au port, mais à tous les travailleurs qui veulent bien défendre leur outil de travail », a déclaré un membre de la Commission exécutive nationale (CEN) de l’UGTA lors de la réunion de la coordination des syndicats le 26 octobre 2005 à Alger Cette coordination de syndicats d’entreprise est en train de remettre en cause publiquement le rôle traditionnel assigné par les directions de l’UGTA (depuis le congrès de 1963) à leur syndicat, c’est-à-dire celui d’allier politique inconditionnel du pouvoir. En effet, la coordination exige que I’UGTA devienne un syndicat démocratique et revendicatif au service des intérêts des travailleurs. Il est clair aussi que l’incapacité de la direction actuelle de l’UGTA à s’opposer au projet néolibéral du pouvoir et à ses terribles conséquences sociales (la précarité sociale, les bas salaires, les compressions massives des travailleurs, les problèmes des retraités, le chômage, le bradage des entreprises économiques) a joué aussi un rôle déterminant dans la création de cette coordination.
Les perspectives du mouvement syndical autonome
La répression des libertés syndicales dans le secteur de Fonction publique, la lutte et la résistance des syndicats SNAPAP Cnapest et CLA ont entraîné une convergence syndicale dans tous les secteurs de Fonction publique ont décidé de joindre leurs forces autour d’une plate-forme de revendications en trois points : l’augmentation des salaires, le statut particulier du travailleurs et le respect du droit syndical. Ces nouvelles structures syndicales vont faire évoluer avec les luttes au quotidien des travailleurs, le rapport de force dans la société en faveur d’un syndicalisme démocratique et revendicatif. Le projet néolibéral du pouvoir, sa politique répressive des libertés syndicales, les luttes du mouvement syndical autonome depuis 1990 ont permis une convergence sur le terrain des luttes entre les syndicats autonomes et certains syndicats d’entreprise affiliés à l’UGTA. La diffusion de l’identité du mouvement syndical autonome à l’intérieur de l’UGTA est un acquis considérable pour le mouvement syndical démocratique et revendicatif et les luttes syndicales à venir, les luttes du mouvement syndical autonome pour l’augmentation des salaires, le statut de la fonction publique, la défense du droit syndical et du secteur public doivent converger sur le terrain avec celles du courant syndical démocratique et revendicatif de l’UGTA. Cette convergence a déjà commencé au niveau. le secteur de Fonction publique Les luttes à venir du mouvement syndical autonome doivent pérenniser dans la société algérienne l’identité syndicale autonome, la défense au quotidien des libertés syndicales par les travailleurs, afin de créer un contre-pouvoir social fort et structuré qui permettra de mettre en échec le tsunami social programmé par les technocrates néolibéraux du pouvoir.

Enseignants contractuels : Benbouzid ne veut pas lâcher du lest

17 octobre 2008

Enseignants contractuels : Benbouzid ne veut pas lâcher du lest

Enseignants contractuels : Benbouzid ne veut pas lâcher du lest

Ils sont à leur 40 ime jour de jeûne de protestation et visiblement à mille lieues de se faire entendre par les hauts responsables du gouvernement.

Les enseignants contractuels en grève de la faim depuis le 14 juillet dernier frôlent la mort à chaque instant. Dans une totale indifférence des pouvoirs publics. Le dernier rapport médical traitant de l’état de santé des grévistes, signé dimanche par le président du Conseil national de la santé publique, Houari Kadour (rendu public hier par le syndicat autonome Snapap) est des plus alarmants. Hypoglycémie, difficultés respiratoires aigues, chute de poids très marquée de l’ordre de 66%, lit-on entre autres dans la synthèse du rapport en question. Les enseignants contractuels comptent rééditer aujourd’hui leur sit-in devant la Présidence, à El Mouradia. La répression féroce qui s’est abattue sur les syndicalistes et enseignants lors des deux récentes tentatives de rassemblement ratées du 12 août et du 23 juillet à El Mouradia et devant le siège du ministère de l’Education nationale ne semble pas dissuader l’Intersyndicale autonome.
De son côté, le département de Benbouzid, qui avait, rappelons-le, annoncé en juillet passé un recrutement massif dans le secteur de l’éducation et 26 000 nouveaux postes budgétaires, ne semble pas prêt à lâcher du lest. Bien au contraire. Le ton est plus que jamais au durcissement, en témoigne le communiqué rendu public hier par le cabinet du ministère de l’Education nationale. Après un silence radio ayant duré plus d’un mois, le ministère de l’Education répond par une accumulation de cynisme. L’épreuve qu’endurent les enseignants grévistes, dont certains ont déjà un pied dans la tombe, est complètement éludée. Le document remis à la presse se veut d’abord « un démenti » à une information rapportée par la presse (voir El Watan du lundi 18 août) faisant état d’une « médiation » entre les enseignants contractuels et le ministère de l’Education nationale, assurée par l’Union nationale des associations de parents d’élèves en vue de désamorcer le conflit pendant. Une « fausse information », selon le cabinet du ministère, qui précise qu’« aucun contact de quelque nature que ce soit n’a eu lieu » et que « l’unique interlocuteur officiel des parents d’élèves est la Fédération nationale des parents d’élèves ».
Mais les revendications des enseignants contractuels sont-elles à ce point illégitimes ? Elles le seraient, d’après le ministère de l’Education nationale, qui dégaine dans son communiqué une série de textes législatifs et réglementaires. L’accès à la fonction d’enseignant est régie, selon le cabinet de Benbouzid, par l’ordonnance n° 06-03 de juillet 2006 portant statut général de la Fonction publique ; le décret exécutif n° 90-49 de février 1990, modifié et complété, portant statut particulier des travailleurs de l’éducation et l’arrêté interministériel du 21 septembre 2005 fixant les programmes des concours sur épreuves et examens professionnels pour l’accès aux différents corps spécifiques au secteur de l’éducation nationale. Comme pour fermer à double tour portes et fenêtres devant les grévistes de la faim, cloîtrés dans leur supplice depuis 37 jours au siège du Snapap à El Harrach, le chef du cabinet du ministère de l’Education nationale rappelle que les enseignants contractuels et suppléants ayant participé au concours lancé par la Fonction publique le 29 juillet dernier « ont bénéficié d’une bonification liée à leur expérience professionnelle » accordée « à titre exceptionnel » ; il s’engage publiquement « à les aider dans le cadre de la loi ». Pour ce qui est des enseignants frondeurs, la messe est dite. A moins qu’aujourd’hui, le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, qui organise un point de presse, ne fasse une tout autre annonce.

Ce pays a un grave problème à régler avec la morale Par Mr HOUARI Kaddour président du conseil national de santé /snapap

17 octobre 2008

Ce pays a un grave problème à régler avec la morale

Par Mr HOUARI Kaddour président du conseil national de santé /snapap
Nous ne pouvons pas parler de développement durable, de mutations socio-économiques patentes, de démocratie et de liberté tant que traînerons, comme de lourds boulets rattachés à notre conscience collective, ces graves affaires de corruption qui défrayent la chronique et découragent tout effort honnête. Le phénomène est certes répandu dans les pays du Tiers -Monde et même dans les nations développées. La corruption est devenue une opération normalisée et un secteur d’activité florissant de la libre entreprise, structuré et institutionnalisé. Le marketing a ses règles que la morale ne connaît pas. Les fameux dix pour cent et les transferts vers des comptes bloqués en Suisse sont des affaires ordinaires. Quant à la lutte contre de telles pratiques, elle requiert la participation active du système bancaire helvétique qui, on s’en doute, n’est pas très pressé de le faire. En attendant, cette corruption se répand comme une épidémie de grippe virale,car l’impunité encourage son extension et sa généralisation à tous les niveaux. Il serait peut-être temps que les services secrets s’occupent de ces nouveaux millionnaires en Euros qui n’ont ni gagné au loto français, ni hérité une parente en Écosse. L’ancienne- nouvelle mode chez ces gens-là est d’acheter des biens immobiliers dans les quartiers huppés des capitales européennes. Il serait temps de leur demander de s’expliquer sur l’origine de telles fortunes, car ces messieurs ont piqué tellement de dinars que cela «ne remplit plus leurs yeux », comme on dit en langage populaire.
Passe encore sur les études de leurs progénitures, payés sur les caisses de l’Etat et les soins à l’étranger, dans les cliniques réputées, pour de petits bobos qui peuvent être traités ici, par des médecins algériens qui n’ont rien à envier à leurs homologues étrangers. A ce propos, je reste toujours perplexe devant l’hypocrisie de beaucoup de nos hauts fonctionnaires qui expriment en public leur satisfaction à propos des « acquis du secteur de la santé algérien », mais qui préfèrent se confier à des toubibs étrangers ! Drôle de logique d’une partie de la direction du pays et même de l’opposition qui trahit la confiance placée en elle par le peuple.
Cette digression m’amène à parler du faste dans lequel vivent ces gens-là, souvent issus de milieux populaires jadis écrasés par la misère et le dénuement. Arrivistes à souhait, ils font tout pour effacer de leurs mémoires les privations du passé. Cet argent qu’ils tirent de la corruption leur sert à construire de véritables châteaux qui coûtent des milliards. Or, un simple calcul sur la base de leur fiche de paie indique clairement qu’ils ne pourront jamais amasser le dixième de ces sommes pharamineuses au cours de toute une vie de labeur. Enfin, labeur, voilà un terme inapproprié pour ces blagueurs en costume cravate qui nous racontent des histoires pour nous endormir. Boumediene vivait dans un trois pièces et n’avait pas plus de 600 dinars en banque à sa mort. Son ultime voyage à Moscou, imposé par ses médecins, aura été de courte durée et il est revenu pour être traité à l’hôpital Mustapha Pacha où il est mort d’ailleurs. Et même si des sommités mondiales sont venues à Alger pour étudier son cas, même si des équipements ont été commandés en dernière minute pour traiter sa maladie, l’homme a su donner à son ultime bataille, celle qu’il a mené courageusement contre la maladie, l’image d’un Algérien soigné en Algérie dans un établissement hospitalier populaire qui est aussi le symbole de ce que la santé publique algérienne a de meilleur ! Sa mort à l’étranger aurait donné au peuple le sentiment qu’il y a une médecine à deux niveaux, l’une pour la caste au pouvoir et les riches et l’autre pour Monsieur tout le monde.
Leur vie de nababs
Quelle confiance accorder à des gens qui n’ont pas… confiance dans les hôpitaux de leur pays ? Quel crédit donner à leur discours sur l’amélioration des conditions de vie, de l’école et de la sécurité quand ils préfèrent les produits occidentaux pour se nourrir et s’habiller, envoient leurs gosses étudier à l’étranger et prennent une armée de barbouzes pour se protéger dans leurs déplacements ? Elle est belle l’Algérie. Hier, à l’heure du socialisme, ils nous menaient en bateau en faisant de belles phrases sur l’engagement révolutionnaire, la justice sociale et l’égalité des chances. Dès qu’ils achevaient leurs discours, ils montaient dans des limousines et s’en allaient vers leur vie de nabab. Nous étions les dindons de la farce. Nous les avons tellement crus que nous avons été nombreux à faire don de nos terres à la révolution agraire. Mais, nous ne regrettons rien ! Nous avons mené avec courage, énergie et dévouement la grande bataille pour le socialisme et quand ils sont venus nous dire que ce système n’arrange plus les affaires de l’Algérie, nous les avons encore crus. En fait, ils avaient tellement amassé d’argent qu’il leur fallait l’investir dans des créneaux porteurs ici même. Ils décident le matin et investissent le soir. Prête-noms, filles et fils gâtés ramenés d’Amérique ou d’Europe : vite, vite, il faut faire le max d’affaires avant qu’un semblant de transparence ne vienne tout gâcher ! Le peuple n’a rien vu venir de cette « reconversion ». Les apparatchiks, si ! Débrouillards invétérés, ils se retrouvent toujours aux meilleures loges ! Dans le socialisme ou le capitalisme ! Et même dans le tranbedisme, système qu’ils ont créé sur mesure pour leurs vastes ambitions mercantiles. Et puis, il y eut l’affaire Khalifa, la goutte qui a fait déborder le vase, l’énorme scandale qui a éclaboussé presque tout le monde. Aujourd’hui que la justice semble s’intéresser à l’affaire, il faut que les femmes et les hommes qui ont en charge ce lourd dossier mesurent son importance pour l’avenir du pays. La justice a une occasion unique de prouver qu’elle est, à défaut d’être totalement indépendante, digne de la confiance du peuple. Nous sommes à un moment charnière dans la vie de notre pays et le procès Khalifa doit être cet instant crucial ou la vérité, enfin libérée de la politique, marquera le point de rupture avec le passé. Les pilleurs du patrimoine national ont trop pris, trop joué avec la justice, trop menti. Il est temps que cela cesse ! Aucune confiance ne sera accordée à la classe politique si elle intervient pour dénaturer ce procès ou le fourvoyer dans les règlements de compte. La justice algérienne est en face d’un choix capital pour l’avenir. Il y a va de la crédibilité du pouvoir judiciaire, mais aussi de toutes les institutions de la république. Il faut crever l’abcès et ne reculer devant aucun moyen pour faire toute la lumière sur cette affaire. La corruption peut demain prospérer et atteindre des niveaux insoupçonnables si la vérité est occultée dans cette affaire. Ce serait la meilleure manière d’encourager les voleurs et les corrompus. Mais si le procès est mené jusqu’à son bout, si chaque responsable, cadre ou simple journaliste qui a touché de l’argent de Khalifa paie pour ces manquements élémentaires aux règles de la morale et de la bonne conduite en société, tous les braves de ce pays, tout ceux qui bâtissent, par le travail honnête et la probité, leur avenir et celui de leurs enfants, tous les cadres intègres, les profs d’université qui connaissent des fins de mois difficiles, les magistrats propres et les hommes des médias qui ont su échapper au complot du dinar, tous ceux-là seront récompensés pour leur résistance héroïque face aux tentations de l’argent facile. Et l’Algérie ne sera plus comme avant ! Faites-le pour que le smicard puisse dormir en paix et que le jeune chômeur réapprenne enfin à sourire et à espérer. Sinon, la morale saura qu’elle n’a plus rien à faire en nos terres. Elle demandera un visa pour aller loin, très loin de ce qui ressemblera au territoire des affaires sales. Corruption ou mesures d’accompagnement en Algérie ?

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Réagir dans les règles
Pour se représenter la politique de lutte contre la corruption en Algérie, il faut se représenter un lutteur spécialiste de la lutte greco-romaine qui lutte contre lui-même, sous les yeux d’une foule qui regarde ailleurs. Un observatoire de la corruption en Algérie ou une politique contre l’argent sale et les pots-de-vin sont pour la consommation des médias ou celles des opinions occidentales à attirer. Un petit patron algérien privé y croit autant que l’on croit, aujourd’hui, au socialisme. Le premier constat est que la corruption n’existe pas en Algérie, c’est pourquoi on ne peut pas lutter contre. On ne la voit jamais, mais il arrive que l’on puisse en sentir les lignes de forces et l’univers discret et pesant dans les propos d’un petit patron algérien qui tente sa survie dans le complexe général de cette industrie libre et qui se laisse aller à la confidence. Elle a ses règles qui sont strictes et obéit à des normes qui lui assurent la marge clandestine. – 1° «D’abord l’humilité», nous expliquera un jour un Algérien propriétaire d’une petit complexe touristique en Algérie. «La plus grave faute, lorsque vous êtes un privé et que vous avez un problème à régler ou un agent à souffrir, est de croire que vous pouvez casser le chantage d’un petit agent de l’Etat qui vous demande sa part, en allant se plaindre à son chef ou à son seigneur à Alger. Le résultat possible est que le patron de cet employé vous demandera plus que ce que demandait son subalterne pour vous régler le même problème. Ceci dans le meilleur des cas, c’est-à-dire celui où l’affaire est encore négociable dans la discrétion». L’autre possibilité est que le patron vous demande de payer son «intervention» puis vous laisse tomber dans les bras de son subalterne qui va vous faire payer dix fois la prestation en y mettant le prix d’une longue hésitation, de faux rendez-vous et de petites colères «destinées à vous inculquer, une fois pour toutes, les rapports de force» et la véritable hiérarchie du réel. – 2° «La deuxième des règles et celle de la lucidité», continue notre témoin. «L’erreur à ne jamais faire c’est d’étaler le problème en public, recourir à des journaux ou à la justice ou aux procédures de recours administratifs. C’est une grosse erreur car vous oubliez que vous ne pouvez rien prouver car la corruption n’existe pas et reste impossible à démontrer. Ce que vous en récoltez c’est le malheur d’être définitivement grillé dans le circuit des affaires. Vous devenez infréquentable, peu sûr et donc peu efficace pour vos affaires et les affaires des autres. Certains ne vont plus vous recevoir dans leurs bureaux par la suite et là, si vous êtes un homme d’affaires, votre affaire est une affaire qui vous reste sur les bras. Un certain nombre de vos demandes de dossiers de crédits, de facilités, d’investissements et d’autorisations vont prendre le long chemin du pèlerin qui va à pieds à La Mecque. Chaque étage de la machine algérienne aura son idée sur vous et tout le monde va vous expliquer indirectement que puisque vous avez choisi la loi et ses procédures, l’administration va faire la même chose jusqu’à ce que vous fêtiez votre 70ème anniversaire», résume avec humour notre témoin. Dans le milieu, il y a la solidarité et «une affaire peut être négociée à l’amiable tant qu’elle n’a pas atteint la surface». «Si vous vous amusez à vous défendre en public, c’est tout le monde qui se ligue contre vous. Même vos propres amis dans les affaires puisque vous leur portez préjudice d’une certaine manière». – 3° «La troisième règle est la perspicacité». Notre bonhomme est un bonhomme qui travaille dans le tertiaire, en Algérie. «Lorsque vous avez une affaire, vous apprenez très tôt à calculer la marge nécessaire des gratuités des services». Chaque secteur du complexe-État a son quota de jours gratuits et de prise en charge totale, à l’oeil. «Etre un bon patron, c’est savoir calculer cette marge pour ne pas faire sombrer le complexe hôtelier dans la ruine, mais aussi bien distinguer dans le lot des demandeurs ceux qui peuvent vraiment vous faire mal et ceux qui ne sont là que pour tester votre docilité. Cela n’est pas souvent évident et il faut en la matière avoir une longue expérience. Un petit agent d’une administration annexe que vous négligez sera peut-être, un jour, à l’origine d’une brigade de contrôle qui vous fera payer ce qu’un gros cadre de l’Etat aurait été incapable de vous faire subir». L’équation est mathématique, mais fonctionne à l’intuition pure. La paix absolue s’obtient en offrant le gîte et le couvert -et la boisson- gratuitement, à tout ce beau monde de la prédation para-administrative et donc fermer boutique à la fin de la saison. «L’autre solution et de demander à tout le monde de payer ses vacances comme tout bon citoyen algérien, mais là aussi on risque de se faire fermer la boutique à la fin de la saison pour une histoire de conformité d’un plafond avec un texte datant de 1967». «Le problème en Algérie c’est que l’on ne sait pas toujours qui commande qui et qui il faut payer. Contrairement au Maroc ou à la Tunisie, la corruption en Algérie n’est pas organisée et ses adresses sont floues. On perd un temps fou à distinguer dans le labyrinthe «Qui commande qui?», pour pouvoir payer là où il faut, la personne qu’il faut et dans le temps qu’il faut.
- 4° Un parrain haut placé
«La quatrième règle est celle de la prévoyance». C’est un autre bonhomme de l’Algérie qui négocie sa présence dans le privé algérien qui nous l’explique. «Il faut être à l’écoute des nouvelles nominations et faire acte d’allégeance le plus vite possible. Lorsque vous êtes convoqué pour un prétexte futile dans un bureau quelconque, prévoyez quelques invitations d’honneur pour une prochaine réception, découvrez quelques relations communes, de préférence anciennes ou familiales pour ne pas multiplier les pourcentages et ayez à l’esprit de montrer votre disponibilité pour un quelconque service futur éventuel. C’est chez vous que votre haut cadre doit se sentir chez lui». Et dès les premiers jours du marquage du territoire et du test des pouvoirs. – 5° «La patience et la rapidité dans l’intuition». «Lorsque vous êtes coincé et que vous voyez que toutes vos démarches légales se heurtent à des refus presque systématiques, dans des administrations pourtant cloisonnées et qui, apparemment, n’ont aucun rapport entre elles, il vous faut comprendre qu’il y a un super gros parrain, très, très haut placé, une sorte de guichet unique qui vous indique son chemin et le chemin de son bureau de la manière la plus subtile. Bien sûr, vous ne verrez jamais cette personne, mais comme vous en reconnaîtrez l’émissaire à l’instant même où il se présente à vous. L’intermédiaire ne vous vendra rien sauf le temps, mais c’est justement cela que vous voulez gagner. Le temps que vous auriez pu dépenser à attendre un cachet humide, une autorisation ou un accord écrit pour votre projet. Sa facture n’a rien d’illégale, elle est même la bienvenue. Si vous cherchez un terrain, il vous le trouve, même sous les pieds d’un wali ou dans un cimetière grec. Il vous le fournit au prix de l’Etat, avec les papiers de l’Etat et les actes de l’Etat. Ce que vous lui payerez, peut-être quatre fois plus que ce que vous avez acheté, c’est le miracle de la rapidité». Bien sûr c’est illégal et immoral. «Mais les choses fonctionnent ainsi et personne ne va en guerre contre ces règles sans finir comme salarié, ou pire, comme petit prête-nom». – 6° «La profonde conviction que tout est fragile». «Avec de telles règles pour faire fortune ou seulement défendre la sienne, il faut être idiot pour ne pas comprendre que toute entreprise est presque un jeu de hasard, de baraka et de ruses et d’homonymes. On fait des affaires parce qu’on comprend d’abord comment elles se font et avec qui. Avec la marge magique on gagne certes du temps, mais ce gain est précaire car, du coup, on n’est couvert que par des noms et des personnes qui peuvent partir un jour ou l’autre». Si la corruption fait gagner du temps, elle introduit aussi son client dans l’univers des humeurs, où tout dépend de tout et de rien. «On peut gagner gros, mais aussi perdre le tout. Avec de telles règles de réussite, l’entreprise algérienne du privé en est encore à la mentalité de l’opportunité, de la razzia et de la bonne affaire». «La conclusion: l’économie algérienne n’est pas encore au stade du marché libre: c’est une économie qui passe de l’époque du «dirigé» à celle des rapports de force».
Par Mr HOUARI Kaddour président du conseil national de santé /snapap

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le monde du travail en algerie par HOUARI KADDOUR

17 octobre 2008

le monde du travail en algerie 

 le monde du travail en algerie par HOUARI KADDOUR imghaut_snapap-chlef
Analyse du Mouvement syndical autonome en Algérie En Algérie, cinquante trois syndicats autonomes activent aujourd’hui dans le secteur de la Fonction publique et le secteur économique public, dans le cadre des loi 90-14 et 90-02 issues de la Constitution de 1989. Ce sont en majorité des syndicats de corporation : fonctionnaires de l’administration, enseignants, médecins, pilotes, officiers de la marine marchande, techniciens de la maintenance aérienne, contrôleurs de la navigation aérienne, comptables, inspecteurs de travail, inspecteurs des impôts, contrôleurs des prix… Certains syndicats parmi les 53 ont marqué l’histoire sociale de l’Algérie comme S.N.A.P.A.P et C.N.A.P.S.T par leur lutte et leurs acquis durant ces 18 dernières années. Ils sont devenus des vecteurs axiaux du mouvement syndical en Algérie et ont créé de nouvelles pratiques syndicales dans le champ syndical qui était dominé depuis l’indépendance jusqu’en 1989 par le syndicat Union générale des travailleurs algériens (UGTA). Pourtant, notre pays vit une situation inédite en ce qui concerne le partenariat social et le dialogue social. En effet, le pouvoir ne reconnaît aucun de ces 53 syndicats comme partenaire social dans les faits ! L’unique partenaire social reconnu reste l’UGTA, même quand elle ne fait pas la grève et même quand elle n’a plus de représentativité dans certains secteurs de la Fonction publique et du secteur public économique. C’est toujours vers elle que se dirige le pouvoir même pour lui annoncer les acquis arrachés par les syndicats autonomes lors de leurs mouvements de grève ! Plus grave, la circulaire du 5 octobre 2004 (2) signée par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale et le directeur général de la Fonction publique sont venus remettre en cause le droit de grève et les libertés syndicales garantis par la Constitution de 1989. Cette remise en cause du droit de grève et des libertés syndicales ont commencé en octobre 2003, quand le pouvoir en violation de la Constitution et des lois sociales du pays avait refusé de délivrer l’accusé d’enregistrement pour les deux principaux syndicats de l’enseignement secondaire : le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest)et le Conseil des lycées d’Alger (CLA) Ces deux syndicats ont mené durant l’année scolaire 2003/2004, la plus longue grève dans le secteur de l’éducation nationale depuis l’indépendance, qui a mobilisé 60 000 enseignantes et enseignants, qui a duré plus de trois mois et qui s’est terminée par un acquis considérable : une augmentation des salaires de 30% des enseignants du secondaire. Le non-respect des lois sociales, par la direction de l’Enmtv, lors de la grève du syndicat Snommar au mois de juin 2004, et par le ministère de la Santé lors la grève du Snpssp, qui a démarré le 18 octobre 2004, est venu malheureusement confirmer cette remise en cause d’acquis démocratiques arrachés grâce aux sacrifices des jeunes en octobre 1988, comme le droit de grève et les libertés syndicales. L’échec de la bipartite qui s’est tenue, les 14 et 15 octobre 2004, entre le gouvernement et le syndicat UGTA, sur fond de grèves menées par les syndicats autonomes dans divers secteurs de la Fonction publique) a montré d’une façon éclatante que la paix sociale dans le secteur de la Fonction publique ne peut être négociée qu’avec les syndicats autonomes représentatifs et en répondant aux revendications socioprofessionnelles de leurs adhérentes et adhérents. Comment expliquer le refus du pouvoir de reconnaître dans les faits les syndicats autonomes et le pluralisme syndical ? Quelle est l’histoire du syndicalisme autonome en Algérie ? Quels sont les apports de ce syndicalisme autonome dans les luttes sociales ? Comment le mouvement syndical autonome va-t-il s’opposer à la remise en cause des acquis syndicaux ? Peut-il constituer dans le futur une alternative historique pour la formation d’une deuxième centrale syndicale ? I) Brève histoire de l’autonomie syndicale en Algérie Dès l’indépendance, la question de l’autonomie syndicale vis-à-vis du pouvoir va se poser au niveau de l’UGTA et de l’Ugema (3) qui va devenir L’UNEA historique (4) après son 4e congrès tenu à Alger le 23 août 1963. Le pouvoir va mener une lutte implacable contre les syndicalistes de l’UGTA qui défendaient le principe de l’autonomie syndicale par rapport à l’ex-parti unique FLN d’avant octobre 1988. Lors du congrès de 1963 de l’UGTA qui s’est tenu à la Maison du peuple, l’ex-parti unique a tenté un vrai coup de force contre l’autonomie du syndicat UGTA. En effet, des militants de ce parti, venus par camions, vont envahir la salle du congrès au moment du déjeuner et les dirigeants de l’ex-parti unique imposeront à la tête de l’UGTA des syndicalistes « élevés et nourris » dans les serres de l’ex-parti unique. Pour l’UNEA historique, le pouvoir aura beaucoup de mal à la « normaliser » (5). En effet, de 1963 au 18 janvier 1971, (date de sa dissolution par le régime du président Houari Boumediène, après une répression féroce par la police politique), les militantes et militants de L’UNEA historique vont défendre farouchement l’autonomie de leur organisation. Ni la féroce répression de la police politique en 1965, en 1968 et en 1971 qui s’est traduite par les arrestations de militants, torture et enrôlement de force dans les rangs du service national ni les nombreux coups de force des militants de l’ex-parti unique n’auront raison de la détermination des militants de l’UNEA historique à défendre l’autonomie de leur syndicat. Les luttes et les sacrifices des militantes et militants de l’UNEA historique ont permis l’enracinement de l’idée de l’autonomie syndicale à l’université, elle sera reprise par les comités étudiants autonomes de 1976 à 1989 sur les campus et par les membres fondateurs des syndicats autonomes à partir de 1989 au niveau de la société. II) L’émergence des syndicats autonomes sur la scène sociale Les luttes du mouvement syndical étudiant vont être l’élément fondateur du syndicalisme autonome algérien qui émergera après la promulgation de la Constitution de 1989 et des lois sociales 90-14 et 90-02. Car les cadres syndicaux des syndicats autonomes représentatifs étaient militants ou dirigeants dans le mouvement syndical étudiant des années 1970 et 1980. Il faut rappeler pour la mémoire historique, que c’est le sacrifice des jeunes en octobre 1988 qui va émettre la formation des syndicats autonomes à partir de 1989 grâce à la Constitution de 1989 qui consacre le pluralisme syndical et aux lois sociales 90-14 et 90-02. Face à la détérioration dramatique de leur condition de vie, à leur paupérisation, différentes corporations (fonctionnaires de l’administration, médecins, enseignants, pilotes, officiers de la marine marchande) vont créer leur syndicat pour défendre leurs revendications socioprofessionnelles. Le concept d’autonomie veut dire « autonome vis-à-vis de l’UGTA et du pouvoir ». Mais c’est l’épreuve du terrain qui va montrer, au fil des années, que sur les 53 syndicats crées depuis 1989 à ce jour, seuls les syndicats qui sont : le Snapap, Snpsp, Ssnpssp, Snpdsm, Snmasm, SPLA, Sntma, Snpca, Snommar, Satef, CLA, Cnapest et le CNES ont réussi à durer, à renouveler la pratique syndicale, et ils partagent (en partie ou totalement, cela dépend de l’histoire du syndicat considéré) une identité syndicale constituée par les éléments suivants : Pratique syndicale collective et solidarité syndicale ; élaboration d’un programme d’action et d’une ligne syndicale démocratique et revendicative ; alternance démocratique à la direction du syndicat ; visibilité et engagement dans les luttes syndicales : grèves, sit-in, marches… ; allie les revendications socioprofessionnelles et les revendications sociétales (lutte pour la liberté de la presse et la liberté d’expression, soutien aux familles des disparus, lutte pour une justice indépendante, etc.) obtention d’acquis considérables en matière de salaires, de logements et d’amélioration des conditions de travail. respect du choix civique des adhérentes et des adhérents lors des consultations électorales, c’est-à-dire aucune consigne de vote n’est donnée aux adhérents – lors de l’élection présidentielle, des élections législatives et des élections locales. L’expérience de ces 18 années d’activité et de luttes des syndicats autonomes représentatifs a permis une décantation, et elle a aussi permis de montrer que l’autonomie syndicale aujourd’hui signifie avant tout une ligne syndicale démocratique et revendicative. La récente crise du syndicat S.N.P.A.P et C.N.E.S et Cnapest a montré que les meilleurs défenseurs de la ligne syndicale démocratique et revendicative sont les adhérentes et adhérents à la base. Cette réaction énergique de la base du Cnapest et SNAPAP a montré qu’un syndicat autonome appartient à ses adhérentes et adhérents et que le temps des apparatchiks de l’appareil syndical est révolu à jamais. Plainte contre le gouvernement de l’Algérie présentée par le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) Rapport No. 327, Cas No(s). 2153 CAS ETUDIE A L’OIT (ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL) dimanche 13 novembre 2005. Dans la même rubrique • Algérie : Rapport annuel des violations des droits syndicaux (2004) • la situation syndicale en Algérie • Cas No(s). 2153, Rapport No. 333 (Algérie) : Plainte contre le gouvernement de l’Algérie présentée par le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) • Rapport de la FIDH sur les libertés syndicales en Algérie • Cas No(s). 2153, Rapport No. 329 (Algérie) : Plainte contre le gouvernement de l’Algérie présentée par le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) • Cas No(s). 2153, Rapport No. 336 (Algérie) : Plainte contre le gouvernement de l’Algérie présentée par le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) • Algérie : Rapport annuel des violations des droits syndicaux (2003) • Le SNAPAP reconnu par l’Internationale des Services publics (ISP) Description :( Cas de la liberté syndicale) Pays :( Algérie) RAPPORT:327 CAS:2153 Document :( Vol. LXXXV, 2002, Série B, No. 1) SEANCE:1 Type :INDIVIDUEL Phase :INTER * conclusions intérimaires SUBJECT:01 PLAIGNANT : 1. Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) Introduction Allégations : entrave à la constitution d’une confédération syndicale et à l’exercice des droits syndicaux ; harcèlement antisyndical 140. La plainte faisant l’objet du présent cas figure dans des communications du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) des 17 septembre et 15 octobre 2001. 141. Le gouvernement a fait parvenir ses observations dans une communication du 16 octobre 2001. 142. L’Algérie a ratifié la convention (no 87) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, 1948, ainsi que la convention (no 98) sur le droit d’organisation et de négociation collective, 1949. ANTECEDENTS A. Allégations de l’organisation plaignante 143. Dans sa communication du 17 septembre 2001, le SNAPAP explique qu’il a été créé en 1990, qu’il représente le secteur de l’administration publique et qu’il compte plus de 400 000 adhérents. Il indique qu’après le coup d’Etat de 1992 il n’a pas pris de position politique, ni envers le pouvoir ni envers les Islamistes. Le SNAPAP affirme que cette prise de position de neutralité lui a valu des représailles allant de mutations arbitraires, de suspensions de salaires, de licenciements et d’internements, ce qui a incité plusieurs de ses membres à s’exiler en France et en Espagne. 144. Plus spécifiquement, le SNAPAP explique qu’en date du 20 septembre 2000 il a introduit une demande de constitution d’une confédération dénommée Syndicat national autonome des travailleurs algériens (SNATA). Cette demande a été rejetée par les autorités qui ont invoqué sa non-conformité avec l’article 2 de la loi 90-14 du 2 juin 1990 qui prévoit notamment que les travailleurs de mêmes professions, branches ou secteurs d’activité ont le droit de se constituer en organisations syndicales et que le SNAPAP ne représentait, à la date de sa création, que les travailleurs de l’administration publique. Le SNAPAP explique qu’une seconde demande de création de confédération dénommée Confédération algérienne des syndicats autonomes (CASA) a également été rejetée par les autorités sous prétexte que parmi les syndicats y adhérant figurait un syndicat représentant le secteur privé. 145. Le SNAPAP affirme par ailleurs que les autorités algériennes ont toujours fait preuve de favoritisme à l’égard de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), puisque cette organisation est issue du parti unique qui existait avant 1990. Le SNAPAP allègue que, ne pouvant justifier la représentativité du syndicat UGTA, les employeurs, en complicité avec ce syndicat, opèrent une retenue des frais de cotisation d’adhésion à la source des salaires, entravant ainsi la liberté d’adhésion des travailleurs. En outre, le SNAPAP explique qu’il s’est vu refuser la participation aux différents conseils d’administration des caisses de sécurité sociale sous prétexte que seul le syndicat le plus représentatif est autorisé à y siéger et que le SNAPAP n’est représentatif que dans le secteur de l’administration publique. 146. Le SNAPAP affirme également qu’il fait face à de nombreuses entraves concernant la tenue d’assemblées générales. En effet, la tenue d’assemblées générales en dehors des heures de travail est constamment refusée par les employeurs, et l’utilisation des locaux après les heures de travail se heurte à des refus motivés par des raisons de sécurité des lieux. 147. Dans une communication ultérieure du 15 octobre 2001, le SNAPAP fait état de nombreuses entraves à la liberté syndicale dans différents secteurs d’activité, tels que le secteur de la santé, de l’intérieur et des collectivités locales, de l’hydraulique, des travaux publics, de la douane et de la protection civile. Ces entraves sont constituées essentiellement d’interdictions d’installations de section syndicale dans des centres hospitaliers, de sanctions, de suspensions, d’agressions physiques, de mutations et d’intimidations de syndicalistes et dirigeants syndicaux, d’interdictions d’assemblées générales et de fermeture de bureau syndical (les noms des personnes victimes de ces mesures ainsi que les secteurs d’activité et les lieux de ces violations sont annexés à la plainte). Enfin, le SNAPAP indique que, depuis le dépôt de la plainte devant le BIT, le gouvernement en général et le ministère du Travail en particulier lui ont refusé tout contact et se sont totalement désengagés des promesses faites au SNAPAP durant la récente grève de la faim menée par les dirigeants de ce dernier. B. Réponse du gouvernement 148. Dans sa communication du 16 octobre 2001, le gouvernement explique que, suite à l’adoption de la Constitution de 1989 qui consacre le pluralisme syndical, et conformément à la loi 90-14 du 2 juin 1990 relative aux modalités du droit syndical, des organisations syndicales, dont le SNAPAP fait partie, ont vu le jour. Le gouvernement exprime son étonnement devant le fait que le SNAPAP, qui bénéficie d’une représentation légale et exerce librement son activité syndicale sans ingérence des autorités, avance des allégations non fondées, d’autant plus qu’il dispose de toutes les voies de recours en Algérie qu’il n’a pas encore épuisées. Le gouvernement précise que le SNAPAP jouit, à l’instar des autres organisations syndicales, d’une liberté dans ses activités au niveau national pour élire ses représentants ainsi que pour l’organisation et la gestion de ses activités. 149. Le gouvernement explique que le 20 septembre 2000 le SNAPAP a introduit une demande de constitution d’une confédération des syndicats de l’administration publique dénommée « Syndicat national autonome des travailleurs algériens (SNATA) ». Cette demande a fait l’objet d’une réponse négative de la part du gouvernement en février 2001, en vertu de sa non-conformité avec l’article 2 de la loi 90-14 du 2 juin 1990. Il a été par ailleurs précisé au SNAPAP que, pour la création d’une nouvelle confédération syndicale, il était nécessaire d’obtenir au minimum l’adhésion de deux associations syndicales ayant des activités distinctes et œuvrant dans des secteurs différents. Le 31 mars 2001, le SNAPAP a réintroduit une demande d’agrément d’une nouvelle organisation syndicale dénommée la « Confédération algérienne des syndicats autonomes (CASA) ». Une nouvelle réponse négative a été transmise au SNAPAP en date du 30 avril 2001 conformément aux dispositions de la loi précitée. Le gouvernement précise que le traitement réservé à la demande de modification des statuts à travers la création de nouvelles organisations syndicales (SNATA, CASA) s’est fait en conformité avec les articles 2 et 4 de la loi 90-14 de 1990. 150. Le gouvernement déclare qu’il y a lieu de considérer sans objet les allégations du SNAPAP sur les menaces présumées d’interdictions d’installer des sections syndicales, de fermetures de locaux, de licenciements, de mutations, de suspensions des salaires et d’interdictions de tenue d’assemblées générales. En ce qui concerne l’organisation d’assemblées générales, il a été précisé au SNAPAP que celles-ci sont organisées librement et sans accord préalable de l’employeur, sauf si elles doivent se tenir sur les lieux de travail pendant les heures de travail. 151. S’agissant de la représentation au sein des conseils d’administration des organismes de sécurité sociale, le gouvernement précise que l’article 39 de la loi 90-14 de 1990 accorde ce droit aux organisations syndicales suivant leur représentativité à l’échelle nationale. Ce même article fixe par ailleurs les critères de représentativité. Le gouvernement affirme qu’en vertu de ces dispositions le SNAPAP ne peut se prévaloir de la représentativité à l’échelle nationale et par conséquent ne peut siéger au sein desdits conseils. 152. Enfin, le gouvernement souligne la pleine disponibilité qu’a manifestée le ministère du Travail et de la Sécurité sociale dans la poursuite du dialogue avec le SNAPAP. En effet, plusieurs réunions ont été tenues entre le SNAPAP et le ministère du Travail ainsi que les responsables du secteur concerné. Conclusions C. Conclusions du comité 153. Le comité observe que ce cas concerne de nombreuses allégations d’entraves à la constitution de confédérations syndicales, de favoritisme à l’égard d’une organisation syndicale, d’entraves à la tenue d’assemblées générales et de nombreux actes de harcèlement antisyndical. 154. S’agissant des demandes du SNAPAP de former des confédérations (sous l’appellation SNATA, puis CASA), le comité note la réponse du gouvernement selon laquelle ces demandes ont fait l’objet de réponses négatives en vertu de leur non-conformité avec les articles 2 et 4 de la loi 90-14 du 2 juin 1990 relative aux modalités d’exercice du droit syndical. A cet égard, le comité estime approprié de rappeler le contenu de ces dispositions. L’article 2 dispose que « les travailleurs salariés, d’une part, et les employeurs, d’autre part, de mêmes professions, branches ou secteurs d’activité ont le droit de se constituer en organisations syndicales à l’effet de défendre leurs intérêts matériels et moraux ». Pour sa part, l’article 4 dispose que « les unions, fédérations et confédérations d’organisations syndicales sont régies par les mêmes dispositions que celles qui s’appliquent aux organisations syndicales ». De l’avis du comité, ces dispositions ne posent pas de problème au regard des principes de la liberté syndicale puisqu’elles peuvent être appliquées aux organisations de base et que celles-ci peuvent librement constituer des organisations interprofessionnelles et s’affilier à des fédérations et à des confédérations selon les modalités jugées les plus appropriées par les travailleurs ou les employeurs concernés sans qu’une autorisation préalable soit nécessaire. 155. Toutefois, il semble que ce soit l’interprétation donnée par le gouvernement à ces dispositions qui pose problème dans le présent cas. En effet, à la lumière des informations disponibles, le comité observe que le gouvernement, en invoquant diverses exigences de la législation, empêche en fait les travailleurs du secteur public de se constituer en confédération. Le comité rappelle que le droit des travailleurs et des employeurs de constituer des organisations de leur choix est un des aspects fondamentaux de la liberté syndicale. Il implique notamment le droit de prendre librement les décisions suivantes : choix de la structure et de la composition des organisations ; création d’une ou plusieurs organisations pour une entreprise, une profession, une branche d’activité ; constitution de fédérations et confédérations. Ainsi, le principe énoncé à l’article 2 de la convention no 87, selon lequel les travailleurs doivent avoir le droit de constituer les organisations de leur choix ainsi que celui de s’y affilier, implique, pour les organisations elles-mêmes, le droit de constituer les fédérations et confédérations de leur choix. En outre, le comité a toujours considéré que les droits préférentiels accordés aux syndicats les plus représentatifs ne devraient pas leur octroyer le droit exclusif de constituer des fédérations et confédérations et de s’y affilier. (Voir Recueil de décisions et de principes du Comité de la liberté syndicale, quatrième édition, 1996, paragr. 606 et 619.) En conséquence, le comité demande au gouvernement de prendre les mesures nécessaires afin de s’assurer que les travailleurs membres du SNAPAP puissent constituer des fédérations et confédérations de leur choix et de s’y affilier. Il demande au gouvernement de le tenir informé à cet égard. 156. S’agissant des allégations de favoritisme du gouvernement à l’égard du syndicat UGTA, le comité note que le gouvernement n’a pas fourni d’observations spécifiques à ce sujet. Le comité rappelle au gouvernement que, en favorisant ou en défavorisant une organisation donnée par rapport aux autres, ce dernier pourra influencer le choix des travailleurs en ce qui concerne l’organisation à laquelle ils entendent appartenir. En outre, un gouvernement qui, sciemment, agirait de la sorte porterait aussi atteinte au principe établi dans la convention no 87, selon lequel les autorités publiques doivent s’abstenir de toute intervention de nature à limiter les droits consentis par cet instrument ou à en entraver l’exercice légal. Le comité veut croire que le gouvernement tiendra pleinement compte de ces principes à l’avenir. 157. S’agissant des allégations selon lesquelles le SNAPAP s’est vu refuser la participation aux différents conseils d’administration des caisses de sécurité sociale sous prétexte que seul le syndicat le plus représentatif est autorité à y siéger, le comité note les indications du gouvernement selon lesquelles, en vertu de l’article 39 de la loi 90-14 de 1990, seules les organisations représentatives à l’échelle nationale peuvent siéger au sein de ces conseils et que le SNAPAP ne peut se prévaloir de cette représentativité nationale. A cet égard, le comité rappelle qu’il a toujours admis que certains avantages, notamment en matière de représentation, peuvent être accordés aux syndicats en raison de leur degré de représentativité. Toutefois, la détermination du syndicat le plus représentatif devra toujours se faire d’après des critères objectifs et préétablis, de façon à éviter toute possibilité de partialité ou d’abus. Le comité note à cet égard que, dans le cas présent, l’organisation plaignante ne semble pas remettre en cause le caractère d’organisation la plus représentative à l’UGTA. 158. S’agissant des allégations relatives aux entraves concernant la tenue d’assemblées générales, le comité note que, selon le gouvernement, ce dernier a précisé au SNAPAP que les assemblées générales peuvent être organisées librement et sans accord préalable de l’employeur, sauf si elles doivent se tenir sur les lieux de travail pendant les heures de travail. Toutefois, selon le SNAPAP, la tenue d’assemblées générales même en dehors des heures de travail est constamment refusée par les employeurs pour des motifs liés à la sécurité des lieux. A cet égard, le comité rappelle aux parties concernées que le droit des organisations professionnelles de tenir des réunions dans leurs propres locaux pour y examiner des questions professionnelles, sans autorisation préalable ni ingérence des autorités, constitue un élément essentiel de la liberté d’association, et les autorités devraient s’abstenir de toute intervention de nature à limiter ce droit ou à en entraver l’exercice, à moins que cet exercice ne trouble l’ordre public ou ne le menace de manière grave ou imminente. (Voir Recueil, op. cit., paragr. 130.) 159. Par ailleurs, le comité note que le gouvernement rejette d’emblée toutes les allégations relatives aux menaces présumées d’interdiction d’installer des sections syndicales, de fermetures de locaux, de licenciements, de mutations et de suspensions de salaires de syndicalistes. Toutefois, le comité observe que, dans une communication récente du 15 octobre 2001, le SNAPAP fait à nouveau état de nombreuses entraves à la liberté syndicale dans différents secteurs d’activité : interdiction d’installation de section syndicale dans des centres hospitaliers, de sanctions, de suspensions, d’agressions physiques, de mutations et d’intimidations de syndicalistes et de dirigeants syndicaux et de fermeture de bureau syndical. Le SNAPAP fournit une liste détaillée de personnes victimes de ces mesures ainsi que les secteurs d’activité et les lieux où ces violations auraient eu lieu. Par ailleurs, le SNAPAP n’ayant pas fourni de précisions sur les allégations concernant les licenciements, internements et autres mesures arbitraires prises à l’encontre de ses membres, les ayant incités à s’exiler, le comité demande au SNAPAP de fournir tout complément d’informations qu’il juge utile à ce sujet. En conséquence, le comité demande au gouvernement de lui faire parvenir sans tarder ses observations relatives aux allégations spécifiques du SNAPAP à ce sujet. 160. Enfin, le comité note que le gouvernement déplore dans sa communication du 16 octobre 2001 le fait que le SNAPAP n’ait pas épuisé toutes les voies de recours disponibles en Algérie avant de s’adresser au BIT. A cet égard, le comité rappelle au gouvernement que, si le recours à la procédure judiciaire interne quel qu’en soit le résultat constitue un élément qui doit, certes, être pris en considération, le comité a toujours estimé, étant donné la nature de ses responsabilités, que sa compétence pour examiner les allégations n’est pas subordonnée à l’épuisement des procédures nationales de recours. (Voir Recueil, op. cit., annexe I, paragr. 33.) En outre, le comité exprime sa vive préoccupation devant l’allégation du SNAPAP selon laquelle, depuis que ce dernier a déposé plainte devant le BIT, les autorités algériennes lui auraient refusé tout contact et se seraient totalement désengagées de promesses faites antérieurement au SNAPAP. Le comité prie le gouvernement de lui faire parvenir sans tarder ses observations à cet égard. RECOMMANDATIONS Recommandations du comité 161. Au vu des conclusions intérimaires qui précèdent, le comité invite le Conseil d’administration à approuver les recommandations suivantes : a) Le comité demande au gouvernement de prendre les mesures nécessaires afin de s’assurer que les travailleurs membres du SNAPAP puissent constituer des fédérations et confédérations de leur choix et de s’y affilier. Il demande au gouvernement de le tenir informé à cet égard. b) Le comité demande au gouvernement de lui faire parvenir sans tarder ses observations relatives aux allégations spécifiques du SNAPAP concernant l’interdiction d’installation de section syndicale dans des centres hospitaliers, de sanctions, de suspensions, d’agressions physiques, de mutations et d’intimidations de syndicalistes et dirigeants syndicaux et de fermeture de bureau syndical. Par ailleurs, s’agissant des allégations de licenciement, internements et autres mesures arbitraires prises à l’encontre de ses membres, les ayant incités à s’exiler, le comité demande au SNAPAP de fournir tout complément d’informations qu’il juge utile à ce sujet. c) Exprimant sa vive préoccupation devant l’allégation du SNAPAP selon laquelle, depuis le dépôt de la plainte devant le BIT, les autorités algériennes lui auraient refusé tout contact et se seraient désengagées de promesses faites antérieurement à ce dernier, le comité prie le gouvernement de lui faire parvenir sans tarder ses observations à cet égard.

Mr HOUARI Kaddour au milieu du cyclone du SNAPAP

31 mai 2008


 HOUARI Kaddour l’a révélé hier lors d’une conférence de presse“LE MINISTERE DU TRAVAIL A VERSE trois fois 180 MILLIONS POUR LA DISSIDENCE DU SNAPAP” Le président du conseil national de sante publique (cnsp), HOUARI Kaddour, accuse le ministre du Travail, Tayeb Louh, d’“être un pourvoyeur de fonds des dissidences des syndicats autonomes”. Dans une conférence de presse qu’il a animée hier au siège du SNAPAP à Alger pour rendre public le pacte économique et social alternatif proposé par le CNSP, Mr HOUARI a dévoilé que “le ministère du Travail a versé 180 millions de centimes à la dissidence du Snapap”. Plus précis, l’intervenant expliquera que cette somme d’argent a été versée “sur un compte qui n’est pas celui du Snapap dans le but de booster la dissidence de ce syndicat”. HOUARI, qui se dit “disposé à répondre en cas d’attaque en diffamation”, révèle détenir “des documents” confirmant ses dires. Ce n’est, par ailleurs, pas la première fois que le ministère du Travail s’ingère dans les affaires internes des syndicats autonomes : “Beaucoup de syndicats sont passés par là”, dira l’intervenant citant à titre exemple le cas du SNTE. Brandissant une correspondance adressée par le ministère du Travail au SNTE, Mr HOUARI note qu’elle “fait référence à une décision judiciaire datée du 6 décembre 2003 enlevant la légitimité à l’actuel président du SNTE et reconnaissant en même temps l’aile dissidente du syndicat qui a tenu son congrès six mois avant la décision de justice”. “Il faut vraiment être nul administrativement parlant pour émettre un tel document au nom de la République”, commentera à ce propos HOUARI. Dans ce même ordre d’idées, l’orateur expliquera que le ministère du Travail a poursuivi en justice le SNTE tout en se constituant partie civile aux côtés de la dissidence de ce syndicat “dans l’objectif d’influencer la justice arguant que le ministère du Travail constitue la tutelle des syndicats”, dit-il. “On dénie le droit au ministère du Travail de se placer en tutelle des syndicats autonomes.” “Le ministère du Travail est une institution de la République qui a un rôle à jouer, nous lui demandons simplement de respecter les lois de la République et de ne pas se transformer en laboratoire de fabrication des dissidences.” Pour HOUARI, l’attitude du ministère du Travail vis-à-vis des syndicats autonomes “n’est pas une affaire personnelle, il y a une feuille de route datée de novembre 2004 où le Chef du gouvernement a annoncé son intention d’ester en justice les syndicats autonomes”, expliquera l’intervenant qui ne manquera pas de noter “l’excès de zèle du ministère du Travail”. Rachid Malaoui, le président du Snapap, présent à la conférence tout autant que les représentants du Snommar, du SNTE et du Cnapest, a expliqué de son côté que le président du Bureau international du travail (BIT) lui a indiqué que “le BIT ne reconnaît pas les dissidences, c’est la base et non l’administration qui élit les directions”. Répondant en outre au refus du gouvernement d’agréer les syndicats autonomes sous prétexte qu’ils contiennent des militants islamistes, HOUARI martèlera que “les islamistes se trouvent au Cla, au Cnapest, au Snapap, au SNTE, au SNPSP et même au gouvernement”. “Pourquoi n’a-t-on pas reproché à l’UGTA d’avoir des cadres syndicaux militants d’autres partis ?” dit-il tout en martelant que “nous n’admettrons pas qu’un syndicaliste, islamiste soit-il, soit suspendu”. Évoquant également la situation sociale actuelle, le président du CNSP n’a pas manqué de prévenir contre les risques d’une véritable explosion sociale : “Il y a les ingrédients d’une explosion sociale imminente”, dit-il tout en s’interrogeant “qui pourra arrêter la contestation chez des travailleurs réprimés, suspendus et qui ne perçoivent même pas de salaire”. Abondant dans ce sens, Rachid Malaoui illustrera la détresse des travailleurs en ce sens : “Une cinquantaine de syndicalistes ont déposé des dossiers de réfugiés politiques à l’étranger pour cause de répression, en plus de 136 syndicalistes du Snapap suspendus”. Abordant la question du pacte économique et social alternatif, le président du CNSP qui, tout en se disant non “concerné par cette initiative n’engageant que ses signataires”, martèlera que la signature du pacte devra s’accompagner par une augmentation salariale : “On ne peut pas aller vers un pacte social sans augmentation salariale. Mais on ne peut pas être populiste en disant qu’il fait tel salaire mais, il faut plutôt une véritable politique 

En demande un solidarite international syndical pour le SNAPAP Quel beau rêve qu’une mondialisation de la syndicalisation !Mais seules les utopies valent la peine qu’on y travaille. i Si nous acceptons l’hypothèse voulant que la mondialisation défavorise les économies fortes (Europe occidentale et Amérique du Nord..ainsi afrique du nord ) aptes à offrir de bonnes conditions de travail à cause de la pression négative exercée par les économies en développement, il n’y a pas de doute que l’action syndicale au chapitre des relations internationales intersyndicales se veut une réponse des centrales syndicales algerinne aux questions que se posent les travailleurs et les travailleuses d’ici quant au maintien de leur emploi et de leurs conditions de travail de qualité.

il y a de l espoir ….!!!Merveilleux de voir la lumiere au bout du tunnel

les relations internationales intersyndicales sont maintenant une partie essentielle de l’action syndicale. «Les patrons n’hésitent pas à évoquer la mondialisation pour justifier certaines de leurs décisions. Les syndicats doivent en tenir compte et les relations internationales intersyndicales sont une réponse à cette nouvelle situation.»

alors mes camarades ………..j’ aime bien une reponse positive pour donner une leçon aux patrons et responsables a echelle mondial et surtout en algerie

Auteur Mr HOUARI Kaddour

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www.googlesnapap.centerblog.net Soutien au syndicat algérien snapap et à ses militants !SNAPAP de CHLEF vient d’apprendre que Monsieur SADOU Sadek responsable national du syndicat algérien SNAPAP (Syndicat National autonome des personnels de l’administration algérienne) est victime de répression syndicale de la part de la police et du pouvoir algérien : suspension de son travail, interdiction de se rendre dans les locaux syndicaux…
Les service de police viennent d’interdire un rassemblement de solidarité des travailleurs de la Wilaya de Bejaia et une plainte en référé vient d’être déposée par les autorités locales visant à interdire le rassemblement de protestation prévu ce dimanche !
Le pouvoir algérien poursuit sa campagne de muselage du monde syndical autonome algérien qui se bat au quotidien dans des conditions difficiles pour défendre les droits des salariés et du peuple algérien.
Le pouvoir algérien, en ne reconnaissant que le seul syndicat officiel, l’UGTA, dont les dirigeants lui sont totalement inféodés, s’assoit sur le pluralisme syndical pourtant inscrit dans la constitution qu’il a lui-même votée.
SNAPAP CHLEF apporte sa solidarité totale à nos camarades et exige que cesse toutes les atteintes aux libertés syndicales et en particulier que cessent les mesures répressives prises contre Monsieur SADOU Sadek.
SNAPAP CHLEF réaffirme son exigence que la liberté syndicale devienne effective en Algérie comme partout sur la planète.
DECLARATION UNITAIRE POUR LE 12 FEVRIER 2008

L’Intersyndicale Autonome de la Fonction Publique algérienne (SNAPAP, CLA,
CNAPEST, SATEF, , SNTE, SNPEPM, CECA, coordination des sections CNES) a décidé l’organisation de grèves nationales du 10 au 12 février 2008, avec un rassemblement à Alger le 12 février 2008.
L’intersyndicale dénonce la dégradation des conditions de vie de l’ensemble de la population algérienne (salaires dérisoires, prix des denrées de première nécessité ainsi que des logements en inflation constante) alors que les caisses du pouvoir n’ont jamais été aussi pleines (l’Algérie n’a plus de dette extérieure et dispose d’une réserve déposée dans les banques étrangères de 180 milliards de dollars).
Elle revendique: des salaires compatibles avec un pouvoir d’achat décent, l’ouverture de véritables négociations dans la fonction publique, des pensions dignes pour les retraités, la titularisation des contractuels et vacataires et la création d’emplois, une indemnité pour les chômeurs demandeurs d’emplois.
De plus, les militants des syndicats autonomes subissent toujours une répression sous toutes les formes possibles, le pouvoir multiplie les tentatives de corruption de leurs membres et crée des syndicats «clones » afin de les discréditer dans l’opinion.
Afin de dénoncer le silence complice des autorités et des médias français sur ce que subissent les algériens, afin de montrer notre solidarité avec les camarades des syndicats autonomes et de dénoncer la répression dont ils sont victimes, afin de soutenir leurs légitimes revendications :

Auteur Mr HOUARI Kaddour

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31 mai 2008

 yzxswo67

houari kaddour snapap 860 jours d’injustice

Aujourd’hui mardi 06 mai2008 HOUARI Kaddour vit son 860ème jour de révocation de son travail dans le secteur de santé. Et “il en rit”, nous confie son ami HADJI Mhamed qui lui a rendu visite, lundi dernier, au son domicile. “HOUARI a rigolé quand je lui ai demandé son sentiment, alors qu’il boucle son 800ème jour de REVOCATION.
Il m’a répété ce qu’il nous a toujours dit depuis qu’il est en Sans Travail : “La liberté a un prix, il faut savoir le payer !” HOUARI qui en est à son 800JOURS SANS TRAVAIL, “refuse de baisser le front”. Il en est convaincu, son révocation “n’est qu’une des palpitations de l’Algérie en lutte pour sa dignité”. Il en est d’autant plus convaincu, nous dira HADJI, que tous ses codétenus, et les Gens de la wilaya de CHLEF, le respectent et l’admirent pour son courage et son combat pour la liberté d’exercice syndical.

ziane ilyes et djabaili abed el ghani

30 mai 2008

En demande un solidarite international syndical pour le SNAPAPzi

 

ziane ilyes

 

         

Syndicats autonomes par HOUARI Kaddour

30 mai 2008

 

Syndicats autonomes

La grande offensive

La « mère des batailles » a commencé. Après des années de combats périphériques pour des questions strictement alimentaires, menées le plus souvent en solitaires, les syndicats autonomes ont décidé d’aller à l’essentiel. Se regrouper pour « s’imposer comme interlocuteur valable des pouvoirs publics ».

La nouvelle grille salariale concoctée récemment par le gouvernement et l’UGTA (unique interlocuteur des pouvoirs publics, pour des raisons purement politiques) n’est que le détonateur de la future stratégie des syndicats autonomes de la Fonction publique. Les actions consistant à dénoncer la nouvelle grille des salaires ne sont, dit-on, que le début d’une démarche de longue haleine dont le but principal est de se poser en interlocuteur dans des questions relatives au monde du travail et à la Fonction publique en particulier. Douze syndicats autonomes, représentant une large majorité des fonctionnaires, se sont lancés dans la création d’une confédération des syndicats autonomes de la Fonction publique. Il s’agit du CNES (enseignement supérieur), du SATEF, de l’UNPEF, du SNAPEST et SNTE pour l’éducation nationale, du SNAPAP (personnels de l’administration), du SNAVFP (vétérinaires) et des psychologues (SNAPSY) de la fonction publique, et des professionnels des secteurs de la santé : généralistes (SNPSP), spécialistes (SNPSSP), professeurs et docents (SNPDSM) et maîtres assistants (SNMAM). La coordination est ouverte à d’autres syndicats, comme le CLA, la FNTE et le CNAPEST, dont le ralliement ne fera que renforcer les actions envisagées. Pourtant, le large éventail des professions de la Fonction publique représentées par ces syndicats autonomes aurait dû inciter le gouvernement à dialoguer avec ces derniers, à prêter l’oreille à leurs revendications et à leurs propositions.

La situation des libertés syndicales en Algérie dépasse de la loin la question des agréments. Les syndicats autonomes ont, d’ailleurs, vite remarqué que leur reconnaissance légale par les autorités compétentes n’est pas synonyme de partenariat. Bien qu’agréé depuis 1990 et présent dans les différents secteurs de l’administration, le SNAPAP n’a pourtant jamais été convié à une quelconque réunion avec les pouvoirs publics. Qu’il s’agisse de la révision du statut particulier de la Fonction publique, d’établir la nouvelle grille salariale ou de discuter du prochain code du travail, aucun des syndicats autonomes de ce corps n’a été associé à la réflexion, comme aucune de ses propositions concernant ces réformes n’a été prise en compte.

Quand on écoute les arguments des 12 syndicats autonomes, l’on comprend aisément la frousse des pouvoirs publics à affronter une opposition à des mesures présentées comme une véritable révolution notamment en matière d’amélioration des salaires. Ce qui est exhibé avec le titre de grande victoire syndicale par l’UGTA ne l’est pas du point de vu des syndicats autonomes. Les hausses « considérables » des salaires après l’adoption de la nouvelle grille, selon la Centrale, ne sont qu’un « leurre », selon les syndicats autonomes.

En réponse à l’opacité entretenue par le gouvernement et l’UGTA sur la réalité des nouveaux salaires, jusqu’à ce que la nouvelle grille devienne effective et qu’on ne puisse plus revenir dessus, on tente, du côté des syndicats autonomes, de démontrer que ces hausses sont insignifiantes.

La coalition des 12 syndicats autonomes, devant être élargie à d’autres, considère que la revalorisation du salaire de base n’a plus aucun poids devant la « dilution des deux plus importantes indemnités (ICR et ISS) dans la nouvelle grille ». Il faut savoir que ces deux indemnités, dites de « suggestion spéciale » (ISS) et « complémentaire sur le revenu » (ICR) représentaient jusqu’à 80% des salaires de l’ancienne grille. L’autre grief des syndicats autonomes contre la nouvelle rémunération des fonctionnaires est relatif à la valeur du point indiciaire dont considère qu’il est réellement de 21 DA et non pas de 45 DA comme annoncé officiellement.

Chiffrées, les augmentations attendues pour 2008 ne devraient pas, selon les syndicats autonomes, dépasser 3 000 à 4 000 DA pour les enseignants du secondaire (PES), et pas plus de 18 000 DA pour la catégorie des bac+20 (médecins spécialistes, professeurs…). D’ailleurs, la coalition des syndicats aurait souhaité que « tous les salaires soient publiés », en particulier ceux des fonctionnaires classés à la dernière catégorie parmi les 7 hors catégories. A titre d’illustration des avantages octroyés aux personnels occupant les hautes fonctions de l’Etat, une prime de représentativité de l’ordre de 40 000 DA leur sera octroyée, soit l’équivalent du salaire des médecins généralistes du secteur public.

Sur ces points et d’autres, les syndicats autonomes regroupés autour de la coalition des 12 ont voulu s’entretenir avec le chef du gouvernement pour lui exposer leurs points de vue, avec l’espoir de le convaincre de réviser cette nouvelle grille des salaires ou, pour le moins, de négocier une consolidation du régime indemnitaire.

Cette volonté de vouloir discuter ce qui a déjà été tranché avec l’UGTA explique, peut-être, que la demande des représentants des 12 syndicats autonomes de rencontrer le chef du gouvernement samedi dernier n’ait pas été exaucée, sous prétexte d’un calendrier chargé de Abdelaziz Belkhadem. Ni le chef du gouvernement ni même son chef de cabinet pour recevoir les doléances des syndicats les plus représentatifs de la Fonction publique (et dans des secteurs très sensibles), c’est la preuve par douze que les pouvoirs publics ne vont pas changer leur attitude de sitôt et ne vont pas admettre, dans les faits, le pluralisme syndical.

Car au-delà de la nouvelle grille des salaires, la démarche des syndicats autonomes remet sur le tapis la question des libertés syndicales et du respect de la réglementation en vigueur qui accorde de la place aux syndicats selon leur représentativité. Et si cette représentativité avait été prise en charge, l’UGTA n’aurait été qu’un petit interlocuteur du gouvernement sur les questions aussi bien du statut particulier des fonctionnaires que de la révision de la grille salariale dans la Fonction publique.

Si la représentativité des syndicats autonomes n’est plus à discuter, leur stratégie doit donc s’orienter vers un bras de fer pour arracher la place d’interlocuteur qui correspond à cette position au sein des travailleurs de la Fonction publique. La création d’une confédération des syndicats autonomes de la Fonction publique semble être la démarche adoptée. Les 12 syndicats annoncent une grande offensive pour après l’Aïd El-Fitr, une fois que les conseils nationaux de chacune de ces formations ait mandaté la direction nationale de prendre les décisions qu’il faut pour agir sur le terrain. Journées de protestations, grève générale, rassemblements…, aucune action n’a été décidée, mais toutes sont envisageables pour se révolter contre le tutorat imposé aux syndicats autonomes de la Fonction publique à travers l’UGTA dont on sait le peu de représentativité au sein des fonctionnaires.

Bien sûr, il s’agira pour les syndicats autonomes d’éviter les échecs des précédentes tentatives de création de confédérations, comme cela a été le cas pour la CASA (2001) qui, en plus du refus d’enregistrement opposé par les pouvoirs publics, devait affronter des luttes de leadership qui ont eu raison de la coalition.

Six ans après, la volonté est encore tenace et le nombre de syndicats est encore plus grand. Reste à savoir comment sera menée sur le terrain la « mère des batailles », celle de la reconnaissance des syndicats autonomes en tant qu’interlocuteurs, à part entière et sans tuteur,  

 

des pouvoirs publics. 

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