• Accueil
  • > presse de greve de faim cnec snapap

presse de greve de faim cnec snapap

Arrestation de 9 enseignants devant la présidence de la république 

20.08.2008 Par Leila Cherfaoui/Traduction: Narimane.Af 

Taille de police :
 

 

Durant le Sit-in des contractuels  

  • Les services de sécurité appuyés par les brigades antiémeutes ont arrêté hier quelque neuf enseignants qui s’apprêtaient à participer à un sit-in de protestation prévu la matinée devant la présidence de la république, alors qu’une enseignante de Bejaïa s’est évanouie, victime d’une hypoglycémie en raison de la grève de la faim qu’elle observe

  •   

  • Au moment où le secrétaire général du ministère de l’éducation nationale animait un point de presse sur le dossier des enseignants contractuels, les enseignants protestaient dans la rue à quelques mètres des sièges du ministère de l’éducation et de la présidence de la république

  • Les services de l’ordre ont employé la force pour empêcher le sit-in ou seulement d’approcher le voisinage de la présidence, des voitures de police et des barrières de sécurité ont été placées sur toutes les voies qui mènent au carrefour qui fait face au bâtiment de la présidence 

  • Les forces de l’ordre ont formé des chaînes pour fermer le passage devant la présidence. Ils ont repoussé les enseignants en arrière ce qui a créé une importante bousculade alors que le téléphone portable du président du Conseil National des Enseignants Contractuels, Houari Kaddour, a été confisqué

  • Après l’arrestation de neuf enseignants, les manifestants sont revenus en arrière de peur que d’autres ne soient arrêtés d’autant plus que nombre d’entre eux étaient des femmes. Les protestataires se sont contentés de se rassembler sous un soleil de plomb dans la rue Mohammed Kacem, à 150 mètres du siège de la présidence, jusqu’en milieu de journée. 

  • Le rassemblement a réuni des enseignants contractuels qui ont fait le déplacement d’une quinzaine de wilayas, un membre de la ligue nationale des droits de l’homme ainsi qu’un militant du Mouvement Démocratique Social

  • Les enseignants contractuels poursuivent pour rappel leur grève de la faim entamée il y a 36 jours

 

 

Elchourouk mercredi 

الأساتذة المتعاقدون يواصلون الإضراب عن الطعام لليوم الـ 38 

وزارة التربية تحمل نقابة السناباب وأطرافا أجنبية المسؤولية 

2008.08.20 

حجم الخط:  

 

حملت وزارة التربية الوطنية نقابة السناباب وأطرافا أجنبية مسؤولية تدهور الأوضاع الصحية للأساتذة المتعاقدين الذين دخلوا في إضراب عن الطعام لليوم الثامن والثلاثين، مؤكدة أن هذه النقابات وجدت فرصة لما أسمته بـ « المتاجرة بهذه الفئة من الأساتذة لخدمة أغراضها الشخصية لا غير » 

وأوضح الأمين العام لوزارة التربية الوطنية، أبو بكر خالدي، في الندوة الصحفية التي نظمها أمس بمقر الوزارة قائلا: « النقابات المستقلة التي تملك فئة من المناضلين الذين لا يتعدى عددهم  أصابع اليد  هي التي توظف مشاكل الأساتذة المتعاقدين لخدمة أغراضها الشخصية »، في إشارة إلى نقابة السناباب التي قال أنها « لا يمكن لها حتى صنع لافتة باسمها »، مضيفا:  » مختلف النقابات الأجنبية التي قامت بصياغة بيانات التضامن مع الأساتذة المتعاقدين واتهمت الحكومة الجزائرية بعدم احترام حقوق الإنسان أيضا لها مسؤولية في زعزعة استقرار المنظومة التربوية ». وتساءل  المتحدث في نفس السياق: « لماذا لم تصدرهذه النقابات الأجنبية بيانات التضامن مع شعب فلسطين والعراق وحتى جورجيا؟ ولماذا بالذات مع الأساتذة  المتعاقدين في الجزائر؟  » وطمأن نفس المصدر الأساتذة المتعاقدين عندما أعلن أن الوزارة ستوظف ما يقارب 28 ألف أستاذ في الدخول المدرسي 2009 و2010 وهو  ما يسمح، على حد قوله، بتوظيف النسبة المتبقية من الأساتذة المتعاقدين الذين لم يسعفهم الحظ في الظفر بمنصب عمل وفق المسابقة التي نظمها قطاع الوظيف العمومي يوم  29  جويلية الفارط.   وفيما يخص إمكانية تكرار سيناريو 2003 عندما أقدمت الحكومة على توظيف ما يقارب 43 ألف أستاذ دون اجتيازهم  مسابقة التوظيف، رد  الأمين العام بوزارة التربية الوطنية أن توظيف الأساتذة في تلك المرحلة  كان بقرار سياسي اتخذ من طرف جهات لم يرد ذكرها، قائلا: « في كل الأحوال، وزارة التربية الوطنية لا يمكن لها توظيف الأساتذة مستقبلا إلا عن طريق مسابقة التوظيف ». 

حكيم طماني  

  

Horizon mercredi20/08/2008 

 

Le ministère de l’Education 

au sujet des enseignants grévistes 

«La loi ne leur confère ni la qualité de fonctionnaire 

ni le droit à l’intégration» 

La situation et les revendications de l’intégration des enseignants contractuels fait encore couler beaucoup d’encre. 

Le ministère de l’Education nationale se désengage de toute responsabilité. Lors d’un point de presse, le secrétaire général au ministère de l’Education, M. Boubekeur Khaldi, a précisé que le département de l’Education, comme bon nombre de secteurs d’activités, relève de la fonction publique. De ce fait, aucun recrutement ou une intégration dans un corps précis ne peut se faire sans un concours d’accès. Le conférencier se réfère aux critères d’accès à la fonction publique.
Lequel est régi par des dispositions législatives et réglementaires notamment l’ordonnance n°06-03 du 15 juillet 2006 portant statut général de la fonction publique. Il cite dans le même contexte le décret exécutif n° 90-49 du 6 février 1990, modifié et complété portant statut particulier des travailleurs de l’Education ainsi que l’arrêté interministériel de 21 septembre 2005. Un texte de loi fixant les programmes des concours sur épreuves professionnels pour l’accès aux différents corps spécifiques au secteur de l’Education nationale. Selon M. Khaldi, l’article 22 de l’ordonnance précitée ne leur confère ni la qualité de fonctionnaire ni le droit à une intégration.
Le secrétaire général du ministère a tenu à préciser qu’une première vague de titularisation s’est faite en 2003 suite à une décision politique. Quelque 43.000 contractuels ont, d’ailleurs, été intégrés sans avoir passé le concours. «Une décision qui ne se reproduira pas à l’avenir. D’où la nécessité pour les protestataires de se conformer à la loi», a souligné M. Khaldi, estimant qu’en tant que contractuels, les grévistes ne sont plus en droit de protester en qualité d’enseignants contractuels depuis la fin juillet, leur contrat de travail étant caduque jusqu’à son renouvellement à la prochaine rentrée scolaire. Insinuant l’illégalité de cette grève de la faim qui a affecté la santé de bon nombre de contestataires, le conférencier précise que les enseignants grévistes ne sont à l’heure actuelle que de simples citoyens. Quant à la pseudo-médiation dont ont fait part avant-hier plusieurs titres nationaux, M. Khaldi a tenu à préciser que le ministère n’a pris aucun contact de quelque nature que ce soit. «Les pouvoirs publics n’ont pas besoin de médiation pour régler les différents problèmes posés dans un secteur donné. Le ministère de l’Education n’a jamais eu de contact avec l’association citée dans certains titres journaux», a déclaré M. Khaldi soulignant que seule
la Fédération nationale des associations des parents d’élèves est reconnue à l’échelle nationale.
Tout en appelant les grévistes à assumer leur responsabilité, M. Khaldi s’est référé à l’importance de l’institution éducative. Laquelle regroupe 552.288 fonctionnaires sur un effectif global de 1.500.000 travailleurs de la fonction publique.
Pas moins de 1.200.000 élèves inscrits en première année moyenne rejoindront en septembre prochain leurs collèges. Les lycées compteront un million d’élèves. C’est dire aussi l’urgence de la mobilisation de tous les moyens humains et matériels pour pouvoir contenir ce flux.
Safia D. 

 

Liberté 20/08/2008 

Actualité (Mercredi 20 Août 2008) liberte 

 

Le ministère de l’éducation répond aux grévistes de la faim 

Par :Saïd Ibrahim
Lu : (9 fois) 

Il estime que ces contractuels, qui ont accepté les termes des contrats qu’ils ont paraphés, ne peuvent en aucun cas les remettre en cause. 

“Le recrutement dans le secteur de l’éducation ne peut se faire que dans le respect des mécanismes prévus par les textes de loi en vigueur en Algérie”, a annoncé le secrétaire général du ministère de l’Éducation dès le début de la conférence de presse qu’il a animée, hier, au siège de son département. Il exhibera à cet effet les textes de l’ordonnance du 15 juillet 2006 portant statut général de
la Fonction publique. En lisant l’article 80 dudit statut, il insistera sur les trois seuls modes de recrutement prévus par les textes, à savoir le concours sur épreuves, le concours sur titre et le test professionnel. “Il faut noter qu’une ordonnance vient juste après
la Constitution en matière de  la force de la loi. Nul ne peut ignorer ces textes de loi”, tient-il à préciser. S’il dit comprendre la détresse des enseignants contractuels grévistes de la faim, il s’étonne par contre que “certaines parties veulent profiter de cette douloureuse situation pour rebondir politiquement ou pour donner du crédit à des syndicats peu représentatifs”. Il réaffirme la position du ministère de l’Éducation obligé de respecter la loi : “Ce problème ne peut trouver de solution que dans le respect des textes en vigueur.” Allant plus loin dans sa logique, il réfute la qualité de fonctionnaire aux enseignants contractuels et aux suppléants car, explique-t-il, “les contractuels et les suppléants sont recrutés pour remplir des missions précises, en cas de vacance d’un poste non budgétisé ou pour remplacer des enseignants titulaires, en arrêt de maladie ou en congé de maternité. Leurs contrats de travail prennent fin au mois de juin et donc ils ne peuvent en aucun cas se targuer de la qualité de fonctionnaire”. Il estime que les contractuels et les suppléants, qui ont signé des contrats, dont ils ont accepté toutes les clauses, ne peuvent aujourd’hui les remettre en cause. “Nous considérons ces grévistes de la faim comme des citoyens algériens, car ils ont perdu le statut d’enseignant dès lors que leurs contrats sont arrivés à expiration”, dit-il. Il rappelle que 29 000 candidats ont participé, le 29 juillet dernier, au concours national organisé pour le recrutement de 26 000 enseignants : “Le secteur de l’éducation compte à lui seul un tiers des fonctionnaires du pays. Le département de l’Éducation emploie 552 288 fonctionnaires alors que
la Fonction publique comptabilise 1,5 million de fonctionnaires. Les délibérations pour les résultats définitifs de ce concours auront lieu dans une semaine et quand on annonce le recrutement de 26 000 nouveaux enseignants nous le ferons car le département de l’Éducation a bénéficié d’autant de postes budgétaires pour l’exercice 2008”. Il réfute les déclarations de certaines parties relatives à des “pseudos cas de contractuels exerçant depuis 14 ans. Qu’on me cite alors un seul cas concret. Il est impossible que cela puisse exister car en 2003, sur décision politique, tous les contractuels avaient été recrutés. Je tiens à rappeler que pour cette fois-ci, il n’y aura pas de décision politique promulguée sous la pression et le ministère de l’Éducation appliquera à la lettre les textes de loi régissant
la Fonction publique”. Il aborde ensuite le deuxième sujet de cette conférence de presse : “La pseudo médiation entre le département de l’Éducation et les grévistes de la faim”.
Il affirmera qu’aucun contact n’a eu lieu entre son département et “l’unique interlocuteur officiel, à savoir,
la Fédération nationale des associations des parents d’élèves, concernant le problème des grévistes de la faim”. Il estime aussi que son département n’a jamais eu besoin d’intermédiaire pour régler les problèmes propres au secteur. Pour donner de l’espoir aux grévistes, il rappelle que d’ici quelques années, le ministère de l’Éducation réceptionnera 313 lycées, 576 collèges, 10 499 salles de cours et 1 063 cantines scolaires. En révélant ces chiffres, il lance indirectement le message suivant aux grévistes : “Ces nouveaux établissements auront besoin d’enseignants.”
Il évalue enfin le nombre de contractuels à 26 000, et non 45 000, comme annoncé par certaines sources. “Certes, il y a 45 000 dossiers dans les établissements, mais il faut savoir que certains contractuels déposent des dossiers dans différents établissements”, explique-t-il. Il se montre enfin confiant car le respect des textes de loi permettra, selon lui, une juste solution à ce problème. 

Saïd Ibrahim 



 

 

 

Al ayam 20/08/2008 

 

 

 

 

 

نظام المسابقات هو الطريقة الوحيدة لتوظيف الأساتذة في القطاع، «خالدي» يؤكد.. 

 

 

 

الأساتذة المضربون عن الطعام لن يستفيدوا من أية معاملة تفضيلية

أكد أمس «بوبكر خالدي» الأمين العام لوزارة التربية الوطنية في لقاء صحفي عقده بمقر وزارة التربية الوطنية، أن الأساتذة المتعاقدين المضربون عن الطعام منذ 14 جويلية الماضي لن يستفيدوا من أية معاملة تفضيلية لتوظيفهم بصفة أساتذة دائمين في قطاع التربية عدا خضوعهم لنظام المسابقات مثل جميع المعنيين.
 
وليد.ح
قال «خالدي» أن ما حدث في عام 2003 عندما تم إدماج 43 ألف شخص ضمن مناصب دائمة في قطاع التربية بقرار سياسي لن يتكرر مرة أخرى مشيرا بخصوص التوظيف في القطاع إلى « طريقة واحدة » هي نظام المسابقات وتوظيف الأساتذة يكون عن طريق ذلك، وتحدث «خالدي» في هذا السياق عن مسابقة التوظيف التي أجرتها الوزارة في 29 جويلية الماضي لفائدة الأساتذة وقال أن 29 ألف شخص شارك فيها منهم أساتذة متعاقدون كما قدم معطيات بخصوص أعداد هذه الفئة من الأساتذة الموجودة في القطاع مشيرا إلى وجود 26 ألف أستاذ متعاقد في قطاع التربية في حين أن عدد الملفات الإجمالي بهذا الشأن يصل إلى حدود 45 ألف ملف، وأضاف «خالدي» أن الأساتذة المتعاقدين يستفيدون من نظام تنقيط يصل إلى 5 نقاط ممنوحة لهم استثنائيا عند إجرائهم لمسابقة التوظيف لقاء سنوات الخبرة التي يتمتعون بها في القطاع وأن « هؤلاء المتعاقدون سيتلقون أجورهم في نهاية شهر أوت كأقصى تقدير، وبخصوص الأساتذة المضربين عن الطعام والمطالبين بإدماجهم تلقائيا في القطاع؛ قال «خالدي» أن « قطاع التربية في حاجة إليهم ولا ينبغي أن يفقدوا الأمل »، محذرا إياهم في الوقت نفسه من ما أسماه « التغليط » ومن « الذين يلعبون بمشاكلهم ». ومع إشارته إلى 26 ألف منصب حصلت عليه الوزارة هذا العام قال «خالدي» في سياق حديثه عن مرتكزات التوظيف في قطاع التربية أن هذا الأخير يتم تسييره بوثيقتين اثنتين الأولى هي الامرية 03-06 المؤرخة في 15 جويلية 2006 المتعلقة بالوظيف العمومي التي تنص صراحة في مادتها الـ80 على أن الالتحاق بالوظائف العمومية يكون « إما عن طريق المسابقة أو عن طريق الشهادة في بعض القطاعات أو عن طريق الفحص المهني »، في حين أن الوثيقة الثانية تتمثل في المرسوم 49-90 الصادر في 6 فيفري 1990 والمتعلق بالقانون الخاص بالتربية الوطنية، أما توظيف المتعاقدين فإن المادة 20 من الأمرية المذكورة تذكر حالات خاصة لذلك في حين أن المادة 22 من الأمرية نفسها تنص على أن هذه المناصب المؤقتة لا تسمح للمتعاقدين أخذ صفة الموظف. 

آخر تحديث ( الثلاثاء, 19 أغسطس 2008

 

  

El khabar20/08/2008 

  

 

تجمّعهم أمام رئاسة الجمهورية أمس تحوّل إلى  »مطاردات بوليسية »
توقيفات في صفوف الأساتذة المتعاقدين والنقابة تكذّب بيان الوزارة 

رفض أمس، الأساتذة المتعاقدون الخضوع لمحاولات تفريقهم من قبل مصالح الأمن، وتحوّل التجمع الذي دعت إليه نقابتهم أمام مبنى رئاسة الجمهورية إلى  »مطاردات بوليسية  » عبر الشوارع المتفرعة عن الساحة الرئيسية للمرادية على مدى 3 ساعات من الزمن.
 منذ الوهلة الأولى، أبدى المعتصمون مقاومة شديدة لمساعي تشتيتهم، فرغم توقيف 7 أساتذة في بداية التجمع واقتيادهم إلى مركز الشرطة في حدود الساعة التاسعة و50 دقيقة، واصل باقي المتظاهرون حركتهم الاحتجاجية برفع لافتات من ورق تلخّص معاناتهم قبل أن ينقضّ عليهم رجال الشرطة بالزي الرسمي والمدني، ليقوموا بانتزاع اللافتات عن طريق القوة والزج بهم في شارع محمد قاسم المقابل لمبنى الرئاسة.
وقد اعتمدت مصالح الأمن مدعمة بالقبعات الزرق أسلوبا جديدا في الملاحقات، حيث شوهد عناصرها وهم يسيرون وراء المحتجين على طول الطريق المذكور أي على مسافة تقارب الكيلومتر، ثم ولوا أدراجهم لاعتقادهم بأن الأساتذة  »رفعوا الراية البيضاء »، لكنهم تفاجأوا بعدها بعودة المحتجين في اتجاه الساحة الرئيسية. وهو ما أثار غضب أفراد الشرطة الذين شرعوا في مطاردتهم إلى أن وصلوا بهم هذه المرة إلى شارع عبد القادر الذي يعتبر امتدادا لشارع محمد قاسم. ونتج عن ذلك مشادات كلامية بين الطرفين وتعالت أصوات المتظاهرين المنددة بالقمع والمطالبة بوقف الحفرة وتسوية أوضاعهم  »بركات من العقود، الإدماج هو المطلوب ».
في هذه الأثناء سجلت حملة توقيفات أخرى لأساتذة قدموا من عدد كبير من الولايات لمساندة زملائهم وإطارات نقابية من النقابة الوطنية لمستخدمي الإدارة العمومية، بينما أغمي على أستاذة متعاقدة من بجاية قدمت إلى العاصمة للمشاركة في الاعتصام، حيث بقيت على هذا الحال أكثر من نصف ساعة قبل أن يتقرر الاتصال بالحماية المدنية التي نقلتها على الفور إلى المستشفى.
من جهتها، كذّبت المكلفة بالإعلام في المجلس الوطني للأساتذة المتعاقدين، مريم معروف، خبر نجاح آلاف الأساتذة المتعاقدين في المسابقة المنظمة نهاية الشهر الماضي، وعلّقت المتحدثة على هذه المعلومة التي تضمنها بيان وزارة التربية الصادر أول أمس، بأن غالبية الأساتذة المتعاقدين المشاركين في المسابقة سحبت من ملفاتهم شهادة العمل، وبالتالي يستحيل التعرف على مدة خدمتهم في مجال التعليم. وتواصل متسائلة  »كيف يمكن للإدارة إضافة نقاط للأساتذة  أثناء التصحيح على أساس أقدميتهم مثلما أعلنت الوزارة عن ذلك من قبل ». وأشارت بهذا الخصوص إلى الوضع المأساوي لقرابة خمسين أستاذ مضرب عن الطعام منذ 5 أسابيع يواجهون الموت المحقق والسلطات لم تحرك ساكنا إلى حد الساعة. 
 

 

 

Les grévistes de la faim sont à leur 38e jour 

Le sit-in des enseignants contractuels empêché 

 

                                                                                        

La situation des enseignants contractuels grévistes de la faim, depuis maintenant 38 jours, ne semble pas connaître d’épilogue. Ces derniers, qui ne cessent de tenir des rassemblements dans le but de faire valoir leurs revendications, ne comptent pas baisser les bras.  

En effet, encore une fois, le rassemblement auquel a appelé le Conseil national des enseignants contractuels (CNEC) a été réprimé par les éléments des anti-émeutes.    Les éléments des brigades anti-émeutes, les policiers en tenue et en civil, ainsi que les éléments de la gendarmerie étaient  en force pour éparpiller la foule et barricadaient tous les chemins mènant vers la présidence de
la République. Tout a commencer  vers 9h 30 au moment où les protestataires ont commencé a scandé « On demande le départ de Benbouzid. »  Ces derniers ont été bousculés, insultés et malmenés, par les services de l’ordre sous  prétexte que les rassemblements seraient strictement interdits. Ils ont traîné sur plusieurs mètres vers la rue Mohamed Kassem d’El Mouradia et loin de la présidence de la république, les protestataires qui étaient une quarantaine. Les forces de l’ordre qui maîtrisent mieux l’art de manier la matraque que celui des négociations, ont embarqué de forces 11 manifestants et un photographe afin de réquisitionner son matériel. Une manifestante de Bejaia a été évacuée en urgence vers l’hôpital par les services de
la Protection civile. « Cette dernière  qui  s’est évanouie sur les lieux,  a attendu une heure avant d’être évacuée », dira le président du Conseil national de la santé publique, Houari Kaddour, tout en déplorant l’état de santé des 46 grévistes de la faim qui est de plus en plus dégradé.  » Aucun gréviste de la faim n’a survécu plus de 65 jours « , a-t-il affirmé.   Des représentants de l’Union des associations de parents d’élèves, les syndicats autonomes (Cla, Cnapest, Snapap) ont rejoint le rassemblement afin de réaffirmer leur soutien aux grévistes.
 

 

 

Le département de Benbouzid catégorique sur la question des contractuels  

«Pas de solution politique»  

Le ministère de l’Education nationale a signifié hier une fin de non-recevoir aux revendications des enseignants contractuels dont 55 représentants observent depuis le 14 juillet dernier une grève de la faim.  

«Nous n’allons pas procéder par décision politique» a déclaré hier le secrétaire général de ce ministère lors d’un point de presse, alors que le sit-in auquel ont appelé les enseignants faisait face aux forces de l’ordre qui l’empêchaient de se tenir. M. Khaldi a rappelé que si en 2003, la réintégration de tous les contractuels du système éducatif s’est opérée par décision politique, aujourd’hui  un tel procédé ne peut avoir cours,  justifiant ses déclarations par des décrets et autres textes législatifs régissant actuellement le mode de recrutement. Les voies de concours, dont celui organisé le 29 juillet dernier et auquel ont participé  

29 000 candidats sont le seul moyen consacré par la législation algérienne pour tout recrutement dans
la Fonction publique, a en outre expliqué le représentant de Benbouzid. Le ministère de l’Education accuse en outre les partis de vouloir faire de cette question une affaire politique et rappelle, par là même, que le secteur s’organise ave des lois et des textes, et ceux qui veulent une solution politique «n’ont qu’à la trouver», a déclaré
 

M. Khaldi, dénonçant le recours fait au syndicat américain. Le même conférencier a rejeté toute responsabilité du ministère dans la situation des grévistes qui se dégrade. Il a en outre appellé les protestataires à prendre leurs responsabilités non sans déclarer : «Je ne souhaite pas qu’il y ait un drame», lorsqu’il a été interrogé sur les propositions à fournir à l’adresse des grévistes de la faim qui en sont à leur 37e jour et dont certains se trouvent dans un état très critique. M. Khaldi a en outre indiqué que les constats faits par le médecin du Snapap sont «exagérés». Répondant aux accusations des grévistes quant au fait qu’ils occupent leurs postes depuis plusieurs années, le ministère rappelle que tout contrat avec un suppléant est caduc à la fin de l’année. Selon le ministère de l’Education nationale, il y a actuellement 25 000 contractuels. Ceux qui ont participé au concours de recrutement bénéficieront de la bonification des  années de travail dans le secteur de l’éducation. Le ministère de l’Education nationale n’a pas manqué de nier catégoriquement tous pourparlers avec les grévistes et toute tentative de médiation de l’Union nationale des associations des parents d’élèves pourtant rendue publique par les protestataires. 

Le Conseil national des enseignants contractuels devait se réunir hier dans la soirée. Selon certains des ses membres, «la grève continuera». Le Cnec a prévu de rendre publique aujourd’hui sa réaction aux propos tenus par les responsables de la tutelle.  

A souligner que 18 personnes ont été arrêtées parmi les protestataires qui ont essayé de tenir le sit-in devant le siège de la présidence de
la République.   
 

Par Fatima Arab 

  

El chourouk 

توقيف 9 أساتذة أمام رئاسة الجمهورية 

قوات الأمن تطارد الأساتذة المتعاقدين بالهراوات لمنعهم من الاعتصام 

2008.08.20 

ليلى شرفاوي 


تصوير:يونس.أ 

أوقفت أمس، مصالح الأمن مدعمة بقوات مكافحة الشغب المدججة بالعصي والهراوات، 9 أساتذة متعاقدين كانوا بصدد المشاركة في التجمع الإحتجاجي الذي حاول الأساتذة تنظيمه صباحا أمام رئاسة الجمهورية، ويتعلق الأمر بكل من « ش.مراد »، « ل. علي »، « ت.عبد الله »، « ر.سليم »، « ش. مصطفى »، « س. فريد »، « مراد. ب »، « رشيد.ا »، « و. عبد القادر ». 

  • في حين أصيبت أستاذة أخرى تدعى « ن. فتيحة » من ولاية بجاية بالإغماء وسقطت أرضا في الشارع، إثر انخفاض نسبة السكر في دمها بسبب الإضراب عن الطعام، قبل أن يسارع زملاؤها الأساتذة إلى إسعافها من خلال رشها بالماء، ريثما وصول سيارة الإسعاف لنقلها إلى المستشفى. 

  • وفي الوقت الذي كان الأمين العام لوزارة التربية الوطنية يعقد ندوة صحفية حول ملف الأساتذة المتعاقدين كان الأساتذة يتظاهرون ويحتجون في الخارج على بعد أمتار عن مبنى وزارة التربية ومبنى رئاسة الجمهورية، حيث كانت قوات الأمن تطاردهم بالعصي والهراوات، إذ تدخلت بالقوة، لمنع الأساتذة من تنظيم التجمع أو حتى الاقتراب من محيط الرئاسة، وقامت بوضع حواجز أمنية وسيارات للشرطة في جميع الإتجاهات التي يقود إليها مفترق الطرق المقابل لمبنى رئاسة الجمهورية،  كما قامت مصالح الأمن بتنظيم أحزمة من عناصر الأمن المدرعة على شكل حاجز أمني لغلق جميع الطرق المؤدية إلى الرئاسة، وقام هؤلاء بدفع الأساتذة إلى الوراء، ما أدى إلى تساقط بعضهم أرضا، وتدافع الآخرين فيما بينهم، وطاردتهم مصالح الأمن على طول شارع محمد قاسم الرابط بين المدنية والمرادية، لإبعادهم عن مقر الرئاسة، كما صادرت مصالح الأمن جهاز الهاتف النقال لرئيس المجلس الوطني للأساتذة المتعاقدين هواري قدور. 

  • وطوقت مصالح الأمن جميع المنافذ التي تؤدي إلى مبنى رئاسة الجمهورية، كما حاصرت الأساتذة المتظاهرين من جميع الجهات ومنعتهم من التقدم نحو الرئاسة، وعندما حاول الأساتذة السير نحو الأمام باتجاه مبنى الرئاسة دفعهم عناصر الأمن إلى الوراء، وأمام قيام مصالح الأمن بتوقيف تسعة أساتذة على مرأى من الجميع تراجع المتظاهرون إلى الوراء خشية أن يتم اعتقال عدد كبير منهم، خاصة وأنه يوجد من بينهم عديد من النساء، وتجمع المتظاهرون على بعد حوالي 150 متر عن مبنى الرئاسة، في شارع محمد قاسم إلى غاية منتصف النهار تحت أشعة الشمس الحارقة وتحت درجة حرارة تزيد عن 38 درجة. 

  • وشارك في التجمع أساتذة متعاقدون من عدة ولايات أهمها بجاية، الشلف تمنراست، ڤالمة، أدرار، تيسمسيلت، الجزائر، مستغانم، باتنة، عنابة، البليدة، بومرداس، المدية، كما شارك في الاحتجاج عضو عن الرابطة الوطنية لحقوق الإنسان، وهو مناضل في حزب الأفافاس، إلى جانب مناضل آخر عن حزب الحركة الديمقراطية الإجتماعية. 

  • وظلت مصالح الأمن تحاصر كل المساحات والمنافذ المحيطة بمبنى رئاسة الجمهورية، مع اعتراض طريق أي أستاذ حاول الاقتراب من مقر الرئاسة إلى غاية تفرق جميع الأساتذة المحتجين بعد الظهيرة، وعودتهم إلى مواصلة إضرابهم عن الطعام الذي دخلوا فيه منذ 36 يوما. 

  •  

La dépêche Kabylie 

Boubeker El Khaldi, S.G au ministère de l’éducation nationale

 » On n’est pas là pour trouver des solutions politiques  »

« Les vacataires ne peuvent pas prétendre ni être des fonctionnaires dans
la Fonction publique, ni d’être intégrés, et ce,  selon l’article 22 de l’ordonnance n° 06-03 du 15 juillet 2006 qui stipule que les emplois qu’ils occupent ne leur confèrent ni la qualité de fonctionnaires ni le droit à une intégration dans un grade de la fonction publique, » c’est ce qu’a révélé le secrétaire général au niveau du ministère de l’Education nationale, M Boubeker El Khaldi, hier lors d’un point de presse tenu au niveau de son département. « Ces grévistes de la faim sont des citoyens et non pas des enseignants car leur contrat est caduque ;  ils ont perdu la qualité de suppléant et de contractuel à la fin de mois de juin. » Et d’ajouter qu’  » on est pas là pour trouver des solutions politiques. » Lors de cette rencontre, il a tenu à rapporter encore une fois un démenti ferme à la fausse information faisant état d’une pseudo médiation entreprise par une certaine « union nationale des associations de parents d’élèves » auprès de la tutelle, concernant les enseignants contractuels. « Aucun contact n’a eu lieu avec ladite union et nous n’envisagions  pas les rencontrer et que l’unique interlocuteur officiel des parents d’élèves est
la Fédération nationale des association des parents d’élèves (FNAPE), » a-t-il informé. Il a insisté par ailleurs sur le fait que les organisations internationales qui leur ont envoyé des communiqués de soutiens, veulent seulement semer la zizanie.   En outre, le ministère de l’Education nationale a tenu à rappeler que l’accès à
la Fonction d’enseignant est régi par des dispositions législatives et réglementaires notamment l’ordonnance n° 06-03 du 15 juillet 2006 portant statut général de
la Fonction publique, le décret exécutif n° 90-49 du 06 février 1990, modifié et complété, portant statut particulier des travailleurs de l’éducation qui est encore en vigueur, en attendant l’apparition du nouveau statut qui va être dans quelques semaines. Il a expliqué à cet effet que le recrutement dans un emploi de
la Fonction publique, d’après l’article 80 de l’ordonnance en question qui stipule que le recrutement dans un emploi de
la Fonction publique s’effectue soit par concours sur épreuves, soit par concours sur titre ou encore par concours sur test professionnel.  D’autre part, le conférencier a déclaré que le nombre des enseignants contractuels et suppléants ayant subi les épreuves du concours national de  recrutement organisé le 29 juillet dernier est estimé à plus de 29 000 sur un nombre total de 60 000 contractuels et suppléants. Ces contractuels et suppléants ayant passé le concours, selon lui, ont  bénéficié d’une bonification liée à leur expérience professionnelle qui leur a été accordée à titre exceptionnel.  Il a déclaré, en outre, que le secteur de l’éducation a encore besoin de ces enseignants contractuels gréviste de la faim et ce,  soit par des concours ou en recrutant les contractuels et les suppléants et qu’ils doivent faire un barrage aux personnes qui veulent semer le désespoir.
 

Lemya Ouchenir  

revenir à la rubrique  

La nouvelle république 

Alors que le CNSP tire la sonnette d’alarme sur l’état de santé des grévistes
Benbouzid ignore l’association des parents d’élèves  

Silence radio ! Toujours aucune suite n’a été encore donnée aux revendications des enseignants contractuels qui bouclent leur 36e jour d’une grève de la faim illimitée. Les pouvoirs publics persistent toujours dans le silence alors que les 55 enseignants contractuels sont en danger de mort. Le département de Benbouzid a refusé de recevoir le président de l’Association nationale des parents d’élèves, M. Mebarki, une rencontre prévue hier.
Contactée par nos soins, la chargée d’information du Cnec nous a annoncé que le représentant de l’Association nationale des parents d’élèves n’a pas été reçu par le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, M. Khaldi, qui a nié  en bloc, selon la même source, l’idée qu’il y ait un rendez-vous entre le ministère et l’association des parents d’élèves. Toujours selon Mme Meriame Maâraf, le département de Benbouzid organise aujourd’hui une rencontre avec la presse en vue de démentir l’information d’une éventuelle rencontre entre son département et l’association de parents d’élèves. En outre, le président du Conseil national de santé publique, M. Houari Kadour, tire, une fois de plus, la sonnette d’alarme sur la détérioration de l’état de santé des enseignants grévistes qui sont dans un état lamentable. Troubles de l’appareil urinaire, douleurs et crampes musculaires, cas de dépression, chute de poids de plus de 20kg, hypoglycémie et la non-communication entre les grévistes, ce qui les a obligés à s’isoler entre eux : tel est le constat relevé dans le rapport établi par le CNSP. De plus, leur poids a chuté de 67% et la température de leur corps est descendue à moins de 37° C. La plupart d’entre eux sont dans un état semi-comateux. Ils arrivent à peine à prononcer un mot et refusent de recevoir même leur famille. Selon le médecin qui assure le suivi de l’état de santé de ces enseignants grévistes, ces derniers risquent la mort dans le cas où ils continuent leur mouvement de grève.   Hormis la solidarité de quelques partis politiques, des organisations de défense des droits de l’homme, des syndicats autonomes, ainsi que des ONG internationales, les institutions officielles comme le ministère de l’Education nationale et l’Observatoire algérien des droits de l’homme présidé par Farouk Ksentini, censés intervenir dans cette situation critique, semblent complètement absents. Une réunion a été présidée par le CCDR et une rencontre a été organisée hier au siège du Snapap à Alger avec le RCD, le FFS et le MDS en sus de la participation de l’intersyndicale des travailleurs de
la Fonction publique afin de trouver une issue à la crise qui secoue ces enseignants depuis le 14 juillet dernier. En guise de solidarité, un groupe de femmes a rendu visite aux grévistes. D’autres part, la chargée d’information au Cnec, Mme Meriame Maâraf, nous a informé qu’un sit-in sera tenu aujourd’hui devant la présidence de
la République afin de réitérer leurs revendications qui sont, entre autres, l’intégration des enseignants contractuels à leurs postes, la régularisation de leur situation financière et la réintégration des enseignants exclus abusivement. 


19-08-2008
Nouara N.-K.  

 

L’authentique CONFERENCE DE PRESSE DE BOUBEKEUR KHALDI : «Le secteur de   

l’Education a besoin d’enseignants contractuels» 

  Le secteur de l’Education nationale a besoin chaque année d’enseignants contractuels et de suppléants, du fait de l’augmentation du nombre des élèves inscrits au niveau des établissements scolaires. A titre d’exemple, il y aura cette année 430 000 nouveaux élèves pour le cycle préparatoire et 1 million pour le secondaire. C’est ce qu’a indiqué, hier, le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Boubekeur Khaldi, lors d’un point de presse organisé, hier, au siège du ministère sur le dossier des enseignants contractuels. En ce qui concerne les 50 enseignants contractuels qui ont entamé depuis le 14 juillet dernier une grève de la faim pour être «réintégrés et payés», le conférencier a confié qu’à la fin de chaque année scolaire, les enseignants contractuels n’ont pas un statut juridique. Par ailleurs, Boubekeur Khaldi a précisé pour ce qui est des rumeurs concernant une «pseudo-médiation entreprise par une certaine Union nationale des associations des parents d’élèves auprès du ministère de l’Education nationale qu’aucun contact de quelque nature que ce soit n’a eu lieu et que l’unique interlocuteur officiel des parents d’élèves est
la Fédération nationale des associations des parents des élèves (Fnape)». Selon lui, «les enseignants contractuels et suppléants ayant subi les épreuves du concours national de recrutement organisé le 29 juillet 2008 ont bénéficié d’une bonification liée à leur expérience professionnelle qui leur a été accordée à titre exceptionnel». Le ministère de l’Education nationale «soucieux et garant de la crédibilité de l’institution éducative», affirme qu’il «se félicite de la participation de ces milliers de contractuels et de suppléants à ce concours, et les rassure encore une fois de sa disponibilité à les aider dans le cadre de la loi». Par ailleurs, M. Boubekeur Khaldi a précisé que «l’accès à la fonction d’enseignant est régi par les dispositions législatives et réglementaires émanant du président de
la République et donc nous ne pouvons pas les changer». Il a rassuré que tous les concours de recrutement aux différents corps de l’éducation nationale sont toujours ouverts à tous les Algériens remplissant les conditions statutaires d’accès à ces postes, selon le principe de l’égal accès aux emplois publics. Enfin, le secrétaire général du ministère de l’Education nationale a conseillé les enseignants contractuels de ne pas prêter oreille aux différents syndicats et union internationale
 

Y. H. 

 

Le courier d’algerie 

MOUVEMENT DE PROTESTATION DES ENSEIGNANTS CONTRACTUELS
Un autre sit-in empêché hier 

 Le rassemblement devant la présidence que devrait tenir, hier à Alger, le Conseil national des contractuels a été empêché par les forces de sécurité. Un véritable dispositif sécuritaire a été dépêché sur les lieux. Objectif : anéantir la volonté des contractuels de solliciter le président de
la République en vue d’intercéder afin de mettre fin à cette crise. Armés jusqu’aux dents; matraque à la main, tenue anti-émeute, les forces de l’ordre ont réussi à disperser les protestataires. La détermination de ces derniers n’a pas pu rivaliser d’avec la répression des éléments de la police. 18 contestataires ont été embarqués manu militari aux commissariats limitrophes. Plusieurs évacuations, des évanouissements ont été également signalés sur place. En somme, un véritable climat d’émeute auquel nous avons assisté. Cet état de fait n’est pas sans susciter la grogne des enseignants mais aussi de l’ensemble des participants à ce rassemblement, entre autres, représentants de partis politiques, de la ligue algérienne de défense des droits de l’homme (Laddh), de syndicats autonomes et de représentants de la société civile. Ces derniers sont unanimes à dénoncer ce « traitement » des plus déplorables, dignes des pouvoirs répressifs. « C’est vraiment désolant de constater que ce genre de pratiques demeure encore. Cette manifestation se veut une rencontre qui mettra fin aux doléances des enseignants en grève depuis 37 jours, mais les pouvoirs publics ont décidé autrement ». Pis encore, « ils n’ont pas trouvé mieux que de nous accueillir par la matraque. A dire que le pouvoir en place ne connaît que le langage de la violence. C’est regrettable d’en arriver-là », nous dira Mourad Tchico du Snapap. « A l’instar des autres protestataires, j’ai été évacué vers l’hôpital après avoir été tabassé par les policiers. C’est indigne comme geste de la part de gens censés assurer la protection des citoyens», a-t-il ajouté. « Et pourtant, il s’agit d’un sit-in pacifique », soutient, de son côté, un enseignant. « A vrai dire, un tel scénario, nous l’avions prédit », a-t-il ajouté. « Cette fin de non-recevoir, on ne peut plus regrettable, de la tutelle qui fait preuve, encore une fois, d’irresponsabilité, renseigne si besoin est, que le ministre de l’Education nationale n’a pas eu le courage de nous affronter. Il sait pertinemment que nous avons raison et que nos revendications sont légitimes», soutient-il. Et maintenant que faire ? La réponse ne s’est pas fait attendre : « Nous poursuivrons notre grève de la faim, il n’est pas question d’y mettre fin. Il s’agit de nos droits. Pas question, donc de faire marche arrière quel que soit le prix à payer ». « Ce n’est point ces agissements des forces de l’ordre ni encore l’attitude du ministre de l’Education nationale qui nous décourageront pour autant. Le combat continue », lâche un enseignant. Et d’enchaîner : « Il n’est pas question d’abdiquer ». « Nous sommes plus que jamais déterminés à poursuivre notre mouvement jusqu’à l’aboutissement de toutes nos revendications, même si cela nous coûte la vie », nous a souligné un gréviste. 

Amokrane Hamiche 

HAUT 

 

LE SG DU MINISTÈRE DE L’EDUCATION :
«Les grévistes sont manipulés» 

S’agissant des déclarations du secrétaire général du ministère de l’Education nationale Abdelkader Khaldi, faites hier lors d’une conférence de presse tenue à Alger et pour qui les contractuels sont tout bonnement manipulés, le représentant du Snapap n’est pas allé de main morte pour les qualifier « d’ironie ». « Le SG de l’Education nationale soutient que les enseignants contractuels sont manipulés, alors qu’il sait pertinemment que personne n’est derrière leur action. Il est temps que tout un chacun sache que les grévistes ont initié de leur propre volonté ce mouvement de protestation dans l’objet de faire valoir leurs revendications des plus légitimes », a-t-il dit. Et de renchérir : « les enseignants ont été usurpés de leur droit de réintégration dans le corps enseignant après l’avoir servi durant des années ». A noter enfin que le SG du l’Education nationale a annoncé, à la faveur de cette conférence de presse, que le nombre des enseignants contractuels (45.000) est amplifié. Le vrai nombre ne dépasse pas les 26000. Khaldi a révélé que la prochaine année scolaire 2009/2010 verra le recrutement de 28000 enseignants, parmi lesquels les contractuels seront privilégiés. Cependant, l’orateur est catégorique quant au recrutement par voie de concours : « C’est une décision irrévocable. Les enseignants contractuels en grève de la faim depuis le 14 juillet ne bénéficieront d’aucun traitement préférentiel en vue de leur titularisation et sont astreints au système de concours à l’instar de tous les autres concernés », a-t-il souligné, non sans indiquer que « la titularisation, en 2003, de 43.000 personnes dans le secteur de l’Education faite sur une décision politique ne se reproduira plus ». L’orateur a précisé que le système de concours reste « la seule méthode » de recrutement des enseignants. Revenant, dans ce contexte, sur le concours de recrutement organisé par le ministère le 29 juillet passé, Khaldi a indiqué que 29.000 personnes y ont participé, dont des enseignants contractuels. Il a, également, fait observer que les enseignants contractuels bénéficient d’un système de notation leur accordant à titre exceptionnel 5 points supplémentaires lors des concours de recrutement eu égard à leur expérience dans le secteur, assurant que « ces enseignants contractuels percevront leurs salaires, au plus tard, fin août ». 

 

 

Le jeune indépendant 

 

 

Affaire des enseignants contractuels grévistes de la faim 

 
Par Kamel Aït Bessaï 

Le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, M. Boubekeur Khaldi, a rappelé hier que le concours est le seul moyen pour les enseignants contractuels afin d’être incorporés dans le corps de l’éducation. 


Indiquant que les enseignants contractuels n’ont aucun lieu avec le ministère et qu’ils sont considérés comme les autres citoyens depuis 1er juin dernier, allusion faite à la date de la fin de leur contrat, le responsable au ministère de l’Education n’a laissé aucune place pour le doute concernant une éventuelle médiation renvoyant dos à dos les dizaines d’enseignants grévistes de la faim et leurs soutiens syndicaux et autres.
Lors d’une conférence de presse animée hier au siège du département de l’Education, M. Khaldi s’est montré catégorique à l’égard du mouvement de grève de la faim initié depuis 36 jours par une cinquantaine d’enseignants vacataires pour réclamer leur intégration d’office dans le corps enseignant faisant valoir les nombreuses années de service. Le ministère de l’Education campe donc sur sa position en déclarant qu’il n’y aura plus de traitement particulier en faveur des enseignants contractuels, allusion faite à la décision prise en 2003, sous le gouvernement de Belkhadem, de régulariser plusieurs milliers d’enseignants contractuels.
Dans la foulée, M. Khaldi a tenu à préciser que le nombre d’enseignants contractuels recensés par son département est de 26 000, et non pas 40 000, comme avancé par les syndicats autonomes et particulièrement le Conseil national des enseignants contractuels (CNEC) affilié au Snapap et initiateur de la grève de la faim. Le secrétaire général du ministère de l’Education enchaîne en dénonçant la mainmise des ONG internationales dans le dossier des enseignants contractuels. Il clouera au pilori l’Internationale de l’Education (IE) et consorts qui multiplient les communiqués de soutien aux grévistes et les dénonciations de «mutisme» des autorités. Pour M. Khaldi, ces ONG se taisent sur ce qui se passe en Irak, en Palestine et dans d’autres pays sous occupation et se mêlent d’une affaire interne à l’Algérie.
M. Boubekeur Khaldi a annoncé par ailleurs que le secteur de l’éducation nationale a réceptionné au cours des dernières années un total de 10 499 salles de cours. M. Khaldi a précisé encore que son secteur s’est également renforcé par la réception de 313 lycées, 576 CEM, 1 063 cantines et 480 structures dans le cadre du système de semi-internat.
Il a, par ailleurs, affirmé que 1,2 million d’élèves du cycle moyen sont attendus pour la prochaine rentrée scolaire prévue pour le 13 septembre 2008, tandis que le nombre des lycéens dépasse 1 million.
430 000 élèves rejoindront, en outre, les bancs de l’école dans le cadre du cycle préparatoire, a-t-il enfin ajouté. K. A. B. 

 

 

Le jour 

 

s, qu’ 

La problématique liée à la 

politique des salaires figure 

également à l’ordre du jour de 

cette manifestation à caractère 

socioprofessionnel, a indiqué pour 

sa part M. Salah Bouziane, chargé 

de la communication de cette 

université d’été du CNES. 

Le ministère de  l’Education nationale a signifié hier une fin de non-recevoir aux revendications des enseignants contractuels dont 55 représentants observent depuis le 14 juillet dernier une grève de la faim. 

Par Fatima Arab 

«Nous n’allons pas procéder par décision politique» a déclaré hier le secrétaire général de ce ministère lors d’un point de presse, alors que le sitin auquel ont appelé les enseignants faisait face aux forces de l’ordre qui l’empêchaient de se tenir. M. Khaldi a rappelé que si en 2003, la réintégration de tous les contractuels du système éducatif s’est opérée par décision politique, aujourd’hui un tel procédé ne peut avoir cours, justifiant ses déclarations par des décrets et autres textes législatifs régissant actuellement le mode de recrutement. Les voies de concours, dont celui organisé le 29 juillet dernier et a u q u e l o n t p a r t i c i p é 29 000 candidats sont le seul moyen consacré par la législation algérienne pour tout recrutement dans l a Fo n c t i o n publique, a en outre expliqué le représentant de Benbouzid. Le ministère de l’Education accuse en outre les partis de vouloir faire de cette question une affaire politique et rappelle, par là même, que le secteur s’organise ave des lois et des textes, et ceux qui veulent une solution politique «n’ont qu’à la trouver», a d é c l a r é M. Khaldi, dénonçant le recours fait au syndicat américain. Le même conférencier a rejeté toute responsabilité du ministère dans la situation des grévistes qui se dégrade. Il a en outre appellé les protestataires à prendre leurs responsabilités non sans déclarer : «Je ne souhaite pas qu’il y ait un drame», lorsqu’il a été interrogé sur les propositions à fournir à l’adresse des grévistes de la faim qui en sont à leur 37e jour et dont certains se trouvent dans un état très critique. M. Khaldi a en outre indiqué que les constats faits par le médecin du Snapap sont «exagérés». Répondant aux accusations des grévistes quant au fait qu’ils occupent leurs postes depuis plusieurs années, le ministère rappelle que tout contrat avec un suppléant est caduc à la fin de l’année. 

Selon le ministère de l’Education nationale, il y a actuellement 25 000 contractuels. 

Ceux qui ont participé au concours de recrutement bénéficieront de la bonification des années de travail dans le secteur de l’éducation. Le ministère de l’Education nationale n’a pas manqué de nier catégoriquement tous pourparlers avec les grévistes et toute tentative de médiation de l’Union nationale des associations des parents d’élèves pourtant rendue publique par les protestataires. 

Le Conseil national des enseignants contractuels devait se réunir hier dans la soirée. 

Selon certains des ses membres, «la grève continuera»

Le Cnec a prévu de rendre 

publique aujourd’hui sa réaction 

aux propos tenus par les responsables 

de la tutelle. 

A souligner que 18 personnes 

ont été arrêtées parmi 

les protestataires qui ont essayé 

de tenir le sit-in devant le siège 

de la présidence de la 

République. F. A. 

Al dzazair news 

أبو بكـر الخالـدي: الدخـول المدرسـي المقبــل سيكـــون يـــوم 13 سبتمبـــر  

كشف، أمس، الأمين العام لوزارة التربية الوطنية، بوبكر الخالدي، بأن الدخول المدرسي المقبل وانطلاق الدروس في كل المؤسسات التربوية عبر التراب الوطني قد حدد يوم 13 سبتمبر المقبل، مؤكدا أن شهر رمضان المتزامن مع هذه الفترة المتزامنة لن يؤثر على سير الدروس· 

سفيان· د   

نشط، أمس، الأمين العام لوزارة التربية الوطنية ندوة صحفية حمّل خلالها نقابة  »السناباب » والنقابات الأجنبية المسؤولية الكاملة للحالة الصحية للأساتذة المتعاقدين المضربين عن الطعام منذ 37 يوما، مؤكدة قائلا:  »هذه النقابات وجدت فرصة للمتاجرة بالأساتذة المتعاقدين لخدمة أغراضها الشخصية »· وأضاف أبو بكر خالدي بأن النقابات المستقلة توظف مشاكل الأساتذة المتعاقدين لخدمة أغراضها الشخصية، مشيرا إلى أنها تملك عددا من المناضلين يعدون على الأصابع في إشارة منه إلى  »السناباب » التي قال إنه لا يمكنها حتى أن تصنع لافتة باسمها· وفي ذات السياق، أكد الأمين العام بأن مختلف النقابات الأجنبية التي صاغت بيانات التضامن مع الأساتذة المتعاقدين وتوجيهها لاتهامات بأن الحكومة الجزائرية لا تحترم حقوق الإنسان، أكد أنها أيضا مسؤولة عن زعزعة استقرار المنظومة التربوية قبل أن يضيف قائلا  »لماذا هذه النقابات الأجنبية لم تصدر بيانات تضامن مع شعب العراق وفلسطين وجورجيا، ولماذا بالذات مع الأساتذة المتعاقدين في الجزائر »· وفي سياق متصل، كشف بوبكر خالدي بأن الوزارة ستوظف ما يقارب الـ 28 ألف أستاذ في الدخول المدرسي 2009-,2010 الشيء الذي سيسمح بتوظيف النسبة المتبقية من الأساتذة المتعاقدين الذين لم ينجحوا في المسابقة التي نظمها القطاع  

خلال 29 جويلية المنصرم· 

 

Al massa 

وزارة التربية تتهم أطرافا بالمتاجرة بملف المتعاقدين وتؤكد  

 

المسابقات تبقى طريقة التوظيف الوحيدة 

أكدت وزارة التربية الوطنية أن أطرافا تريد المتاجرة بملف الأساتذة المتعاقدين المضربين واستغلاله لأغراض خفية، ونبهت على لسان أمينها العام المضربين إلى »التفطن لهؤلاء الذين يريدون التشويش والتهويل وعدم فقدان الأمل في التوظيف مستقبلا بالنظر إلى حاجيات القطاع الذي يعد من اكبر قطاعات الوظيف العمومي ». 

وجدد الأمين العام لوزارة التربية في ندوة صحفية عقدها أمس بمقر الوزارة تمسك الوصاية بموقفها من توظيف الأساتذة المتعاقدين المضربين عن الطعام منذ36يوما والذي يتم بطريقة واحدة ألا وهي المسابقات التي ينص عليها قانون الوظيف العمومي الذي لايمكن للوزارة تجاوزه والقفز عليه باعتبار القطاع من اكبر قطاعات الوظيف العمومي بتعداد552288موظف موزعين على25الف مؤسسة تربوية على المستوى الوطني. 

وذكر المتحدث بالنصوص التي تسير القطاع والمتمثلة في وثيقتين من الامرية رقم 06/03 المؤرخة في15جويلية 2006 المتعلقة بالقانون العام للوظيف العمومي والتي تنص صراحة في مادتها ال80 على أن الالتحاق بالوظائف العمومية يكون « إما عن طريق المسابقة أوعن طريق الشهادة في بعض القطاعات أوعن طريق الفحص المهني »، والمرسوم 49/90المؤرخ في6فيفري 1990 والمتعلق بالقانون الخاص بالتربية الوطنية ،مشيرا إلى أن الوزارة لا يمكنها تجاوز هذه النصوص وتلبية رغبة الأساتذة المضربين وإدماجهم بدون مسابقة كما يطالبون وان « الأساتذة المضربون عن الطعام منذ 14 جويلية الماضي لن يستفيدوا من أية معاملة تفضيلية لتوظيفهم كأساتذة دائمين في قطاع التربية إلا في حال خضوعهم لنظام المسابقات مثل جميع المعنيين »مضيفا أن ما حدث سنة 2003عندما تم إدماج 43 ألف شخص ضمن مناصب دائمة في قطاع التربية بقرار سياسي لن يتكرر مرة أخرى وان القطاع لا يوظف أصحاب الشهادات الجامعية التي لا يحتاجها.  

وحملت الوزارة مسؤولية ما يحدث على المضربين للأطراف التي تتاجر بقضيتهم وبعض ما اسماها « النقيبات » أوالنقابات المجهرية ومنظمات دولية تريد السباحة في الماء العكر موضحا أن « المضربين الآن هم مواطنون عاديون وليسوا أساتذة  كون  صفة المتعاقد سقطت عن المستخلف اوالمتعاقد في نهاية جوان وبداية جويلية « ،ونفى خالدي مجددا وجود وساطة بين الوزارة والمضربين مؤكدا أن وزارة التربية ليست بحاجة إلى وساطة وأنها لم تتعامل في كل الوضعيات والتوترات التي عرفها القطاع بالوساطة وأنها » لم ولن تكون وساطة بين الجانبين ». وفي هذا السياق نبه الأمين العام لقطاع التربية الأساتذة المضربين من تغليطهم واستغلالهم في غير مصلحتهم كون القطاع لا زال بحاجة إليهم سواء من خلال المسابقات أوعن طريق توظيف المستخلفين والمتعاقدين في السنوات المقبلة بالنظر إلى احتياجات القطاع الذي سيستقبل هذا العام مليون و200تلميذ في السنة الأولى متوسط وأكثر من مليون تلميذ في الثانوي و430الف تلميذ في المرحلة التحضيرية إضافة إلى الهياكل التي سيستلمها خلال السنوات القليلة المقبلة والمتمثلة في313ثانوية، 576 اكمالية، 10499حجرة درس، 1063 مطعم وهوما يتطلب حسب المتحدث مناصب مالية إضافية وفرص توظيف أخرى لدعم القطاع وذلك في انتظار الإعلان عن نتائج المسابقة التي جرت في نهاية جويلية الماضي لتوظيف 26 ألف أستاذ متعاقد في قطاع التربية مقابل 45 ألف.  

وطمأن خالدي الأساتذة المتعاقدين  بأنهم سيتلقون أجورهم في نهاية أوت الجاري كأقصى تقدير وان حظهم في النجاح في مسابقة التوظيف الأخيرة يكون أكثر من غيرهم لأنهم سيستفيدون من نظام تنقيط يصل إلى خمس نقاط ممنوحة لهم مقابل سنوات الخبرة التي قضوها في القطاع. 

زهية.ش 

 

 

 

 

 

 

 

Actualités : GRÈVE DE LA FAIM DES ENSEIGNANTS
Le réveil des démunis

 

En 1995, des enseignants titulaires avaient déserté les écoles de ce tout petit lieu situé sur la ligne de la mort qui allait de Larbaâ à Blida en passant par Meftah, Bougara, Sidi Moussa, Soumaâ. Vous vous souvenez de cette ligne qui comprend la localité de Raïs au pied des monts de Blida entre Bougara et Soumaâ), de Tabaïnet, de Ouled Allal que l’armée a mis des jours et des jours à arracher aux terroristes à quelques dizaines de mètres de ce grand centre urbain de Sidi Moussa. Elle n’est pas loin de Bentalha.
A Larbaâ, les terroristes égorgeaient les collégiennes, à Bougara ils égorgeaient dans les cours des cités et en plein jour, à Raïs, Bentalha et Tabaïnet ils ont commis les massacres que vous savez et à Soumaâ ils ont brûlé un fourgon de transport pour bien faire comprendre aux transporteurs et aux usagers que les étudiantes n’avaient plus le droit de se rendre à l’université. 1995, c’est aussi l’année où les ministres et dignitaires du pouvoir se repliaient sur le Club-des-Pins sous la haute protection de l’élite de l’armée. Avec un tel bouclier, ils pouvaient parler bien que nous ne les ayons pas beaucoup entendus en dehors de Zeroual. Dans un tout petit coin de cette zone infernale, les écoles désertées avaient besoin d’instits. Cette gréviste de la faim a eu son baccalauréat en 1995. Elle demanda et obtint sans délai un poste dans une école primaire. Elle devait faire trois kilomètres à pied pour s’y rendre et en revenir. Tous les jours. Tous ces matins qui pouvaient amener les nouvelles d’un voisin ou d’un parent assassiné ou mettre sur le chemin des têtes coupées. Tous ces soirs qui vidaient les routes bien avant le crépuscule et jetaient le voile de la terreur et de l’angoisse sur les passants et sur les familles barricadées dans leurs maisons. Tous ces jours, cette enseignante a fait le chemin, la peur au ventre, à pied. A pied et en hiver, le matin tarde à venir et le soir tombe si tôt. Quel prix a-t-elle payé à sa vocation dans les conditions d’une région dont le seul nom provoquait la peur profonde ? Vous l’imaginez. Elle fera ce parcours du combattant jusqu’en 1999. Elle s’inscrit à l’université de Blida et prépare sa licence de sociologie qu’elle obtient en 2003. Elle obtient sa réintégration et retourne dans son école primaire. Les conditions ont changé mais la région reste difficile, hostile au travail des femmes mais les femmes travaillent quand même, étudient, vont plus nombreuses à l’université. Elle renouvelle son contrat chaque année. Des années plus tard, après la peur, après l’expérience, après la fidélité au métier, après le regard social lourd de sens, en 2008, l’administration lui refuse l’accès au concours. Entre-temps, le ministère a fait du bruit sur les sessions de recyclage, de perfectionnement et tutti quanti. Vous avez cru que ces actions visaient à aider les enseignants à se perfectionner et donc à être plus aptes à tenir leurs classes ? Apparemment non ! Cette enseignante a été compétente pendant les années rouges, elle a été compétente après. Elle ne l’est plus sur simple décision administrative d’application de la nouvelle loi de
la Fonction publique largement inspirée par des conseils extérieurs qui recommandaient plus de flexibilité, plus de vacation et de contractuels et moins de titulaires. Feu Redouane Osmane avait si bien expliqué comment et pourquoi cette nouvelle loi est celle de la contractualisation à vie pour les futurs candidats fonctionnaires. Aucun conseil n’a évalué le travail et les motivations de cette enseignante. Mais ainsi ont voulu nos mentors. R. B. est une autre enseignante, d’Ouled Slama. Ce coin verdoyant à l’est de
la Mitidja vers Boudouaou. Dans les années qui suivirent 1992, il fut également synonyme de terreur. Pour s’en souvenir, c’est la région de cet homme qui avait rejoint les groupes terroristes puis qui les a quittés et dénoncé car deux de ses ex-compagnons voulaient égorger deux jeunes soldats du Service national pour «se rapprocher de Dieu». L’idée d’un «rapprochement de Dieu» par le sacrifice humain lui a inspiré une telle horreur qu’il l’a dénoncée publiquement et est devenu un ennemi des GIA. C’est vous dire l’atmosphère du lieu en 1994 quand elle a commencé à enseigner. Et pour vous remettre tous les souvenirs, cette année-là les GIA avaient décrété la grève scolaire pour la rentrée 1994-1995 sous le signe de ses menaces habituelles. Les enseignants rejoignirent en masse leur travail et infligèrent aux GIA et à l’AIS leur première défaite politique, une défaite politique majeure qui allait précipiter leur défaite militaire et annoncer le spectaculaire retournement de l’élection du président Zeroual. Mais partout, la société résistait. Le peuple continuait à travailler, les cheminots à transporter essence, mazout et nourriture vers l’extrême est et ouest, les oiseleurs à vendre leurs oiseaux interdits de chanter, les cafetiers à passer de la musique en sourdine, etc., la télévision chantait les vertus des patriotes, les «Ridjal ouakifoune». C’est cela l’atmosphère de l’époque des années 1955-1997, la terreur et la résistance anonyme, discrète, muette mais terriblement efficace pour isoler et affaiblir politiquement les tueurs. C’est dans cette atmosphère que R. B. s’est occupé de ses élèves. Dans les conditions que vous imaginez pour les élèves et pour leur enseignante. Pendant quatre ans, elle n’a été que remplaçante avant de passer au statut de contractuelle pendant dix ans. R. B. est une miraculée. Elle a échappé quatre fois à la mort. Quatre fois rescapée. Et toujours à son poste. Nul ne peut lui nier ce dévouement à la cause de l’école et des élèves. Pas même le directeur de l’éducation. Alors, en reconnaissance de ses mérites, il lui promet que chaque année, son contrat sera automatiquement renouvelé. Contractuelle à vie pour ses mérites. Vous imaginez la récompense ? Contractuelle à vie en guise de récompense. R. B. est-elle aujourd’hui inapte après l’avoir été dans ces conditions ? Oui, d’après la loi de
la Fonction publique inspirée du FMI et autres institutions internationales porteuses de la nouvelle religion de notre gouvernement : le libéralisme, néo ou ultra. Que manque-t-il à cette prof de philo ? Allez le savoir ! Mériem est aussi prof de philo. Dans des conditions nettement moins dures, puisqu’elle est d’Alger et qu’elle enseigne depuis moins de temps. La grève ne l’a pas encore marquée ou plutôt elle a l’air de mieux résister. Elle parle de cette aberration que les contractuels sont réquisitionnés pour la surveillance du bac et pour les corrections. Ce qui suppose une reconnaissance implicite de leurs compétences. Et Meriem tient à parler de ces compétences. Il n’est pas vrai que les vacataires et contractuels soient en dessous du niveau requis. De l’extrême-est du pays, N. A. enseigne depuis dix ans. Elle est encore et toujours contractuelle malgré son DES en mathématiques. La licence de philo de Mériem ne vaut rien ? Le DES de maths de N. A. ne vaut rien ? Et toutes ces années de pratique si précieuses pour assimiler le métier, accumuler l’irremplaçable expérience et qui, dans les pays normaux, équivalent à une formation ; toutes ces années d’expérience ne valent rien ? Mériem résume le problème humain que traverse la revendication syndicale : ces contractuels n’ont plus de statut humain. Oui, comment ne pas relever que le pouvoir agit avec les Algériens comme avec des serpillières. La rage de se battre, de ne pas céder, de risquer sa santé et sa vie vient certainement de là. Mériem veut sortir de là et N. A., la matheuse, approuve la philosophe. Sortir de là, de la fascination des simples gens devant la force du pouvoir. Elle cite Ibn Khaldoun : «Le dominé est fasciné (subjugué) par le dominant». Cette grève de la faim est un réveil des démunis, des sans forces, des simples gens qui osent enfin dire au dominant qu’il doit compter avec eux. Mourad continuera sa grève de la faim. Il enseigne le sport avec sa licence de l’IEPS ou alors même la licence de sport ne vaut rien ? Il faut vite nous dire quel diplôme algérien des universités algériennes vaut quelque chose pour
la Fonction publique algérienne ? Il enseigne depuis 2004 et en 2008, on lui demande de passer un concours qui ouvre droit à 30 postes pour 400 postulants. Il doit postuler pour une fonction qu’il occupe déjà. Enfin, c’est l’incohérence totale. Mourad est décidé à aller jusqu’au bout. Il ne voit pas d’autre issue. Le pouvoir ne lui a pas laissé d’autre issue que la confrontation brutale, dure. Presqu’une bataille de l’existence. J’ai presque envie de lui dire c’est parce qu’il vous a traité comme des riens, des serpillières que le pouvoir vous oblige à vous battre ainsi pour être quelque chose ; au prix de la vie. La vie, AEK a failli la perdre deux fois. Deux fois évacué dans le coma. Deux fois il est retourné sur le lieu de grève. Il a perdu plus de 15 kilos et sa santé est sérieusement menacée. Lui, trouve le mot pour dire les choses. Les luttes des vacataires et des contractuels visaient le règlement des problèmes syndicaux. L’attitude du pouvoir qui leur signifie leur non-existence a ajouté un aspect de défense de la dignité. C’est le pouvoir qui a compliqué cette lutte par ces aspects. Mais n’est-ce pas les aspects qui expliquent la colère des patriotes réduits à la misère, le désespoir des harraga, les émeutes qui préviennent du risque de la confrontation ? Abdelkader est de Mostaganem. Est-il inapte à enseigner les matières religieuses avec sa licence d’histoire et de civilisation islamiques ? Posez-vous la question ! Abdelkader est émacié, pâle, affaibli et très amaigri. Mais en le voyant et en l’écoutant, il me donne l’impression d’une force intérieure, d’une conviction profonde qu’il refusera d’être un soushomme. Il s’explique sur le choix du moment. Les titulaires peuvent faire grève tout au long de l’année. Le seul moment propice pour les vacataires et contractuels est l’inter-saison, l’été. Le moment de renouvellement de ces contrats. Ensuite, la grève de la faim. Quel autre moyen ? Stopper des cours qui n’ont pas lieu ? La grève de la faim restait la seule voie. Pénible, difficile, radicale par son contenu et ses significations multiples, y compris le recouvrement de la dignité d’homme face à la hogra. Ces grévistes iront jusqu’au bout. Ils ont fait le plus difficile. Dans deux semaines, ils feront jonction avec la rentrée sociale et avec le Ramadan. Le pouvoir a sous-estimé leur détermination et leur volonté. Il a fait faux une fois de plus. Dans deux semaines, les autres travailleurs vont comprendre que ces grévistes risquent la mort pour le couffin et les études de tous les enfants. Pas le couffin des mendiants d’Ould Abbès. Le couffin gagné par le travail digne avec un salaire digne et des droits qu’aucun étranger ne viendra limiter au nom du libéralisme. Aucun travail de sensibilisation et d’explication n’a été fait auprès des autres travailleurs pour expliquer cela. Mais espérons que la rentrée sociale et scolaire le permettra. Et que les Algériens comprendront que ces grévistes se battent pour le couffin et les études de tous les enfants de salariés. Et que cela mérite un geste de leur part.
Mohamed Bouhamidi 

Nombre de lectures : 3 

  Format imprimable

  Options


  Format imprimable

 

 

 

 

 

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l’origine
« Le Soir d’Algérie » et l’adresse du site

 

Laisser un commentaire