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SNAPAP et HOUARI Kaddour et HADJI Mhamed

SNAPAP de CHLEF
L’ unité d’action prônée par la Coordination et l’Intersyndicale a donné ses résultats hier dans la wilaya de chlef, lors de la première journée du mouvement de grève décrété par ces deux tendances syndicales de la Fonction publique. Administrations, hôpitaux et établissements scolaires, sont quasiment paralysés à travers tout le territoire de la wilaya. L’écrasante majorité des APC ont suivi le mot d’ordre de grève, seul le service d’état civil assurait le service minimum, mais c’est une dizaine de jeunes filles, travaillant dans le cadre de l’emploi des jeunes, qui peinaient devant les guichets. On nous confiera que ces employées ne sont pas payées depuis six mois de cela, et que l’administration n’affiche aucune volonté de revaloriser leur statut. « Elles sont sans contrat, mais on les fait travailler comme des esclaves », se désole un syndicaliste. Sans surprise aucun, le secteur de l’éducation a été paralysé et plus de 80% de son personnel est en grève. La surprise est constatée plutôt au niveau des hôpitaux et du secteur des Impôts qui, habituellement ne font pas grève s’est distingué par un taux de suivi relativement important Toutes ces adhésions des travailleurs de la Fonction publique montre que le mouvement social prend de plus en plus d’ampleur à chlef comme ailleurs. La base syndicale a imposé l’unité d’action pour donner un grand impact à ce mouvement de grève », déclare Mr hadji. Encouragé par la réussite de cette action, le syndicaliste membre de l’Intersyndicale croit bon de donner de meilleures perspectives au mouvement de protestation. « Nous lançons un appel à tous les syndicats authentiques à rejoindre l’Intersyndicale pour créer une centrale syndicale large qui regroupera tous les secteurs d’activité », nous confiera encore notre interlocuteur.

Auteur Mr HOUARI 

                                                                                                                 

Mondialisation – Un nouveau syndicat mondial est créé

Vienne — Des délégués venus des principaux syndicats du monde ont lancé hier à Vienne, où ils sont réunis jusqu’à la fin de la semaine, une nouvelle fédération mondiale chargée de veiller à ce que les droits des travailleurs ne soient pas oubliés dans le sillage de la mondialisation economique
Ce premier congrès a donné naissance à la CSI (Confédération syndicale internationale), dont le Britannique Guy Ryder a toutes les chances d’être le premier secrétaire général. «C’est un événement historique. Dans toute son histoire, le mouvement international a connu des divisions et, aujourd’hui, c’est l’unification de tous les secteurs démocratiques du monde syndical», a dit Guy Ryder, interrogé sur la chaîne française Europe-1.
«Cette unification est fondée sur l’acceptation du syndicalisme démocratique indépendant. Et il y a encore certains syndicats, comme en Chine et à Cuba, qui ne sont pas des syndicats indépendants du gouvernement et donc ne sont pas là aujourd’hui, mais tous les autres sont là [à Vienne].»

La CSI, dont le siège devrait être à Bruxelles, devrait représenter 10 % de l’ensemble des travailleurs dans le monde, selon Guy Ryder. «Nous aurons 166 millions de travailleurs membres de notre nouvelle internationale; 10 % ce n’est pas mauvais, 166 millions, ça fait beaucoup, mais [...] un des premiers défis de notre internationale sera d’augmenter la représentativité, d’apporter le message syndical un peu partout dans le monde. Il y a du boulot, nous sommes ambitieux», a souligné le syndicaliste.

Pour permettre la création de cette organisation, la Confédération mondiale du travail (CMT), d’obédience chrétienne, et la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) ont décidé de s’autodissoudre pour intégrer la nouvelle CSI à l’occasion de ce congrès fondateur.

Auteur Mr HOUARI Kaddour

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Guy Ryder, ancien secrétaire général de la CISL, avait estimé lors du Forum social mondial de Porto Alegre (Brésil) en janvier 2005 que «le fort impact négatif de la mondialisation néolibérale sur les travailleurs», et «la difficulté de trouver des réponses syndicales nationales sans tenir compte des enjeux internationaux posés» justifiaient la création de cette nouvelle organisation.

C’est la première fois, après plusieurs tentatives infructueuses depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, que les différents courants syndicaux internationaux parviennent à s’unir, après la création de la Fédération syndicale mondiale (FSM) en 1945 — dans laquelle la Confédération internationale des syndicats chrétiens (CISC) avait refusé de se fondre –, puis son éclatement attribuable à différentes scissions, quelques années plus tard.

La nouvelle entité comptera 360 syndicats de quelque 150 pays du monde 

 

 

 

                                                                                  Privatisation

Une privatisation est la vente ou la cession par l’État à des investisseurs de capitaux privés, tout ou partie d’une société publique. Après une privatisation partielle, l’entreprise en question peut rester sous le contrôle de l’État, si ce dernier garde en plus de la moitié du capital.

Privatisation et allocation des ressources financières

Les privatisations sont un moyen de trouver des ressources financières pour alimenter le budget de l’État. Certaines se sont imposées, comme la suite logique et obligatoire des accords internationaux souscrits par la France dans le cadre de la construction européenne.
D’un certain point de vue, peut le considérer comme un inconvénient de transformateur des entreprises publiques, qui sont parfois aussi des outils d’aménagement du territoire et de la justice sociale, en entreprises privées ayant des objectifs de service au client et de rentabilité. [Réf. Nécessaire]
D’un autre point de vue, cela peut présenter des avantages: générations une meilleure gestion des entreprises [réf. Nécessaire] et un allègement des charges financières de l’État, qui n’a plus à pourvoir aux augmentations de capital nécessaires au développement des dites entreprises.
Mais comme ces entreprises sont souvent déjà autofinancées bénéficiaires, cet avantage est loin d’être généralisable, seules des augmentations rapides en vue d’internationalisations, ce qui n’est pas seulement, mais d’une entreprise publique, nécessitent de telles levées de fonds

Les conditions de faisabilité

Les privatisations sont parfois très difficiles pour les structures concernées, surtout si elles sont figées au départ. Passer de la démarche service public à usager à la démarche entreprise à client demande une réorganisation parfois radicale des sociétés, l’abandon pour les agents de missions qu’ils jugent essentielles est parfois très frustrant. La phase précédant la mise sur le marché est capitale, la voiture il est théoriquement nécessaire, pour que l’entreprise soit privatisable, que ses comptes économiques soient durablement assainis, souvent a l’inverse, une démarche de fragilisation financière permet de justifier la privatisation, C’est la stratégie d’assèchement.

Privatisations nomenklaturistes

Certaines privatisations ont pu permettre aux amis du pouvoir de faire fortune rapidement, notamment dans les pays de l’ancien bloc soviétique. Inversement, une entreprise ou un service de l’état qui œuvre plus dans l’intérêt corporatif de son appareil et / ou de son personnel, plutôt que des administrés et usagers, peut être considéré comme ayant subi une privatisation de fait par une caste Souterraine D’État (nomenclature).

O.M.C

L’OMC est une institution internationale, non rattachée à l’ONU, mais pour le ayant affiché de réglementer le commerce au niveau mondial. Une de ses principales actions un été de mettre en place un accord, l’AGCS qui est l’un des moteurs des privatisations actuelles dans les pays membres, dans le souci d’éviter que des Governments instituant une concurrence «déloyale» envers d ‘ Other countries and barrent l’accès à leur marché intérieur sous prétexte de protéger certaines activités stratégiques (santé, éducation, eau, agriculture …).

Service public

Un service public est une activité considérée comme devant être disponible pour tous. Cette notion s’appuie sur celle d’intérêt général, mais, trop soumise à appréciation subjective, elle n’a pas de définition universellement reçue, en pratique, est le service public ce que la puissance publique définit politiquement comme tel. C’est une notion distincte de celle de secteur public.
Première approche
Les activités d’un service public sont soumises sur certains points à un régime juridique spécifique. Mais pour compléter la distinction entre service public et secteur public, sur notera qu’une collectivité publique (État, collectivité territoriale) a le choix entre
Assumer directement un service public
Et déléguer sa gestion à un organisme spécifique du secteur public ou à un organisme pertinentes du droit privé.
Concernant les fonctions de service public remplies par le secteur public, le distingue de ce fait:
Celles qui relèvent des fonctions régaliennes, liées à la souveraineté de l’État,
Celles qui relèvent du secteur administré ou du secteur marchand mais que le secteur public a pris en main.
La raison avancée générations dans ce dernier cas est un besoin d’intérêt général essentiel ou stratégique dont la nature est considérée non compatible avec le fonctionnement normal du marché. Sont citées par exemple certaines infrastructures uniques ou essentielles, nécessaires au fonctionnement des entreprises publiques comme privées

Rôle des syndicats dans le processus de privatisation pour les paie under development. Nous considérons le cas d’un monopoles publics dont les travailleurs sont membres d’un syndicat et examinons les conséquences de sa privatisation. Avec un niveau d’emploi négocié entre le syndicat et la firme, il existe un sur-emploi dans la firme publique alors que la firme privée se caractérise par un emploi trop faible pour atteindre l’optimum social. La privatisation peut être socialement désirable lorsque le syndicat détient un pouvoir de négociation important et se caractérise par une forte préférence pour l’emploi. En revanche, avec le modèle de droit à gérer, la privatisation n’est jamais souhaitable.

Auteur Mr HOUARI Kaddour

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Un pouvoir d’achat faible en Algérie Par rapport en Tunisie et Maroc même si le baril du pétrole a 500 dollars

Avec la montée des revendications salariales, la question fondamentale de la répartition des revenus se trouve désormais au centre du conflit social. A la question du pouvoir d’achat, du mode de fixation des salaires, s’ajoute celle plus large, posée par l’existence de fortes inégalités de revenus, aisément observables par les éléments du train de vie des différents groupes sociaux.
Les salariés réclament une juste part des richesses créées par le travail. L’État est doublement interpellé en tant que premier employeur, 1 400 000 fonctionnaires, d’autre part en tant que arbitre du système de répartition des revenus. Se trouve posée, subsidiairement, la question de la nature sociale de l’État et des intérêts dont il est porteur.
1- Le partage de la valeur ajoutée
On désigne par le terme de valeur ajoutée la mesure de la richesse produite par une économie, valeur de ce qui est produit diminuée de la valeur de ce qui a été utilisé dans le processus de production. La somme des valeurs ajoutées constitue le Produit intérieur brut (PIB). La comptabilité nationale distingue dans la VA, la part des salariés (la masse salariale) et celle des non-salariés, qui apparaît dans la rubrique excédent brut d’exploitation. VA = salaires + l’excédent brut d’exploitation est à la fois le résultat d’une activité et la rémunération d’un capital. On peut également écrire VA = salaires + profits. Les néoclassiques entendent par profit la différence entre les recettes et les dépenses qui rémunère le travail et le capital. Le PIB est le résultat de l’activité de différents groupes sociaux. L’ONS classe la population occupée, exerçant une activité, en 3 grands groupes : les salariés, le groupe le plus nombreux 4 687 000 personnes (59,5 %), dont 1/3 de précaires, salariés non permanents, les non-salariés constitués par les employeurs ; les indépendants du commerce, de l’industrie et de l’agriculture 2 472 000 (31,7%) dont 733 000 exploitants agricoles, enfin le groupe des aides familiaux 640 000 (8,2%) au 2/3 ruraux et 1/3 urbain. La question sociale moderne, contemporaine, est contenue dans le partage de la VA entre les salariés et les non-salariés, entre le travail et le capital. La répartition entre capital et travail ne peut être arbitraire, livrée à la brutalité des rapports de force. Ricardo, père fondateur de l’école classique d’économie politique, pouvait écrire « que dans tous les pays et dans tous les temps, les profits dépendent de la ‘‘qualité de travail nécessaire’’ pour fournir les denrées de première nécessité aux ouvriers ». Il faut à la fois dans des proportions optimales, sociales et économiques reconstituer le capital et le travail dans sa capacité physique et dans ses qualifications. Dans les pays capitalistes développés, le rapport de répartition capital/travail est à peu près stable depuis la fin des années 1980, 30 à 35% pour le capital et 60 à 65% pour le travail. Chez nous, selon les données disponibles (ONS), la part de la masse salariale a atteint son point le plus bas en 2004 avec 20,4% en recul de 4,2 points, par rapport à 1992, 28,6%. En Tunisie, la masse salariale globale a augmenté de 7,8% en 2004 pour atteindre 37,0% du PIB (37,4% en 2003), une différence importante avec l’Algérie, de 16,6% de PIB. Le taux de salarisation en Tunisie est de 61% et la population active de 3,3 millions de personnes (2004). Le partage de la VA dépend des rapports de force, du pouvoir des syndicats, de la situation générale de l’emploi. On observe, depuis les années 1980, une diminution de la part de la rémunération du travail dans la valeur de la production. En France, par exemple, la masse salariale a atteint son point le plus bas en 2000 avec 59,1% aux USA, en 2001 avec 47,2%, taux le plus bas depuis 1929.
2- Le mode de fixation des salaires
Historiquement et après de longues luttes sociales, le mode de fixation des salaires s’est établi à partir de l’évaluation des besoins humains et familiaux. C’est sur cette base que les syndicats fondent leurs revendications. Le Salaire national minimum garanti (SNMG) est devenu dans la majorité des pays ce minimum qui, dans des conditions sociales données, doit couvrir les besoins du salarié et de sa famille. Il est admis aujourd’hui que le SNMG doit couvrir les besoins alimentaires, le logement, l’habillement et l’accès à un ensemble de services fournis généralement par la collectivité : santé, transport, éducation, électricité, eau potable. Naturellement ce minimum est ajusté au niveau du développement économique du pays, à la richesse créée par habitant (le PIB). Chez nous, le SNMG est à 10 000 DA, 100 euros environ. Il est de 224 DT en Tunisie (150 euros) et 2 000 DH au Maroc (200 euros), dans l’ordre inverse du PIB, puisque le PIB par habitant est de 3000 dollars en Algérie, 2600 dollars en Tunisie et 2000 dollars au Maroc (2005). Cette différence n’est pas due, comme l’affirment parfois certains, à un pouvoir d’achat du dinar algérien plus élevé. Le pouvoir d’achat de la monnaie, le PPA, exprimé en euros, est sensiblement le même pour les trois pays (rapport PNUD 2005). En d’autres termes, le SMIG marocain, en pouvoir d’achat, est bien le double du SNMG algérien. A l’évidence les 10 000 DA ne couvrent pas les besoins vitaux du travailleur et de sa famille. Une étude de SNAPAP du budget d’une famille de 6 personnes, taille moyenne de l’unité domestique algérienne, chiffre ce minimum à 35000 DA, 350 euros, (16,6% de plus que le SMIG au Maroc). La famille SNAPAP est de type traditionnel : l’épouse est femme au foyer et le nombre d’enfants par ménage est élevé. La charge par salarié est lourde : un salaire pour 6 personnes. Ce modèle de famille n’est cependant pas exclusif. Les fractions supérieures de la classe des salariés sont constituées de familles à double actif ; les deux conjoints travaillent et le nombre d’enfants est réduit à deux en moyenne. Il existe une relation importante entre le régime d’accumulation et la structure sociale. Le sous-développement, associé à un régime lent d’accumulation, est consubstantiel de la société traditionnelle, le capitalisme s’accompagne de la transformation de la structure familiale. En Europe, dès le XIXe siècle, la pratique de la contraception volontaire se répand dans les couches populaires et la femme entre dans le marché du travail.
3- La feuille de paie n’est pas l’ennemie de l’emploi
Le gouvernement redoute l’effet d’une hausse des salaires sur la croissance et l’emploi. Les arguments pour un gel des salaires s’appuient sur les axiomes libéraux bien connus que l’on oppose par principe à toute demande de hausse salariale : baisse de compétitivité des entreprises, de l’investissement et de l’emploi. D’aucuns opposeront évidemment le cercle vertueux de la hausse des salaires, de la demande, de l’investissement et de l’emploi… Il s’agit d’une rhétorique bien connue, toute formelle. Il faut donc aller au-delà. La réponse de Mr Malaoui Rachid Président du SNAPAP faite au conférence des cadres syndicaux , exprime l’idée qu’une hausse des salaires ne conduit pas nécessairement à une baisse de l’investissement et de l’emploi. Chacun sait que ce qui est pris en compte par l’entreprise c’est le coût unitaire du travail. Le coût unitaire de production qui fait la compétitivité de l’entreprise est obtenu en divisant le coût total par la quantité produite. Plus le coût unitaire est faible, plus élevée est la compétitivité de l’entreprise. Les entreprises doivent donc gagner en compétitivité par un effort accru de rationalisation, d’investissements de productivité et de formation du personnel. Il n’est pas utile d’encourager les entreprises à faire du niveau des salaires une variable d’ajustement de leurs résultats. Ce ne sont pas les entreprises qui ont les salaires les plus bas qui sont les plus compétitives, mais les entreprises qui ont la plus forte productivité par travailleur. Le taux de change est aussi un élément de compétitivité externe et de protection de la production domestique. La baisse des droits de douane, le ratio droits de douane sur la valeur des importations, de 12% chez nous, est le plus faible de la région. Elle expose la production manufacturière domestique à une très forte concurrence des importations. La part de l’industrie dans le PIB est tombée de 16% en 1990 à moins de 8% en 2005, Autant dire que l’industrie qui perd de l’emploi et du poids dans le PIB est sinistrée. Le taux de change doit retrouver sa fonction de protection du marché domestique. Le dinar tunisien s’est déprécié en 2002 de 4% vis-à-vis de l’euro, de 7,9% en 2002/2003, de 5,9 en 2003/2004, pour compenser la baisse des droits de douane. Parallèlement, la Tunisie a maintenu le soutien des prix des produits de base, céréales et dérivés, huiles végétales, lait, sucre. Ce soutien représente 0,7% du PIB. La hausse des salaires ne concerne pas que les entreprises. L’Etat avec 1 400 000 fonctionnaires (500 000 enseignants) est l’employeur le plus important. Les autorités soutenues par le FMI avancent que les finances publiques seraient mises à mal par une augmentation inconsidérée des salaires de la Fonction publique.
L’Etat dépenserait-il trop !
La proportion des ressources affectées aux dépenses publiques s’élève en moyenne à 35% du PIB avec un pic en 2003 à 37,4%. La Tunisie dont le PIB par habitant est voisin du nôtre dépense en moyenne quelque 42,5%, soit une différence de 6 points, 6 points de 100 milliards de dollars de PIB, cela fait 6 milliards de dollars, ou encore 30% de la masse salariale actuelle, Les pays industrialisés consacrent davantage à la dépense publique, 53,6% du PIB en France pour 2005 par exemple. Entre la Tunisie et l’Algérie, les orientations budgétaire et monétaire sont différentes pour ne pas dire opposées. La Tunisie accepte un déficit budgétaire de 2 à 3% du PIB, un solde courant négatif 4,3% du PIB, mais réalise un taux d’investissement élevé 27% du PIB. L’Algérie a opté pour des économies budgétaires, un large solde courant positif, mais réalise un faible taux d’investissement, 16% du PIB, selon la déclaration du chef du gouvernement. (El Watan économie du 27 mars-2 avril 2006). Le taux de croissance de la Tunisie est voisin de 4% l’an. Le gouvernement fait valoir qu’il ne peut dépenser plus. Il doit épargner sur ses recettes pour les mauvais jours. Huit milliards de dollars auraient ainsi été épargnés depuis 2001 et versés au fonds de régulation des dépenses de l’Etat. Si le principe de précaution peut être défendu, il reste que la part actuel des salaires dans la VA n’est pas soutenable. Portée à 30% du PIB (37% en Tunisie), la part des salaires dans la VA permettrait d’augmenter la masse salariale d’environ 9 à 10% du PIB (9 milliards de dollars). Il est clair qu’il faut diminuer d’autant la part excessive de la VA portée au compte des non-salariés. L’impôt et la dépense publique sont les instruments classiques d’intervention de l’Etat dans la répartition des revenus. Comme l’écrit l’économiste Amor Khellif, il faut cesser de convoquer Hassi Messaoud chaque fois qu’il y a une difficulté. L’impôt doit retrouver toute sa fonction de redistribution. La fiscalité chez nous est des plus libérales. Les recettes fiscales ordinaires ne constituent que 15% du PIB hors hydrocarbures. Elles sont de 21% en Tunisie et de 22% au Maroc. Ces taux n’ont évidemment rien à voir avec ceux des pays industrialisés qui varient de 50 à 55% du PIB (y compris les prélèvements sociaux). La faiblesse fiscale tient en partie au contrôle très relatif que les administrations concernées exercent sur les activités économiques. Des ressources importantes échappent au système fiscal. Le ministre des Finances a pu récemment déclarer que 33% des entreprises échappaient au fisc. Mais elle tient également à une politique fiscale peu sélective et inéquitable, qui porte essentiellement sur la fiscalité indirecte : TVA, produits douaniers, taxes à la consommation, les revenus autres que les salaires et le patrimoine sont peu imposés, le patrimoine immobilier en particulier, qui a pris des proportions considérables ces dernières années. Il ne serait pas excessif de porter la pression fiscale à 24% hors hydrocarbures, soit un gain de 9 points du PIB hors hydrocarbures par rapport au prélèvement actuel. Ce serait le début d’une politique qui viserait à réduire la dépendance du budget à l’égard du pétrole et à fonder la continuité de l’Etat et de la société sur le travail direct des Algériens. Sans le pétrole, l’État algérien, pour l’existence duquel des générations ont lutté, serait réduit à sa portion congrue.

Référence
• Étude du SNAPAP sur un budget de famille 06 personnes
• Journal el wattan

Auteur Mr HOUARI Kaddour

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Convention sur le droit d’organisation et de négociation collective

Convention (No 98) concernant l’application des principes du droit d’organisation et de négociation collective

Adoptée par la Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail
à sa trente-deuxième session, le 1er juillet 1949
Entrée en vigueur : le 18 juillet 1951,
conformément aux dispositions de l’article 8
ratifications, (ILOLEX: base de données sur les normes internationales de travail) *

La Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail,
Convoquée à Genève par le Conseil d’administration du Bureau international du Travail, et s’y étant réunie le 8 juin 1949, en sa trente-deuxième session,
Après avoir décidé d’adopter diverses propositions relatives à l’application des principes de droit d’organisation et de négociation collective, question qui constitue le quatrième point à l’ordre du jour de la session,
Après avoir décidé que ces propositions prendraient la forme d’une convention internationale,
Adopte, ce premier jour de juillet mil neuf cent quarante-neuf, la convention ci-après, qui sera dénommée Convention sur le droit d’organisation et de négociation collective, 1949 :

Article premier
1. Les travailleurs doivent bénéficier d’une protection adéquate contre tous actes de discrimination tendant à porter atteinte à la liberté syndicale en matière d’emploi.
2. Une telle protection doit notamment s’appliquer en ce qui concerne les actes ayant pour but de :
a) Subordonner l’emploi d’un travailleur à la condition qu’il ne s’affilie pas à un syndicat ou cesse de faire partie d’un syndicat;
b) Congédier un travailleur ou lui porter préjudice par tous autres moyens, en raison de son affiliation syndicale ou de sa participation à des activités syndicales en dehors des heures de travail ou, avec le consentement de l’employeur, durant les heures de travail.
Article 2
1. Les organisations de travailleurs et d’employeurs doivent bénéficier d’une protection adéquate contre tous actes d’ingérence des unes à l’égard des autres, soit directement, soit par leurs agents ou membres, dans leur formation, leur fonctionnement et leur administration.
2. Sont notamment assimilées à des actes d’ingérence au sens du présent article des mesures tendant à provoquer la création d’organisations de travailleurs dominées par un employeur ou une organisation d’employeurs, ou à soutenir des organisations de travailleurs par des moyens financiers ou autrement, dans le dessein de placer ces organisations sous le contrôle d’un employeur ou d’une organisation d’employeurs.
Article 3
Des organismes appropriés aux conditions nationales doivent, si nécessaire, être institués pour assurer le respect du droit d’organisation défini par les articles précédents.
Article 4
Des mesures appropriées aux conditions nationales doivent, si nécessaire, être prises pour encourager et promouvoir le développement et l’utilisation les plus larges de procédures de négociation volontaire de conventions collectives entre les employeurs et les organisations d’employeurs d’une part, et les organisations de travailleurs d’autre part, en vue de régler par ce moyen les conditions d’emploi.
Article 5
1. La mesure dans laquelle les garanties prévues par la présente Convention s’appliqueront aux forces armées ou à la police sera déterminée par la législation nationale.
2. Conformément aux principes établis par le paragraphe 8 de l’article 19 de la Constitution de l’Organisation internationale du Travail, la ratification de cette Convention par un Membre ne devra pas être considérée comme affectant toute loi, toute sentence, toute coutume ou tout accord déjà existants qui accordent aux membres des forces armées et de la police des garanties prévues par la présente Convention.
Article 6
La présente Convention ne traite pas de la situation des fonctionnaires publics et ne pourra, en aucune manière, être interprétée comme portant préjudice à leurs droits ou à leur statut.
Article 7
Les ratifications formelles de la présente Convention seront communiquées au Directeur général du Bureau international du Travail et par lui enregistrées.
Article 8
1. La présente Convention ne liera que les Membres de l’Organisation internationale du Travail dont la ratification aura été enregistrée par le Directeur général.
2. Elle entrera en vigueur douze mois après que les ratifications de deux Membres auront été enregistrées par le Directeur général.
3. Par la suite, cette Convention entrera en vigueur pour chaque Membre douze mois après la date où sa ratification aura été enregistrée.
Article 9
1. Les déclarations qui seront communiquées au Directeur général du Bureau international du Travail, conformément au paragraphe 2 de l’article 35 de la Constitution de l’Organisation internationale du Travail, devront faire connaître :
a) Les territoires pour lesquels le Membre intéressé s’engage à ce que les dispositions de la Convention soient appliquées sans modification;
b) Les territoires pour lesquels il s’engage à ce que les dispositions de la Convention soient appliquées avec des modifications, et en quoi consistent lesdites modifications;
c) Les territoires auxquels la Convention est inapplicable et, dans ces cas, les raisons pour lesquelles elle est inapplicable;
d) Les territoires pour lesquels il réserve sa décision en attendant un examen plus approfondi de la situation à l’égard desdits territoires.
2. Les engagements mentionnés aux alinéas a et b du premier paragraphe du présent article seront réputés partis intégrantes de la ratification et porteront des effets identiques.
3. Tout Membre pourra renoncer par une nouvelle déclaration à tout ou partie des réserves contenues dans sa déclaration antérieure en vertu des alinéas b, c et d du premier paragraphe du présent article.
4. Tout Membre pourra, pendant les périodes au cours desquelles la présente Convention peut être dénoncée conformément aux dispositions de l’article 11, communiquer au Directeur général une nouvelle déclaration modifiant à tout autre égard les termes de toute déclaration antérieure et faisant connaître la situation dans des territoires déterminés.
Article 10
1. Les déclarations communiquées au Directeur général du Bureau international du Travail conformément aux paragraphes 4 et 5 de l’article 35 de la Constitution de l’Organisation internationale du Travail doivent indiquer si les dispositions de la Convention seront appliquées dans le territoire avec ou sans modifications; lorsque la déclaration indique que les dispositions de la Convention s’appliquent sous réserve de modifications, elle doit spécifier en quoi consistent lesdites modifications.
2. Le Membre ou les Membres ou l’autorité internationale intéressés pourront renoncer entièrement ou partiellement, par une déclaration ultérieure, au droit d’invoquer une modification indiquée dans une déclaration antérieure.
3. Le Membre ou les Membres ou l’autorité internationale intéressés pourront, pendant les périodes au cours desquelles la Convention peut être dénoncée conformément aux dispositions de l’article 11, communiquer au Directeur général une nouvelle déclaration modifiant à tout autre égard les termes d’une déclaration antérieure et faisant connaître la situation en ce qui concerne l’application de cette Convention.
Article 11
1. Tout Membre ayant ratifié la présente Convention peut la dénoncer à l’expiration d’une période de dix années après la date de la mise en vigueur initiale de la Convention, par un acte communiqué au Directeur général du Bureau international du Travail et par lui enregistré. La dénonciation ne prendra effet qu’une année après avoir été enregistrée.
2. Tout Membre ayant ratifié la présente Convention qui, dans le délai d’une année après l’expiration de la période de dix années mentionnée au paragraphe précédent, ne fera pas usage de la faculté de dénonciation prévue par le présent article sera lié pour une nouvelle période de dix années et, par la suite, pourra dénoncer la présente Convention à l’expiration de chaque période de dix années dans les conditions prévues au présent article.
Article 12
1. Le Directeur général du Bureau international du Travail notifiera à tous les Membres de l’Organisation internationale du Travail l’enregistrement de toutes les ratifications, déclarations et dénonciations qui lui seront communiquées par les Membres de l’Organisation.
2. En notifiant aux Membres de l’Organisation l’enregistrement de la deuxième ratification qui lui aura été communiquée, le Directeur général appellera l’attention des Membres de l’Organisation sur la date à laquelle la présente Convention entrera en vigueur.
Article 13
Le Directeur général du Bureau international du Travail communiquera au Secrétaire général des Nations Unies aux fins d’enregistrement, conformément à l’Article 102 de la Charte des Nations Unies, des renseignements complets au sujet de toutes ratifications, de toutes déclarations et de tous actes de dénonciation qu’il aura enregistrés conformément aux articles précédents.
Article 14
A l’expiration de chaque période de dix années à compter de l’entrée en vigueur de la présente Convention, le Conseil d’administration du Bureau international du Travail devra présenter à la Conférence générale un rapport sur l’application de la présente Convention et décidera s’il y a lieu d’inscrire à l’ordre du jour de la Conférence la question de sa révision totale ou partielle.
Article 15
1. Au cas où la Conférence adopterait une nouvelle convention portant révision totale ou partielle de la présente Convention, et à moins que la nouvelle convention ne dispose autrement :
a) La ratification par un Membre de la nouvelle convention portant révision entraînerait de plein droit, nonobstant l’article 11 ci-dessus, dénonciation immédiate de la présente Convention, sous réserve que la nouvelle convention portant révision soit entrée en vigueur;
b) A partir de la date de l’entrée en vigueur de la nouvelle convention portant révision, la présente Convention cesserait d’être ouverte à la ratification des Membres.
2. La présente Convention demeurerait en tout cas en vigueur dans sa forme et sa teneur pour les Membres qui l’auraient ratifiée et qui ne ratifieraient pas la convention portant révision.
Article 16
Les versions française et anglaise du texte de la présente Convention font également foi.
Le texte qui précède est le texte authentique de la Convention dûment adoptée par la Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail à sa trente-deuxième session qui s’est tenue à Genève et qui a été déclarée close le deux juillet 1949.
En foi de quoi ont apposé leurs signatures, ce dix-huitième jour d’août 1949 

 

 

 

. Algérie menacé par une guerre civil ou bien par la famine ?

Voilà que le monde est projeté à toute vitesse vers un nouveau défi aux conséquences aussi lourdes qu’incalculables. L’inflation alimentaire porte en elle la menace d’une famine à grande échelle et les premiers touchés sont les pays du tiers monde et que les tensions sociales se manifestent avec violence

Ces derniers mois, la flambée des produits alimentaires a entraîné des manifestations violentes peut être en Algérie si le gouvernement ne fait rien pour augmentation de salaire et dialoguer avec les syndicats autonomes est surtout SNAPAP. La flambée des prix, du blé, Riz, du maïs, de l’huile, du lait et d’autres produits survient en pleine crise financière mondiale.

Dans nombre de pays en développement, les gouvernements ont été obligés d’augmenter le niveau des subventions pour calmer les tensions inflationnistes sur leur marché sauf en algerie par un discours de la langue de bois .
snapap et d’autres syndicats Tirant la sonnette d’alarme, la hausse des prix alimentaires pourrait avoir de terribles conséquences pour Algerie, allant jusqu’à la guerre civil,. « Les prix de l’alimentation, s’ils continuent comme ils le font maintenant, les conséquences seront terribles et je pense Des centaines de milliers de personnes vont mourir de faim (…) ce qui entraînera des cassures dans l’environnement économique

La Banque mondiale a associé sa voix à celle du FMI. Réunissant ce mois avril 2008 son comité pour le développement, elle a appelé à la nécessité de mobiliser la communauté internationale pour lutter contre la pauvreté et la faim.
D’après un rapport de la Banque mondiale publié en avril 2008, la hausse des prix du blé atteignait 181% à l’échelle mondiale en février sur 36 mois, et la hausse mondiale des prix alimentaires 83% sur la même période.

 

SYNDICALISME EN ALGERIE

(n. m.) Le syndicalisme dont je vais parler ci-dessous est revendicative, social
il s’est efforcé, par son observation des faits sociaux contemporains, de renforcer sa doctrine et de dégager les tactiques les mieux appropriés à son action et à ses buts.
J’ai déjà dit tant de choses sur ce mouvement particulier des travailleurs, notamment dans l’étude historique que j’ai consacrée au snapap , qu’il me parait inutile de me livrer à de longs développements qui ne seraient que la répétition de mes sites
1. www.snapap.webobo.com
2. www.snapap-chlef.webobo.com
3. www.googlesnapap.centerblog.net
4. www.chlef.centerblog.net
Définition du syndicalisme.
Le syndicalisme est un mouvement naturel qui groupe, sous des formes diverses, des hommes qui ont des intérêts communs et des aspirations identiques ; des hommes chez lesquels la concordance des intérêts et l’identité des buts déterminent normalement et logiquement le choix de moyens d’action semblables pour atteindre le but qui est commun à leurs efforts
On trouverait trace de telles associations, de tels groupements, quelle qu’en soit la forme, dans les temps les plus reculés de l’Histoire.
Sans doute, à ces époques lointaines, n’était-il pas question de syndicalisme. Le mot était inconnu, mais la chose existait sous des aspects divers et variés.
A mon avis, il n’est pas exagéré d’affirmer que le syndicalisme, sous des formes rudimentaires, a existé dès que la vie en société s’est imposée aux hommes comme une nécessité.
Dès ces jours reculés, qui se perdent dans la nuit des temps, la solidarité, l’entraide, l’alliance, qui constituent les bases. morales fondamentales du syndicalisme moderne, sont devenues, pour les hommes appelés à vivre en commun ou en rapport, les principes vitaux dont la pratique et l’application étaient indispensables pur assurer leur sauvegarde, défendre leur vie, acquérir une tranquillité relative ; produire, échanger et consommer.
En effet, c’est en pratiquant la solidarité et l’entraide que les hommes ont pu conquérir la première place dans le règne animal. S’ils ne s’étaient pas unis, malgré qu’ils fussent doués d’intelligence, ils eussent été les victimes, dans la lutte pour la vie, des races d’animaux supérieurement armés pour cette lutte, plus rigoureux et plus forts.
Or, le contraire s’est produit ; non seulement l’homme, groupé avec ses semblables, a défendu victorieusement sa vie, assuré sa subsistance, propagé son espèce, mais encore il a détruit on domestiqué presque tous les animaux qui lui disputaient le droit à l’existence et asservi les forces naturelles.
C’est également par la vie en commun, par la pratique de l’entraide, que les inventions ont pu être réalisées, véhiculées, appliquées et que, de proche en proche, la civilisation, si contrariée qu’elle ait pu être dans son essor, a pu, néanmoins, se développer, modifier et, parfois, bouleverser les conditions de vie des hommes à des périodes déterminées.
Il est infiniment probable que le syndicalisme préhistorique n’avait pas d’autre but que d’assurer à l’homme la sécurité de la vie et les moyens d’existence.
Et si la vie avait suivi son cours normal ; si les hommes n’avaient jamais connu l’ambition, la haine, la domination, l’autorité, la propriété, la jouissance et le lucre, le Syndicalisme aurait sans doute connu un développement continu et sans histoire et le but que nous poursuivons encore – que d’autres poursuivront peut-être – serait atteint depuis longtemps.
La naissance, chez les hommes, des sentiments ci-dessus indiqués, devait fatalement les séparer, les diviser, les dresser les uns contre les autres, faire naître des groupes dont les intérêts concordaient.
C’est ainsi que s’explique l’origine des classes sociales antagonistes dont il serait vain de vouloir nier l’existence.
La lutte entre les classes. dont l’une est privilégiée et l’autre déshéritée, exigea, de part et d’autre, la constitution de groupements pour défendre les intérêts et les aspirations des forces en lutte. Ainsi naquirent successivement l’État, puis les syndicats fonctionnaires et patronaux, dont l’opposition demeurera constante, sur tous les plans, aussi longtemps que les causes et raisons de cette opposition : propriété, privilèges, autorité, subsisteront.
En ce moment, deux grands mouvements de classe : le syndicalisme patronal et le syndicalisme fonctionnaires sont face à face.
Chaque jour, l’un et l’autre englobent de nouveaux éléments de vie et d’action, agrandissent le champ de leur activité et se substituent, en fait, aux partis politiques qui, de plus en plus, perdent leur caractère originel et deviennent, dans des Parlements condamnés, les exécuteurs des volontés des grands groupements qui s’affrontent sur tous les terrains. Lorsque les Congrégations économiques imposent leur volonté au Parlement et au Parlementaires, c’est le syndicalisme patronal qui parle et agit ; lorsque le Cartel des fonctionnaires et les syndicats autonome . obligent le gouvernement d augmenter le salaire ( cnes 1996, snapap2001, cnapest 2003 intersyndicat 2008, malgré leur désir, un gouvernement, puis plusieurs, c’est, indiscutablement, le syndicalisme fonctionnaires qui se manifeste contre l’État Patron. Bien que cette action indirecte, par pression, n’ait, à mes yeux, qu’une valeur relative, il n’est pas douteux que les éléments révolutionne ne sauraient, en la circonstance, la condamner.
Qu’il soit patronal ou fonctionnaires , le Syndicalisme a toujours essayé et, en général, réussi à grouper toutes les forces vives et actions encore éparses. Cette idée de synthèse s’est ancrée avec toujours plus de force, mais elle a pris des formes diverses dans les deux camps.
Elle eut, en effet – et elle a encore – des partisans convaincus et acharnés ici et là.
Tandis que, de part et d’autre, certains hommes sont partisans d’une synthèse générale, qui permettrait de réunir tous les individus sur le plan d’un grand intérêt général, d’autres, moins ambitieux sans doute, mais plus pratiques et actuels désirent seulement réunir, sur un même plan, les individus dont les intérêts sont réellement concordants.
De ces idées de synthèse sont issues : la collaboration des classes et la lutte de classes, sous leur forme moderne.
La première a pour but de développer et de défendre, par voie d’ententes entre les classes antagonistes, l’intérêt général – ou plutôt ce qu’on qualifie de tel – ; l’autre vise à défendre l’intérêt de classe, à le faire triompher, à donner naissance ensuite au véritable intérêt général dont elle nie actuellement l’existence.
De toute évidence, parce que la logique le veut ainsi, c’est la seconde conception qui finira par s’imposer et nous reviendrons ainsi à la source du syndicalisme… après la disparition des classes.
Après avoir réalisé sa mission de libération humaine et la construction sociale, le syndicalisme n’aura plus pour but que de permettre à l’homme de lutter contre les éléments hostiles, de les vaincre, de les asservir pour le bien et le bonheur collectifs ; de poursuivre les recherches incessantes qui refouleront l’Inconnaissable et développeront la Connaissance ; d’appliquer, pour le plus grand bien de tous, les découvertes scientifiques aux œuvres pacifiques et laborieuses.
Ce rôle est assez noble et assez vaste pour attirer tous les hommes et les retenir à la tâche jusqu’à ce que celle-ci soit complètement accomplie.
Il est pourtant discuté et, précisément, par certains de ceux qui devraient l’accepter et le remplir les premiers. Et ici se pose cette question : les syndicats doivent-ils subsister après la révolution ?
L’existence des Syndicats après la Révolution.
Si, chez les anarchistes révolutionnaires, nul ne conteste la nécessité de l’existence des syndicats avant la révolution, – il en est, très peu nombreux il est vrai, qui nient volontiers et avec force – plus de force que d’arguments – que les syndicats soient nécessaires après la Révolution.
Pour ma part, je ne déclare pas seulement qu’ils sont nécessaires, mais je ne crains pas d’affirmer qu’ils seront indispensables.
Que proposent donc, pour les remplacer, les anarchistes, adversaires des syndicats après la révolution ?
De vagues groupements de producteurs( service public de qualite ), essaimés, sans liens véritables entre eux, échangeant quelques statistiques ; produisant à la diable, sans savoir pourquoi ni comment, n’ayant aucune idée des besoins collectifs dans tous les domaines.
Si ces hommes( UGTA)croient vraiment que c’est avec une telle organisation qu’on peut assurer la vie économique et sociale d’une collectivité quelconque, ils commettent une erreur grave.
Ils ne se rendent certainement pas compte
1° Que l’économie et l’administration de la production, son échange, sa répartition doivent être organisées ;
2° Que cette organisation, reposant sur des bases libertaires, doit donner, sous peine de faillite et de catastrophe, des résultats supérieurs à ceux qui étaient obtenus auparavant par une organisation autoritaire et. despotique.
Comment peuvent-ils croire que la société algerienne ne sera pas organisée ?
Et cette organisation, pour porter ses fruits, devra être homogène, c’est-à-dire fonctionner aussi identiquement que possible sur les trois plans suivants : économique, administratif et social.
De toute évidence, cette organisation devra être conçue de façon telle que les rouages correspondants, sur les trois plans, agissent de concert, en accord.
En effet service pulic sera la base, l’administratif l’expression et le social la conséquence. S’il n’y a pas homogénéité et concordance ce sera le chaos et quel chaos : celui que les détracteurs bourgeois appellent l’anarchie, c’est-à-dire le désordre !
Nous prétendons, nous, que c’est le capitalisme qui est le désordre et nous voulons que l’anarchie soit l’ordre, l’ordre sans autorité ni contrainte, mais l’ordre tout de même, l’ordre qui découlera des actes conscients et réfléchis de tous.
Cette conscience éclairée devra être collective et le premier terrain sur lequel elle devra se manifester sera le plan économique.
Il ne suffira pas de substituer la notion du besoin à celle du profit ; il faudra connaître réellement l’étendue et la diversité de ce besoin, le chiffrer, par conséquent.
Et ceci fait, il faudra examiner l’autre face du problème : rechercher, apprécier, connaître aussi exactement que possible les possibilités de satisfaire tous les besoins.
En un mot, il faudra établir le rapport convenable entre la somme des besoins et celle des possibilités. Et ce rapport devra être tel que les moyens de qualite permettent aussi largement que possible la satisfaction des besoins.
Les uns et les autres devront donc être connus et chiffrés au préalable et, si les moyens apparaissent insuffisants au début, il faudra les augmenter et, bon gré, mal gré, en attendant qu’ils soient suffisants, restreindre la consommation.
Cette constatation suffit à elle seule à indiquer parmi les trois grands facteurs économiques : production, échange, consommation quel est celui qui est essentiel et à classer les deux autres dans leur ordre.
CONSOMMER, c’est-à-dire assurer la continuité de la vie physique de l’être, est certainement l’acte le plus important, l’acte vital qui permet, à la fois, de produire et d’échanger. Mais PRODUIRE et ÉCHANGER, c’est donner aux hommes la possibilité de consommer, donc de vivre.
Dans ces conditions, il apparaît clairement que la tâche essentielle consiste d’abord à produire, à produire pour satisfaire les besoins de la consommation.
Et qui, mieux que les syndicats, sera qualifié pour extraire, transformer et mettre à la disposition du consommateur tout ce qui est nécessaire à la vie ?
Qui nierait que les producteurs, groupés dans syndicats, représentent la force essentielle de lutte et de construction révolutionnaire ?
Quel organisme peut-on, en vérité, essayer de substituer aux syndicats qui luttent et se préparent, chaque jour, à cette tâche constructive ?
Poser toutes ces questions, c’est les résoudre.
Qu’il revête un caractère nettement coopérateur, c’est incontestable. C’est même évident. Mais il est nécessaire aussi qu’il conserve son caractère originel d’être afin apte, le cas échéant, à s’opposer à certaines administration qui pourraient être tentées contre la révolution elle-même.
S’il y a péril, les syndicats seront là pour le vaincre. Ce n’est pas à dédaigner.
Ils sont donc indispensables avant, pendant et, surtout, après la Révolution.
Avant, pour préparer les cadres de lutte et de réalisation ; pour lutter contre le capitalisme et réduire sa puissance dès maintenant.
Pendant, pour abattre définitivement le capitalisme, s’emparer des moyens de production et d’échange et les remettre en marche au profit de la collectivité et pour son compte.
Après, pour assurer la vie économique collective, en accord avec les offices d’échange et de répartition locaux, régionaux et nationaux et internationaux qui indiqueront les besoins à satisfaire.
Contrairement à ce que pensent et déclarent certains hommes, qui n’examinent la question que sous l’angle politique et non sous son jour véritable, c’est-à-dire social, les syndicats de producteurs ne seront jamais ni une gêne ni un damner pour l’ordre nouveau issu de la révolution sociale.
Partie intégrante de celle-ci, ils entendent, certes, en défendre l’intégrité, mais ils ne visent ni ne prétendent à aucune dictature.
Adversaires de la dictature et de l’Etat, sous toutes leurs formes, composés d’éléments qui exécutent et contrôlent, par leurs divers organes tout ce qui se réfère à la vie économique, ils limitent à ce domaine leur effort et leur activité.
Ils laissent aux individus le soin d’administrer la chose collective, par le jeu normal des organismes de tous ordres qu’ils se donneront.

Ils n’entendent être que la base – parce que c’est l’évidence même – de la Société nouvelle, une base solide sur laquelle cette société s’appuiera avec sûreté. Ils n’entendent pas davantage accaparer la vie tout entière. Ils demandent seulement que la vie économique, administrative et sociale repose sur des bases solides, que le système social soit homogène dans toutes ses parties ; que chacun, sur son plan, accomplisse sa tâche, toute sa tâche. Ils ne veulent ni subordination, ni préséance. Ils entendent que l’égalité sociale devienne une réalité, pour les hommes et les groupements.
Leur ambition, leur unique ambition consiste à vouloir être les fondements solides de l’ordre social nouveau ; à évoluer techniquement et socialement avec cet ordre, pacifiquement ; à développer sans cesse leurs connaissances pour intensifier le bien-être de tous ; à réduire au minimum la peine des hommes, tout en. satisfaisant aux besoins de tous.
Qui peut s’élever contre une ambition aussi raisonnable, aussi légitime ?
Aux communes libres, fédérées et confédérées d’administrer les choses et de donner aux hommes les institutions sociales correspondantes et susceptibles de traduire dans la vie de chaque jour les désirs et les aspirations des individus.
A chacun sa tâche. Celle du syndicalisme est assez vaste pour qu’il n’ambitionne que de la remplir tout sans vouloir en accaparer d’autres qui ne lui reviennent pas.
Substitution de la notion de classe à la notion de parti.
Ayant proclamé la nocivité et l’inutilité de l’Etat et démontré la faillite irrémédiable de tous les partis politiques, le syndicalisme se doit d’en tirer la conséquence logique.
II affirme donc la nécessité, pour les travailleurs, en raison de la concordance permanente de leurs intérêts, de substituer la notion de classe à la notion de parti.
II est, en effet, prouvé que les partis ne sont que des groupements artificiels, dont les éléments s’opposent les uns aux autres, en raison de la discordance de leurs intérêts.
Qu’attendre d’un parti qui contient dans son sein des patrons et des travailleurs, des exploiteurs et des exploités ?
Qu’y a-t-il de commun entre l’intérêt d’un patron socialiste – et même anarchiste – et de son ouvrier ? D’accord au siège de la section, – théoriquement s’entend -, leur opposition deviendra irréductible dès qu’ils se trouveront face à face à l’atelier, au chantier, au bureau, etc.., c’est-à-dire pratiquement. Et quelle que soit, de part et d’autre, leur bonne volonté, ils ne pourront jamais résoudre ce différend qui restera, entre eux, permanent. Ceci implique naturellement que le patron et l’ouvrier socialistes ou anarchistes n’ont, entre eux, rien de commun ; que leur intérêt de patron et d’ouvrier s’oppose fondamentalement et les empêche d’agir pour un but qui ne leur est commun que par l’esprit. L’impuissance des partis, de tous les partis, n’a pas d’autre raison.
Et cette raison suffit à condamner la notion de parti et à lui substituer la notion de classe.
Là, sur le plan de classe, la délimitation est nette. Pas d’éléments hétérogènes aux intérêts divergents.
Au contraire, et en dépit de certaines différences habituellement exploitées et maintenues par le Capitalisme, les intérêts sont concordants, les aspirations sont identiques, les buts sont communs.
Rien ne s’oppose donc à ce que de tels éléments s’unissent ensemble et agissent de concert.
L’expérience renouvelée a, d’ailleurs, démontré que seuls les groupements de classe, par leur caractère homogène pouvaient mener des luttes fécondes, qu’il s’agisse de forces ouvrières ou de forces patronales.
Je demande donc, sans hésitation, aux travailleurs, de substituer la notion de classe à celle de parti et, en conséquence, d’abandonner les partis et de rallier les syndicats révolutionnaires.
Le syndicalisme ne peut être neutre.
Le fait de proclamer la faillite des partis et de leur substituer les groupements naturels de classe que sont les syndicats, implique la nécessité absolue, pour le syndicalisme, de combattre tous les partis politiques sans exception.
La neutralité des syndicats proclamée par Rachid Malaoui, a été dénoncée, en décembre 2003 et en 23 mai 2004 par le gouvernement algérien par diviser le syndicat avec des faux congres ( boumkhila 2003 et felfoul 2004) vraiment c’ est grave un gouvernement fait tout leur possible pour casser le snapap
Et plus grave la majorité du syndicaliste étaient suspendus ou révoque ou bien poursuit judiciaire
Cette décision, très controversée à l’époque et même a ce moment , même dans nos milieux, n’était pourtant que la conséquence logique de la substitution de la notion de classe à la notion de parti.
Il est à peine besoin d’affirmer que les événements actuels, qui démontrent avec une force accrue la carence totale des partis, nous font une obligation indiscutable, non seulement de rompre la neutralité à l’égard des partis, mais encore d’engager ouvertement la lutte contre eux.
S’il en était autrement, il serait inutile d’avoir prononcé la condamnation de l’Etat, démontré l’incapacité des partis à résoudre les problèmes dont le salut de notre espèce dépend.
La neutralité a donc vécu. On ne manquera pas, certes, d’affirmer encore que c’est une erreur de l’avoir dénoncée.
Il se trouvera encore, même dans nos rangs anarchistes, des camarades pour prétendre que cette attitude nous contraint à n’être jamais qu’un mouvement de secte.
J’ose leur dire que c’est le contraire qui est vrai. Ce ne sont pas des muslmans, el wattanienne ,des radicaux, qu’il s’agit de réunir dans un mouvement de classe, mais des travailleurs en tant que tels.
Nous leur demandons donc de cesser d’être des muslmans, el wattanienne ,des radicaux, réunis dans un groupement voué d’avance à l’impuissance, en raison de la diversité des idées de ses composants – ce qui est bien le cas actuellement – pour devenir des travailleurs, exclusivement des travailleurs aux intérêts concordants.
Nous les prions, en somme, d’abandonner les luttes politiques stériles pour les luttes sociales pratiques et fécondes ; de passer de la constatation de fait à l’action nécessaire ; de, s’unir, sur un terrain solide au lieu de se diviser pour des fictions.
Pour ma part, je considère qu’une telle union, dont la fécondité est certaine, est une chose beaucoup plus facile à réaliser que de choisir le “ bon parti ”, le vrai parti prolétarien, parmi tant d’autres.
Si les travailleurs avaient abandonné les partis à leur sort, s’ils les avaient combattus, ils ne seraient plus les esclaves du Capitalisme.
Depuis longtemps, ils seraient libres et s’ils veulent, réellement le devenir, il importe qu’ils cessent de croire aux vertus des partis dits “ prolétariens ” qui comptent tant de bons et solides bourgeois dans leur sein et n’aspirent qu’à étrangler une révolution qu’ils n’appellent que dans la mesure où ils la savent inévitable.
Tels sont les quelques points, importants à mon avis, qu’il m’a paru nécessaire de traiter dans cette étude volontairement restreinte.
Je n’ai abordé ni les bases ni les principes du notre combat, ni le rôle des syndicats pendant la lutte violente, dans la défense de la révolution, ni les problèmes des échanges et du moyen d’échange, ni celui de la synthèse de classe,
Toutes ces questions ont déjà été traitées de mes camarades surtout mon idole rachid MALAOUI
Houari kaddour 

 

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